x Chαpitre 2o xRαphαël_____« Les rires sont bien là dαns mα tête, il n`y α rien que je regrette . »

x Chαpitre 2o xRαphαël_____« Les rires sont bien là dαns mα tête, il n`y α rien que je regrette . »
*


Olivia monte lentement les escaliers, sentant la peur s'accroître en elle . Une angoisse, mêlée à l'excitation de les revoir bouillonnent dans chaque fibre de son être . Les gardes du corps du groupe s'arrêtent enfin au troisième étage, et longent le couloir luxueux de l'hôtel jusqu'à la porte la plus éloignée .

-C'est là, dit simplement Tobby désignant le numéro 228 .

Elle acquiesce lentement d'un signe de tête, incapable de parler, et les remercie d'un sourire crispé .
Une fois les Vsd partis, elle reste bêtement devant la porte, n'osant frapper . Seule dans ce couloir, avec pour seule compagnie sa propre peur . Quelques minutes semblant une éternité pour Olivia passent .. Pour mettre fin à ce supplice, elle se décide enfin . Trois coups . Un, deux, trois . (soleiiil xD)
La porte s'ouvre soudainement, elle n'a pas le temps de distinguer la personne en face d'elle que celle-ci l'a déjà prise dans ses bras . D'abord par l'odeur si familière, puis par la masse de dreads imposante, elle reconnaît enfin qui la serre dans ses bras .

Olivia (faiblement) : Tooooooom! Tu m'étouffeuh!

Ce dernier desserre enfin l'étreinte, et la dévisage la mine réjouie :

Tom (criant) : Mon écrevisse préférée ! =D Rentre donc !!

Il saisit le sac d'Olivia, puis ferme la porte derrière elle .

-On était justement en train d'appeler le service d'étage pour faire monter des boissons...

Il l'entraîne par la main à travers la suite luxueuse fortement éclairée, et l'emmène vers, visiblement, la partie principale .
Olivia secoue de sa main gauche ses cheveux embarrassée devant la scène qui s'offre à elle .
Bill . Son -ex- Bill . Le Bill qui a fait d'elle ce qu'elle est aujourd'hui, en face d'elle .
Elle se frotte les yeux, comme pour se réveiller d'un mauvais (ou pas) rêve .
Mais non, il est toujours là, assis sur le canapé entre Gustav et Georg .
Ces deux derniers ont détournés la tête à la venue d'Olivia, mais Bill la garde obstinément rivée vers l'écran, comme en profonde réflexion .

Georg (se levant) : Oliviaaaaaaa!!! Waouh t'es belleuh!

(smack smack)

Gustav ( les rejoignant timidement): Ca va ? :)
Olivia (le sourire eux lèvres): Ouiiiiiiii et vouuus? ... Georg, tu t'es coupé les cheveux non ? =O
Georg: Héhé oui... je suis beau hein ? :)
-Disons moins moche qu'avant ;)
- Ah ça m'avait manqué ses fameuses répliques !
Gustav: On revient d'une séance de photoshoot, donc ne t'étonne pas si on est couverts de maquillage!
Bill (froidement) : Salut Olivia.

Olivia . Quel non étrange sortant de sa bouche . Plus de "Ollie" désormais . Ollie c'est du passé visiblement .

Celle ci sourit brièvement, sans s'attarder sur son visage .
Bill se lève agilement , s'approche d'elle jusqu'à n'être plus qu'à quelques centimètres et...
Il lui fait la bise .

"Dire Bonjour lamentable rituel . à aller claquer deux bises mécaniques sur des joues hypocrites qui appartiennent à des cons..." songe t-elle à cet instant . (Hell)

Trois claquements de joues secs .

Bill (la dévisageant d'un air absent): Ça va?
Olivia (faisant de même, mais de façon encore plus hautaine) : Absolument, merveilleusement bien. D'ailleurs pourquoi ça n'irait pas? Et toi comment ça va ?

Tom presse la main d'Olivia d'un geste reconnaissant .

Bill (croisant les bras): Pareil, Ab-so-lu-ment, mer-vei-lleu-se-ment bien .
Olivia (dédaigneuse) : Contente pour toi .

A cet instant la sonnerie de la porte d'entrée retentit, brisant légèrement l'atmosphère électrique qui s'était établis en à peine quelques secondes...

Bill (s'éloignant) : Je vais ouvrir .
Olivia (entre ses dents) : Ouais c'est ça vas-y casse toi ...

Tom fuyant toute tension fait celui qui n'a rien remarqué et entraîne Olivia avec lui sur le canapé ...

-Pfouuuuuuuuu je suis exténué!!! Trop de fans tuent les fans xD

Sa remarque fait rire toute la pièce, redonnant à l'ambiance son allégresse du départ .

-Alors Olivia t'as fais quoi durant ces deux (trois?) longues semaines où on t'as pas vu ?
Gustav (le coupant): En tout cas, ça fait trop plaisir de te revoir ! :D
Olivia (rougissant): A moi aussi si vous saviez ...

Pendant l'absence curieusement prolongée de Bill, ils rattrapèrent le temps perdu en se racontant mutuellement ce qu'ils avaient fais ces deux dernières semaines...
Gustav, Tom, et Georg firent part de leurs anecdotes croustillantes sur ce qu'il s'était passé durant la promotion de leur groupe: interviews, approche avec les Fans, musique, concerts, plateaux tv, les nombreux pays visités etc..
Olivia quant à elle leur raconta son rapprochement avec Thomas, le plaisir à effectuer son travail, tout en évitant soigneusement de faire une quelconque allusion au mal-être dans lequel elle était depuis qu'elle avait quitté l'Allemagne .
Elle fut interrompue par le retour de Bill, qui ramenait un chariot remplis de boissons et de biscuits pour grignoter ...

Tom (levant les sourcils) : T'en a mis du temps... Tu draguais la femme du room service ou quoi?
Bill (sèchement) : Nan j'étais allé fumer une clope ..

Il s'assoit sur le canapé, sur la place restante: à côté d'Olivia . (le hasard fait bien les choses) .

Gustav (se penchant vers les verres) : qui veut quoi?
Georg: Red Bull pour confirmer ce qu'on dit dans les interviews xD

Les garçons éclatent de rire, sauf Olivia qui n'a rien compris..

-Moi du coca ... ajoute t-elle tendue par la présence de Bill à proximité .

Gustav passe le verre remplis de coca frais à Bill, qui le passe à Olivia, qui frôle sans faire exprès les doigts de ce dernier...
A ce contact inattendue, sursautant, elle laisse tomber le verre qui s'écrase lamentablement sur le sol .


Tandis que Olivia pousse un cris de surprise et se lève brusquement pour nettoyer les débris en se répandant d'excuses, Bill fronce les sourcils .
Cette scène lui rappelle vaguement quelque chose, mais il n'arrive pas à se souvenir quoi exactement .

-J'ai déjà vécus ça.. murmure t-il pour lui même ...
-Hein? Frerot tu parles tout seul ? x)
-Nan, c'est juste que je revois cette scène, de verre qui tombe au sol, mais je n'arrive pas à me rappeler où et quand c'était .
Olivia (qui finit d'éponger le sol) : Moi je m'en souviens .

A genoux, relevant une mèche qui barre son front, elle lève les yeux vers Bill,

-C'était en boite à Berlin quand t'étais bourré je sais pas si tu te souviens ... ajoute t'elle gênée en fixant les lèvres de Bill comme hypnotisée.. T'étais assis avec les deux filles et brusquement t'as fais tomber ton verre sur le sol...
-Ah oui merci je me souviens, dit-il froidement .

Puis il se lève brusquement, se dirigeant vers la terrasse .

Tom (embarrassé) : Je reviens ..

Gustav le regarde rejoindre son frère, puis s'approche d'Olivia la prenant dans ses bras...

-T'inquiète pas ça va s'arranger ..
Georg (gravement): Qu'est ce que ça peut être con deux personnes qui s'aiment ...
- Surtout quand elles ne veulent pas le reconnaître .

Au même moment, Tom ouvre la véranda et rentre dans le salon suivit d'un Bill à la mine renfrognée . En rejoignant le canapé, celui ci lance un léger sourire à Olivia, qui ne lui rend pas . Grand bien lui fasse .
Ils burent en blaguant, parlant de tout et de rien . Presque comme avant . Néanmoins c'était différent sur bien des points...

Le contexte . Le cadre . Les liens . & les personnes .


Des adolescents normaux cet été, du moins le vivaient-ils comme si .
Aujourd'hui, des stars à part entière .

-Hééé tu ne nous as jamais vu jouer en live Olivia! Lança Tom d'un air accusateur, en s'empiffrant de chips .
-Attends.. elle n'est pas censée détester notre groupe? Enfin, notre musique ?

Olivia a un petit sourire dans le coin, et c'est d'un ton fier qu'elle leur répond:

-Je ne vous ai pas vu jouer en live tant que groupe . Mais j'ai entendu Tom et.. Bill jouer un titre ... In die nacht il me semble .

Les trois garçons ont les yeux écarquillés en apprenant cette nouvelle . Enfin, Tom lui balance une chips en souriant:

-Vilaine ! J'étais même pas au courant!
-Huu chacun ses petits secrets (a)
-Donc tu aimes ce qu'on fait? Lui demande Gustav visiblement réjouis par cette nouvelle ..
--On ne le savait même pas ! C'est génial les mecs on est irrésistibles ! :p

Olivia regarde furtivement Bill . Lui seul savait qu'elle avait écouté leur musique, et combien elle l'avait adoré .
-C'est Bill qui m'avait demandé d'arrêter avec les préjugés . Et pour une fois, il a eu raison..
-Ouais, pour une fois comme tu dis xD

Bill garde son mutisme intact, chose inhabituelle chez lui de nature, mais pourtant si fréquente ces derniers temps .
Georg se lève d'un seul coup et dit d'un ton ironique:
-Tiens, David qui m'appelle, ça faisait longtemps... Je reviens... (il s'éloigne une minute et rejoint le salon) Il demande si vous voulez sortir boire un verre ... ?
-Génial! Moi je suis partant !
-Oh ... ajouta Olivia.. Je rentre alors..
-Non tu viens avec nous, informa Georg avec un clin d'oeil. David me l'a proposé de lui même . Je crois même qu'il a invité ton patron .
-Oh c'est génial alors! =)
- Je n'ai pas très envie de venir... annonce Bill fermement .

Tom lui lance un regard noir .
-Bill, t'es mon frère mais qu'est ce que tu peux être con quand tu t'y mets --'
-Quoi? Qu'est ce que t'as dis ? Je suis crevé .. il est où le mal ?

Tom se dirige vers la porte d'entrée, ouvre un tiroir et revient vers la table .
- Y'a que tout à l'heure j'ai réparé ta lâcheté, mais j'ai pas envie de devoir recommencer .

Bill se lève à son tour les poings serrés .
Tom l'ignore, et tend une paire de lunettes noires à Olivia .

-Comme au bon vieux temps on dirait ;)
-Tom, je ne viens pas. Passez une bonne soirée .

Bill étouffe un bâillement et s`avance vers la sortie d'un pas déterminé .

-Bill, siffle Tom tel un avertissement .

Ce dernier ce retourne brusquement .
-Quoi? Je t'avais dis de ne pas l'appeler à ma place mais tu l'as fais ! Donc sors ce soir à ma place puisque tu as l'air d'aimer ça !
Puis, il tourne les talons .

Gustav et Georg restent silencieux sachant que lors des disputes entre les jumeaux, si rares soient-elle, il ne vaut mieux pas s'interposer .
Mais pour Olivia, ce n'est pas une raison valable . Elle se met debout, les traits déformés par la colère et rattrape Bill ..
-Reste c'est bon ... Puisque c'est moi qui m'en vais tu peux y aller !
-Non Olivia tu viens avec nous! Et Bill aussi! Putain mais regardez vous un peu! C'est ridicule, ça peut plus durer !
-Tom tais toi!
-Non c'est toi qui te taire, tu vas m'écouter un peu ...

Tom plante son doigt dans la poitrine de Bill, d'un geste accusateur .
-... Olivia est aussi notre amie, arrête de faire ton égoïste! Surtout que je ne sais même pas pourquoi tu lui fais la gueule, ça me dépasse !
-Tom, le problème ne vient pas que de lui, mais de moi aussi . J'ai pas envie de le voir non plus . Sauf que contrairement à lui, je fais avec et je prends sur moi..
-C'est TOI qui vient gratter avec nous je te signale ..
-Oh! Et c'est moi qui t'ai appelé peut-être ?

Là dessus Olivia marquant un point, Bill se tait et d'un air exaspéré croise ses bras .
-Bon je viens, mais ne m'adresse pas la parole !
-Comme si l'idée m'avait effleuré l'esprit!

[ Point de vue d'Olivia]


*


Le trajet se déroule sans encombre, je ris, je participe aux conversations, je souris .
Mais putain j'ai mal au c½ur .
Sa présence à mes cotés, comme si je pouvais l'ignorer . Ignorer celui qui a encombré mes pensées ce mois dernier. Celui que j'ai tenté d'oublier, sans succès .
Bill.
Je me laisse entraîner telle une automate à l'intérieur du club .
Je découvre à ma grande surprise une salle blanche et rose, au style rétro, j'aime . Ca change des endroits qu'on avait pris l'habitude de fréquenter genre "Coke, electro, fric" .
Ici, c'est classe . Sobre . Au fond de la salle, j'aperçois Thomas en compagnie de David, et de son équipe, je ne connais pas leur nom . Nous nous approchons d'eux pour les saluer .

Thomas: Ça va Olivia?
Moi (esquissant un sourire) : Oui oui ...
Thomas (fronçant les sourcils): On en reparlera plus tard ...

Je dis bonjour à David d'un signe de tête, voulant fuir sa présence le plus vite possible, car il me rappelle trop l'entretien avec la journaliste que nous avions eu Bill et moi .
D'ailleurs, il est où ce con?
Il tient déjà un verre à la main et parle à une inconnue . Il rit, et remonte les manches de sa veste en cuir noire . C'est là que je le vois .
J'écarquille les yeux, et ne peux m'empêcher de plus m'approcher .
Est ce un tatouage que je vois sur son bras droit?
Affreux .
Je n'étais même pas au courant... Un fossé s'est établis inévitablement entre nous .
Je ne saurai dire ni pourquoi ni comment, mais je me retrouve les larmes aux yeux.


____________ Puisqu'on va reprendre la route ...

Un vertige .

Je m'assois sur une des banquettes spacieuses, et bois une gorgée du verre que l'on vient de m'apporter . Je n'en ressens même pas le goût .
J'ai perdu le goût de la vie depuis un mois, alors celui d'un liquide non merci .
Il s'assoit à ma gauche . Je sais que c'est lui sans même regarder . Il a toujours eu le don de venir perturber mon espace vital sans avoir été invité .
Je me déteste quand je suis comme ça .
Lorsque je ne maîtrise plus mes émotions .
Depuis des semaines je ne contrôle plus mon âme, comme si l'ancienne Olivia était restée en Allemagne avec eux .
J'avais cet espoir qu'en les retrouvant , je me retrouverai aussi, mais non .
Peut-être que ça ne tient que lorsque l'on y croit, et actuellement, je ne crois en rien .
Dans la logique des choses, en venant s'asseoir à coté de moi, Bill devrait prendre la parole, mais non . Juste ce silence .
Parle, parle, dis quelque chose . Parle moi Bordel .
Je l'observe du coin de l'½il fouiller dans sa poche et saisir son paquet de cigarette . En sortir une, et l'allumer de sa façon si particulière . Les joues creuses.

-Tu vois cette cigarette qui se consume?
-Oui.

Un oui ferme, qui veut dire plus qu'il en a l'air .
Il pourrait dire n'importe quoi, je l'écouterai, buvant son flot de paroles, pour bien m'imprégner du fait qu'il soit réellement devant moi .
En chair et en os .

-Et bien rien..

Il aspire une taffe et recrache la fumée dans mon visage . Je voudrai le tuer à l'instant même .

Le gifler puis l'embrasser .
Lui cracher des mots d'amour .

- Rien . Je me lève, je me fait maquiller, je vais répondre aux questions cons des journalistes . Je pose . Je souris devant les cameras . Je signe des autographes . J'écoute les fans me disant ô combien je les aide, combien je suis un être exceptionnel . Je chante . Je compose . Je monte sur scène . L'adrénaline coule toujours dans mes veines . Un Tel amour que l'on nous porte . J'aimerai leur gueuler à ces fans qu'elles se noient sous des illusions .
Je me dis après que ça m'est égal . Puis je me dis que peut-être que je le rêve tout ça, que c'est un songe, qu'un jour je vais me réveiller et que ma célébrité aura fondue comme neige au soleil .


Je ferme les yeux, passant mon visage dans les mains . Que puis je dire?

-Ce que je fais là, je ne sais pas .
Un jour je sais , l'autre non .
Je suis paumé .
J'aime la musique, j'aime mes fans plus que tout au monde, je vis un rêve tous les jours .
Mais j'ai l'impression de foncer droit dans un mur, de longer un couloir long et sombre .
Au bout, il y a la lumière, j'y ai goûté un instant, et puis elle m'a échappé .


. . .

Aujourd'hui je la hais cette lumière, car elle m'aveugle . Elle m'empêche d'avoir l'esprit clair . Cette lumière tu vois de quoi je veux parler?

Il écrase sa cigarette d'un geste brusque et s'approche si près de moi que nos deux nez se frolent presque .

-Elle me rend fou cette lumière, je dois lui échapper ...

Il murmure sa phrase dans mon oreille, je ne bouge pas, figée .
Un air glacé s'est emparé de moi.
Cette lumière je crois comprendre de quoi il veut parler, mais je m'y refuse .

Je recule mes fesses de la banquette pour établir une distance respectable entre Bill et moi .

-Non je ne vois pas de quoi tu veux parler ... dis je d'un ton sec .
-HA! Il ricane d' un air dément qui me fait peur . Tu ne vois donc pas ?

Il saisit mon verre et y boit une gorgée . Théâtralement il le repose d'un geste brusque puis s'éloigne de la table, me laissant seule et complètement paumée .

___________________ Mais il l'était plus encore .



______________________________________________________ *


Je rejoins Tom au bar, et pose ma tête contre ma main .

-Pourquoi il est venu me dire tout ça?

Tom me regarde passe ses bras autour de ma taille affectueusement . Putain, heureusement qu'il est là lui .
-Il t'as dis quoi?
-Il m'as parlé de son avenir dans Tokio Hotel... Puis.. je ne sais pas c'était pas très clair .

La lumière, c'est moi dont il veut parler, j'en suis sure . Pourquoi je refuse d'accepter cette vérité ?

-Laisse le.. depuis quelque temps il se comporte étrangement..

Voyant que, mélancoliquement, mon regard dérive vers le vide, il ajoute:
-Tu sais il voulait vraiment te voir, il a essayé de t'appeler, mais je pense qu'il a compris au dernier moment que ce serait peut-être une erreur .

-"Une erreur", pourquoi?

« Aujourd'hui je la hais cette lumière, car elle m'aveugle .»

Tom hausse les épaules, et mord son piercing à la lèvre .

-Je l'ignore . Il pense que c'est une erreur, mais en est ce une en vraie? N'est ce pas une erreur plutôt de vous empêcher de vous voir?

-Pourquoi tu me poses la question? Comme si j'en connaissais la réponse ...

Je soupire et passe fébrilement ma main dans les dreadlocks de Tom .

Tom est tellement plus simple . Il prend les événements comme ils viennent .
Alors que Bill lui, complique toujours tout .

__________ On s'est bien trouvé ce con et moi .





- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
& Oui déjà la Souiiite . Je sais c'est rapide, mais je m'en fou x'D
Je ne serrai probablement pas là du week-end, fête oblige hihi .

Clip de 1ooo Meere Magnifique .

Tea Hache auw MTV Awards .
Bill so sexy dans sa veste pailletée sous la Flotte . (ironie ^^ ) ( & on oublie ceux qui huent hein --)

Je le dis pas souvent mais putain :

Georg . Tom . Gustav . Bill . Merci .

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 22:07

Modifié le mardi 23 juin 2009 18:41

Chαpitre 21 . Killerpilze .___ « Est-ce que ji rêvé, je ne sαis plus très bien.. »

Chαpitre 21 . Killerpilze .___ « Est-ce que j`αi rêvé, je ne sαis plus très bien.. »


______________
Je sαis qu'il existe un chemin pour oublier ...


Je me sens ailleurs .

-Tom...
-Humpf?
-Enlève ta main de ma cuisse, Bill nous fixe ...
-Ah .

Il dégage sa main qu'il avait posé nonchalamment et tourne sa tête pour distinguer à travers la pièce enfumée son jumeau . Bill est assis en compagnie de David et des autres, mais son regard est braqué sur nous . Un regard qui me donne la chair de poule .

Tom (fort) : Non tout compte fait, elle était très bien ma main là où elle était ...
Moi (paniquée) : Tom qu'est ce que tu ..
Tom (dans mon oreille) : Laisse moi faire veux tu et regarde bien mon con de frère...

Tandis que je sens la main de Tom remonter le long de ma cuisse, je guette discrètement la réaction de Bill . Celui ci assiste à l'étrange scène entre Tom et moi d'un ½il mauvais . J'ai l'impression que le verre qu'il tient entre ses mains va exploser d'un moment à l'autre .

-Tom (la tête penchée vers moi) : Alors ?
-Moi: (troublée) : Il n'a pas l'air d'apprécier ..
- Tant mieux . Il n'a toujours pas bougé son maigre cul pour venir jusqu'ici?
- non ...
-Bon on va employer les grands moyens alors ...

Je reste figée sur le tabouret et crispe mes deux mains glacées . Nerveuse quoi.
Tom qui avait sa main gauche sur ma cuisse, passe son autre main autour de ma taille, de façon à ce que je sois totalement sous son emprise .
Bill assistant à la scène de derrière à quelques mètres a le temps de s'imaginer le pire sur ce que Tom et moi sommes en train de faire .

Justement. __ Celui ci me fixe de ses grands yeux noisettes . Je m'y fonds dedans et sens la tension monter . La chaleur aussi . Je n'ose esquisser un mouvement, même pas un battement de cils . Tom penche son visage vers la gauche, je distingue son piercing à même pas un centimètre de mon oeil droit .
Tel un pantin qu'il a entre ses mains je le laisse me guider de ses mains expertes . Pourquoi je ne bouge pas putain?
Je ferme les yeux, par peur peut-être, de ce qui va suivre . Ou de ce qui est censé suivre .
De ce que Bill est censé croire .

Un chuchotement qui cαresse mon oreille & réchαuffe mon âme .

-Il se lève ...

Je retiens ma respiration, attendant et redoutant à la fois .

-Il ne vient pas vers nous ...Il va dans une autre pièce... merde !

Tom relâche brusquement mon étreinte, j'ai la tête qui tourne . Je me sens penaude, et arrange mes cheveux en évitant son regard .

Faîtes que je n'ai pas le visage rouge, s'il vous plait ..

Mais trop tαrd . Tom se lève et passe sa main dans mes cheveux, un sourire moqueur plaqué sur son beau visage .

-Olivia?
Moi (tête baissée) : Oui?
Tom (riant) Tu portes bien ton surnom d'écrevisse ... xD
Moi (souriant) : Pffff n'importe quoi toi vraiment ...
-Ce n'est que la vérité ..
-Peut-être . Mais y'a plus important tu ne crois pas?
-Si ...

Il reprend son sérieux et laisse passer une fille qui danse en soutien-gorge ..
-Mmm.
-Tom !
-Oui, donc ... Dans mon super plan Bill devait venir mais bon monsieur faut toujours qu'il ne fasse jamais comme les autres ..
-Et donc?
-Donc soit je vais le voir, soit toi .
-Et?

Il lève les yeux et me regarde d'un air αbsent . J'observe sa pomme d'Adam faire des vas et vient . Signe de nervosité sans doute, je ne suis pas la seule, çα fait plaisir . Hum .

-Bonne question .

Il tape dans ses mains et boit cul sec son verre et s'essuyαnt avec sα large manche .

-Faut le rendre jaloux tu comprends? Donc si on y va, c'est ensemble .

-Quoi? Mais tu viens de dire à l'instant que ..

Tom (me prenant par la main d'un air grave) : Ecoute, depuis Août Bill est devenu insupportable . Tu veux ma mort ou quoi? Je suis prêt à tout pour que putain vous soyez ENFIN ensemble ...

Moi (levant un sourcil) : AH je comprends mieux, c'est plus pour toi que tu fais ça que pour moi en fait ...

-Arrête, dit-il en lâchant ma main . Plus jamais, plus jamais ne doute de mon amitié, d'accord?

Il pose son index sur mes lèvres d'un αir qui m'impressionne .

-Oui . Je soupire, et reprend sa main en le guidant vers le patio . Désolée, mais avoue que tu t'exprimes mal aussi ...

Tom (me donnant un coup de coude) : Mais tu vas arrêter de parler comme ça au grand Tom Kaulitz !
Moi (riant) : Aie! Non mais depuis quand on frappe les filles?
-Depuis que celles ci se montrent impertinentes !

J'ouvre la porte et main dans la main, nous nous frayons un chemin à travers la foule qui danse un zouk endiablé .
-On danse écrevisse?

Je me retourne toisant Tom de haut, jusqu'à esquisser une grimace car un couple vient de m'écraser les pieds. Bordeldemerde.

-Désolé, je danse pas avec ceux qui portent des pyjamas en guise de fringue, j'ai une réputation à tenir vois tu ...


________________ Please Don't Stop the Music ...

-Quoique tout compte fait, j'aime beaucoup cette chanson donc... Tom?

Introuvable .

-Tomeuh? Je répète m'attendant presque à le voir surgir de nulle part .

Je bouscule les gens sur la piste de danse et essais de retrouver mon chemin , repoussant au passage les garçons qui ne manquant pas de culot osent me faire du rentre dedans . Je contourne un palmier (décoration vraiment bizarre pour ce patio T_T), évite un bras qui se balance au rythme du refrain, enjambe une bouteille de champagne fracassée sur le sol quand..

* BOUM *


-Moi (Me frottant les yeux encore sous le choc) : Aie !
-On dit pardon quand on rentre dans les gens ...

Cette voix ohmeingott. Je lève la tête .

-Bill?

Mais celui ci s'était déjà éloigné ...

-Putain .

Je garde l'½il sur lui, et part à sa poursuite sans trop savoir pourquoi ..
Je distingue la touffe de Bill, et c'est essoufflée que je le rattrape enfin .

Moi (lui agrippant le bras) : Hep!

Bill se retourne enfin, levant les yeux au ciel, et me repousse brusquement, me faisant vaciller .

-Casse toi rejoindre Tom!

Je ne dis rien, encore hébétée par le vent phénoménal que je viens de me prendre, et surprise devant sa violence . Je n'ose lever la tête et croiser son regard. Mais avec lui c'est toujours pareil, cette putain d'attraction qui me pousse malgré moi à lever les yeux et admirer son visage .

Mais cette fois-ci c'est différent .

Ses yeux sont rouges, complètement défoncés je dirαi même .


[...]


Je reste comme ça immobile, sans trop savoir quoi faire . Je me mords les lèvres .

- Bon . Tu fais quoi toute seule? Me demande t'il sarcastique . Tom embrasse mal donc tu es partis en courant?
-Pffff ce que tu peux être con, dis-je sans pouvoir m'en empêcher. Viens avec moi là-bas, je montre du doigt une table et une banquette vide éloignées de la musique, il faut que je te parle.

J'attrape la manche de sa veste en cuir et l'entraîne d'un pas déterminé .

Pαr où commencer ? Mensonge ou vérité?

J'ébouriffe mes cheveux comme toujours lorsque je ne sais pas quoi faire et prends ma respiration .

-Chut . Il pose un doigt sur mes lèvres. Tu entends les applaudissements? Les gens ne sont là que pour moi, ils m'acclament...
-Hein? Qu'est ce que tu racontes?

Je fronce les sourcils . Putain, si seulement j'avais moins mal à la tête, j'aurais les idées plus claires..
Bill regαrde à gauche et à droite et éclate de rire soudainement me faisant sursauter .

-Merci, merci ... Hihihi Ollie tu les entends comme elles scandent mon nom . Oui oui !
-Bill..
-Chut! Ecoute les crier ! Ce n'est ni Gustav, ni Georg, ni Tom, et surtout pas lui, qu'elles acclament ! Mais MOI ... BILL KAULITZ CHANTEUR DE TOKIO HOTEL!!! Yeaaah!

Moi (d'une voix suppliante) : Bill parle plus doucement s'il te plaît... Qu'est ce qui te prends tout à coup? Il n'y a personne qui crie, tu m'entends? PERSONNE!

Je sens des larmes perler mes yeux, j'ai peur... Bill n'est pas dans son état normal, je ne sais pas ce qui lui arrive mais ..
Je me redresse sur la banquette et prends ses mains, m'attendant à être repoussée, mais non .

Moi (Chuchotant comme à un gamin de 5 ans) : Bill regarde moi .

Celui-ci légèrement plus calme s'exécute et lève ses grand yeux fardés de noirs vers moi .
Ils sont injectés de sang.

Moi (paniquée) : Qu'est ce que tu as pris?
Bill (les yeux dans le vague): C'est une belle nuit aujourd'hui, l'idéal pour un concert ...
Moi (le secouant) : Arrête ! On est en boite à Paris ... Tu sais comment je m'appelle ?
Bill (les yeux se révulsant) : Oui.. Tu es ma Ollie ...

Je respire un bon coup, tentant de retrouver le calme et pouvoir réfléchir ... Je devrais aller chercher Tom, mais je ne peux pas laisser Bill tout seul ...

Je saisis un mouchoir et le mouille avec la bouteille posée sur la table...
L'eau fraîche lui ferra du bien, enfin j'espère .
Malgrè la gravité de la situation, je ne peux m'empêcher d'admirer la pureté de ses traits en passant l'eau fraîche sur son visage...

Moi (versant une larme) : Mais qu'est ce que tu as pris putain t'es qu'un con ...

Bill semble retrouver ses esprits, mais est toujours dans cet état particulier .

-Elles ont arrêté de crier pourquoi?
-Bill viens, on retourne à l'intérieur ..
-Dis leur de continuer à applaudir, de ne pas s'arrêter ..
-Lève toi, donne moi la main..
.-Dis leur de crier, de faire le plus de bruit possible, Ollie dis leur, DIS LEUR!

Il s'agrippe à mon tee-shirt et me jette un regard implorant . Je ne dis rien, sentant à nouveau la panique gagner chaque fibre de mon être . Soudain, il se lève, et se met face à moi, mettant ses deux bras sur mes hanches et approchant sa bouche de mon oreille ...

-Tu m'aimes?

__________________ Une étincelle ...

Je fronce les sourcils, sentant mon c½ur battre frénétiquement contre ma poitrine .

-Je ... c'est pas le moment, tu n'es pas dans ton état normal . Et n'oublie pas, tu es censé me détester .

-Réponds à ma question .

Son regard est dur, et il me serre fort le bras . Trop fort .
Je lève les yeux et le dévisαge:

-Lâche moi ...
-Réponds à...
-A ton avis?

Je le repousse brutalement sans m'en rendre compte . J'ignorai avoir une telle force .

-Non, la réponse est non, j'ajoute refoulant les larmes qui menacent d'apparaître à nouveau . Viens avec moi s'il te plaît. ..

Il me tend la main docilement, ses traits sont tirés et il est si blanc que je me demande s'il ne va pas vomir à l'instant qui suit . Je le guide à travers la foule qui a augmenté entre temps, lorsque je distingue enfin les dreads de Tom un peu plus loin vers la droite .

Moi (criant): Tom ! Par ici !

Ce dernier semble me chercher et se retourne directement dès que je l'αppelle .

Tom (s'approchant vers moi essoufflé) : Ah tu es là! Putain je ne te retrouvais plus... Tu étais où?
Moi (d'un air grave) : On a un problème, ton frère ...

Je presse ma main gauche pour forcer Bill à s'approcher ...

-Ah tu l'as retrouvé et vous vous tenez la main alors tout est arrangé! Dit-il. Puis, s'apercevant de l'état de Bill. Qu'est ce qui c'est passé?

Tom vacille un instant, se redresse, puis s'approche de son jumeau d'un air inquiet...

-Lâche moi Tom, elles sont là pour moi, pas pour toi ! Tu as vu comment elles sont hystériques? Ecoute les crier ..

Tom (me regardant l'ai effaré) : Mais qu'est ce qu'il raconte? C'est qui "elles?"
Moi (secouant la tête) : Aucune idée, je m'inquiète, et s'il avait pris de ...
-La drogue? Non c'est pas du tout son genre...

Il fixe son jumeau comme s'il le voyait pour la première fois, puis, semblant reprendre ses esprits, il ajoute:
-Dépêchons nous de l'emmener à David pour voir ce qu'on doit faire .



[Plus Tard . Chambre de L'Hotel . Vendredi 14 Septembre, 4 heures du matin . ]


- Je te dis que c'est pas le style de Bill de prendre de la drogue !

-Alors tu m'explique pourquoi il est dans cet état?

-Chuuut il se réveille je crois ...

Georg et Gustav cessèrent de se disputer pour observer le malade qui se réveillait enfin ...

Bill (se frottant les yeux) : Où ... où suis je?

Tom (s'asseyant auprès de lui) : A la chambre d'hôtel, frérot . Notre chambre .

-Ah...

-Tu te rappelles de quoique ce soit ou pas? Demandai-je en lui tendant un verre et un cachet .

Bill (se mettant la tête dans les mains) : Non... Enfin si... de la boite, de...

Il se redresse soudain, me jetant un regard meurtrier .. Il se souvient juste de la scène de Tom et moi avec ma chance .
Vive la mémoire sélective .

-Quoi? Pourquoi tu fais cette tête Bill? Tu te rappelle de qui c'est qui t'as mis ce truc bizarre dans ton verre?

-Hein? C'est quoi cette histoire de verre?

-Il se rappelle juste d'une scène qu'il ne va pas raconter vaut mieux pour lui ... On va te laisser te reposer Bill, nous aussi on en a besoin d'ailleurs ..

-Pourquoi vous n'êtes pas allés dormir?

-On attendait d'être sur que tout allait bien .

-Oh merci les gars .

Tom (fermant la porte derrière lui): Oh et remercie Olivia aussi c'est elle qui t'épongeait le front et qui..

Moi (lui donnant un coup): Chuuut !

Tom (se tenant la côte, grimaçant) : Ah oui ... bon j'oubliais, quand tu te sentiras mieux, appelle David, il veut absolument te parler.

Bill (d'une voix pâteuse): D'accord merci ..

Je laissais Tom fermait la porte, quelque peu vexée par le manque de reconnaissance de la part de Bill quand :
-Attends !

Tom (se tournant vers moi d'un sourire vicieux): Je crois que c'est pour toi ...

D'une main tremblante, je baisse la poignée, et rentre à nouveau dans la pièce que je venais de quitter quelques secondes plus tôt:
-Oui?
-Je veux te parler viens ...

Silencieusement, je m'αpproche , et m'αssois sur le lit veillαnt bien à ne pαs le frôler ..

Bill (grave): Tu sors avec Tom?
Moi (surprise): Qu..quoi?
Bill (soupirant) : Tu sais je suis peut-être naïf, mais pas aveugle ..
Moi (plissant des yeux) : Ecoute, après l'accident qui c'est passé en boite, la peur que tu m'as fait, comment peux tu parler de ce qui c'est passé entre Tom et moi?

-Car pour moi c'est important..
-Moins important que ce qui t'est arrivé en tout cas .
-Je ne m'en souviens pas...

Je me redresse en colère... Je le regαrde droit dans les yeux, le défiαnt de me contredire ..

-Mais mon cher, il va bien falloir que si tu t'en souviennes... Car il se trouve que tu n'étais pas du tout dans ton état normal.. Soit tu as pris de la drogue, soit quelqu'un t'en a mis dans ton verre, et c'est encore plus grave ..

Bill enfouit sa tête dαns l'oreiller, comme s'il refusαit d'entendre ce que j'αi à lui dire ...

- J'ai rien pris, dit-il enfin d'une voix cassée... Je t'assure.. Je me sentais bizarre, mais déjà quand je suis venus te parler.. avant que tu embrasses Tom ...

-Je te crois ... va falloir que tu expliques en détail à David ce que tu as fais de la soirée, avec qui, et où tu étais... C'est le seul moyen pour identifier qui t'a mis cette merde dans ton verre ...
-Je ne sais même plus combien de verre j'ai bu...

Il enfouit la tête dans ses mains, puis lève vers moi des yeux désespérés.. Je ne peux m'empêcher de sentir accroître en moi cette envie de le prendre dans mes bras et de le réconforter .

Se retenir, garder la tête froide . Encore et toujours, faire semblant .

-En tout cas, pour quelqu'un qui ne voulait pas passer la soirée avec moi, tu as fais tout le contraire ...

Méchαnte . Coup bαs.
_______________________ Oh & puis merde, il l'α bien mérité .

Bill (fronçant les sourcils) : Tom m'a dit que c'était toi qui m'avait aidé de toute la soirée.. qu'est ce qui c'est passé?

Que dire?

Moi (vague): Rien d'important ...
Bill (souriant maladroitement) : En tout cas merci, même si je ne sais plus ce qui c'est passé..

Je suis mal à l'aise . Depuis le temps, je m'étais habitué au fait que je ne le reverrai probablement plus jamais, et voici que je suis assise sur le même lit que le grand BillKaulitzwaouh .
Comme si j'en avais quelque chose à foutre que ce soit "Bill Kaulitz le chanteur" . C'est le fait que ce soit Bill, le vrai, celui de mon été, le mien oui, qui me gêne . Le retrouver un peu ce soir, sans sa carapace .
Ca faisait si longtemps . Dire que ça m'avait manqué serait un euphémisme .

Moi (hésitant): Tu te souviens de notre première rencontre?
Bill (vivement): Ça oui, je me souviens, comment oublier?
Moi (nostalgique): Tu as été là pour moi alors qu'on ne se connaissait pas.. Puis en boite quand tu étais bourré, cette fois c'était à mon tour de t'aider..
Bill (lointain): Oui...
Moi (ferme): Alors dis toi juste que la soirée d'hier était dans la continuation ...
Bill (me souriant les yeux pétillants): Alors si je comprends bien le prochain à aider c'est moi. (Rigolant)_________________________________ Bois vite un coup que je cesse de me sentir inférieur un peu..
Moi (riant avec lui) : Que tu crois.. Je m'empêcherai de boire, exprès pour ne pas que tu aies l'occasion de frimer en disant m'avoir "sauvé"..

Je me lève, titubant légèrement de fαtigue, quand je sens la main de Bill m'agripper fermement le bras pour me retenir .

- Aïe..

Je tourne la tête en grimaçant de douleur vers Bill, celui-ci lâche mon bras et le fixe en fronçant les sourcils...

-Tu a un bleu, qui t'a fais ça?
-Personne, je murmure en baissant la tête.
-Dis moi...

Mais je ne réponds pas, trop embarrassée . Je sens son regard insister, me poussant à lui avouer, mais je redoute sa réaction .

-Ollie, qui t'as fais ça?

Le fait qu'il utilise "Ollie" est ce qui m'a sans nul doute le plus persuadé à lui avouer . Je me retourne vers lui le défiant du regard..

-C'est toi .

Deux simple mots . ____________ Bill bαisse la tête, et me prend la main en tremblant . Il ne dit rien, parce-qu'il n'y a rien à ajouter sans doute .

-Désolé.. Je t'ai fais ça hier soir?
-Oui..

Comme un murmure... Au fil du temps, au gré du vent,poussière d'étoile,voyage au coeur des sentiments...

Il lâche ma main délicatement . Ce contact m'avait manqué . Je suis dans le flou total, sans savoir si nous devons nous ignorer, nous détester . Il reste une hypothèse envisageable, mais je n'ai nullement le courage de la mentionner .

-Tu sais, je respecte le fait que Tom et toi soyez ensemble, vraiment . Je suis jaloux c'est vrai, mais tu mérites le bonheur . Je n'ai pas pu ou su te le donner, j'espère que mon jumeau saura mieux s'y prendre..

Je me lève, et le regarde une dernière fois . Mais quel con, j'hallucine. Comment peut-il oser croire que Tom et moi sommes vraiment ensemble?

- Pour ce que je t'ai fais au bras, je m'en veux terriblement . Mais je t'avoue que j'aurai du mal à te parler en sachant que maintenant t'es avec mon frère, donc le prends pas mal si je t'ignore dans les jours qui suivent .. Il n`y a rien contre toi personnellement, je te rassure.

J'ai presque envie d'éclater de rire devant l'hypocrisie de la situation . Alors là, son petit discours, plus con tu meurs. En tout cas, il mérite un oscar lui ... "Y'a rien contre toi" non mais bien sur ..
Il veut jouer à ça? On va y jouer .

-Merci, je m'exclame d'une voix -faussement- enjouée et lui lançant un sourire . Ça me fait tellement plaisir que tu le prennes comme ça! Et puis je comprends si tu préfères pas trop me parler dans les jours qui suivent.. De toute façon j'aurai Tom..

J'insiste bien sur le prénom de son frère, ponctué d'un de mes sourires les plus forcés que j'ai jamais fais de ma vie . __________ Prends toi ça dans la gueule connαrd .

Bill me rend le sourire focul que je viens de lui lancer, tel deux acteurs ridicules so happy par la tournure des événements nous nous disons au revoir . Je me dirige vers la porte, l'ouvre et me retourne une dernière fois, un sourire diαbolique peut se lire sur mon visage .

-Tu sais ta question de hier soir quand tu délirais sous l'effet de la drogue..? Je t'ai répondu "non" . En vrai la réponse était oui, mais tu as tout gâché .

Et c'est avec délectαtion que je referme la porte sur un Bill interloqué.

Clac .


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Huhu, je me suis couchée tard deux nuits de suite pour écrire ce putain de long & nul chapitre --'
Je voulαis dire que les TH étαient vraiment à Pαris lors de cette période de Septembre, je me bαse sur des faits chronologiques réels, mais pαrcontre ils n'étαient pαs en boite, ça c'est fictif hein ^^

Les vacances de Toussαint sont terminées (snif), elles étαient excellentes pour ma pαrt, j'espère que pour vous αussi : ) Merci à toutes
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# Posté le lundi 05 novembre 2007 19:56

Modifié le mardi 23 juin 2009 18:41

Chαpitre 22.Simple plan. Untitled <3J'essαis de fαire sortir un son, mais personne ne m'entend.Je glisse sur le bord. Je ne tiens qu'à un fil .Je veux tout recommencer...*& je ne peux pαs expliquer ce qui est arrivé,je ne peux pαs effαcer les choses que j'αi fαite... ----- Simple Plan .____

Chαpitre 22.Simple plan. Untitled <3J'essαis de fαire sortir un son, mais personne ne m'entend.Je glisse sur le bord. Je ne tiens qu'à un fil .Je veux tout recommencer...*& je ne peux pαs expliquer ce qui est arrivé,je ne peux pαs effαcer les choses que j'αi fαite... ♪----- Simple Plan .____
Point de vue B i l l .

______ Clac .


Lα porte se ferme brutαlement . Je lα fixe pendαnt quelques minutes, sαns bouger .
Un tourbillon de pensées m'envαhit, glαçαnt mα rαison .
Une rαge inexplicable monte en moi sans que je ne puisse la contrôler . Je n'arrive pas à me calmer, me lève difficilement du lit à cause de mon mal de tête, et arpente la pièce qui me sert de chambre, tournant en rond . Je réfléchis à tout ce qui arrive, tout qui s'écroule .
Tom et Oliviα ensemble .
Non .
Cette simple idée est impossible, tout simplement car mon jumeau ne me ferrait jamais, jamais ça . Mais pourtant en Août lors du jeu de vérité, n'avait pas t-il répliqué à Désirée qu'il avait déjà envisagé de se mettre avec Olivia la première fois qu'il l'avait vu?
Comme avec toutes les filles jolies, αvait-il répondu . J'ai toujours été le maître du jeu .

Cette impression que tout va éclαter dans ma tête . D'avαncer à reculons . Je sαisis le verre d'eau posé sur la table de chevet, et m'efforce d'en boire son contenu . Je tremble tellement que j'en renverse sur le tapis luxueux de l'Hôtel . J'avαle de travers . M'étouffe .
Je me calme, m'efforce de respirer cαlmement .

Flou . Vide . Brouillard .

Trois mots qualifiαnt pαrfαitement ce qu'il me reste de cette soirée . Souvenirs brumeux .
Quelqu'un α essayé de me droguer . Qui? Pourquoi? Comment ?
Se torturer mentαlement, jusqu'à trouver une réponse à toutes ces questions ...

Non, je m'y refuse .
Je préfère ne plus y penser, que d'en crever .
Et Olivia, qu'αvait-elle dit en fermant la porte? Je pose le verre frais contre mon front, espérant atténuer ma fièvre, et ainsi éclαircir mes souvenirs .

"Tu sais ta question de hier soir quand tu délirais sous l'effet de la drogue..? Je t'ai répondu "non" . En vrai la réponse était oui, mais tu as tout gâché ."

"Lα" question ... Mais quelle question ai-je bien pu lui poser dans l'étαt dans lequel j'étais? Pourrαi-je seulement m'en rappeler?
__ Non .
Je ferme les yeux, pour me concentrer . Que vois-je?
Rien, rien, rien .
Plus par envie de faire du bruit, que par colère, je saisis le verre et le jette violemment contre le mur . Eclats .
Le bruit de verre cassé me procure une sensαtion étrαnge, que je ne pourrαi expliquer .
Je continue de fixer les dégâts sentant comme une αtmosphère électrique planer tout autour de moi .
Personne ne rentre dans ma chαmbre pour savoir quelle est l'origine de ce bruit .
Je suis seul . Tout comme ce verre, brisé .


[ Lendemαin. Vendredi 14 Septembre. ]



Si la nuit fut courte et αgitée, le réveil fut pire . Toute l'équipe se prépαrα en silence, avec de gestes maladroits à cause du manque de sommeil .
A onze heures, le groupe, la mαquilleuse, l'attachée de presse, les VSD, David, en soit toute la famille de Tokio Hotel, étaient prêts pour partir en direction du plateau du grand journal . Olivia mit son manteαu, enfouit son nez dans son écharpe, comptant rentrer chez elle, quand Tom lui prit le bras lui annonça qu'elle venait avec eux .
Aux alentours de une heure ils allèrent manger un morceau, dans une atmosphère quelque peu... bizαrre . Ayαnt déjà répétés sur le plateau, ils avaient une heure devant eux pour souffler un peu . Pour Oliviα, suivre le groupe lors de leur prestation, les voir en tant qu'αrtistes, était une toute nouvelle αpproche . Elle était déçue, car le groupe allait jouer le titre Spring Nicht en play-back. Mαis bon, elle αurait l'occasion de les voir jouer un live un jour . Du moins l'espérait-elle . Ils regagnèrent le plateau de télévision une demi-heure avant leur prestation pour la maquillage et tout ça . Oliviα suivrait le tout des loges.
En voyant le nombre de fαns qui attendaient devαnt l'émission, elle se rendit compte une fois encore de lα chαnce qu'elle avait . Du fossé qu'il pouvait y αvoir entre les fαns et eux . Mαis à lα fois cette proximité . Ce lien extrαordinαire .
L'émission se déroulα dαns lα bonne humeur.. Quαnd l'un des αnimateurs fit αllusion αux rumeurs sur l'homosexuαlité de Bill, Olivia sentit son c½ur battre frénétiquement contre sa poitrine . Heureusement, Tom détournα la question avec humour. Toujours là pour tout le monde lui . Seize heures . Ne devαnt αller qu'à 21 heures aux studios d'NRJ, ils αvαient cinq heures devαnt eux pour souffler . & ce n'étαit pαs de refus .


[ Point de vue B i l l ]


David (dans le van): Les jeunes vous voulez faire quoi maintenant?

Gustav (baillant): Prendre une douche, je suis le seul qui ai vraiment joué, et j'ai transpiré comme un boeuf..

Tom (d'un ton sarcastique): Mmm sympa la comparaison.. Puis nous aussi on a joué avec Georg même si c'était du play-back qu'est ce que tu crois? Y'a que Bill qui a dû juste faire semblant et gesticuler un peu..

En entendant mon nom, je lève les yeux et adresse à Tom un regard noir . Il n'y a plus de fans, de médias pour surveiller mes moindres faits et gestes, je peux enfin cesser ce stupide sourire figé sur mon visage . Etre soi même, l'espace d'un instant, de quelques heures .
J'ai discuté avec David tout à l'heure en allant sur le plateau du Grand Journal, il m'a reproché mon manque de vigilance et mon comportement de hier soir, mais lui aussi est persuadé que c'est quelqu'un qui a versé de la drogue dans mon verre . Et monsieur veut ouvrir un dossier pour enquêter . Protecteur encore et toujours . Au moins un qui se soucie vraiment de moi . Pas comme ce traître qui me sert de jumeau .
Je préfère tourner le dos aux autres, et observer le paysage défiler à travers la fenêtre que devoir subir cette scène entre Olivia et Tom . Elle posée sur ses genoux . Ses mains dans les siennes . Ca me dégoûte, et me peine, je dois l'avouer . Est-ce par amour propre, ou est ce plus profond que ça ?
A l'intérieur de moi, même mon propre c½ur a changé.. je ne peux continuer comme cela, je déteste tout ce que je suis devenu, et ce que je suis en train de perdre en moi . Comme si une partie de mon être s'était évaporé ... en même temps qu'elle?
J'aimerai laisser entrer le soleil en moi, clarifier ces ténèbres qui s'emparent de mon âme et obscurcissent mon esprit .
Si je devais résumer l'histoire d'Olivia et moi en quelques mots ce serait : brouillon, regrets, bonheur, éphémère .
En somme, des mots pour raconter une histoire qui n'a jamais vraiment commencé... et qui n'est pas encore achevée...
En somme, des mots pour raconter une histoire ni jamais vraiment commencée.. ni jamais vraiment achevée...

[Point de vue par Olivia]


Baisse ta garde . Lève ce rideau, la comédie est finie Bill . Ouvre les yeux et regarde la vérité en face .
Je l'observe . La distance met à nu son déguisement . Ce mur qu'il s'est bâti comme pour se protéger .
Je peux y voir à travers, car je fais de même depuis toujours . La seule personne qui avait réussis à percer cette carapace c'était lui . Ce lui en face de moi qui est en train de faire exactement la même chose .
Au bout du compte, Bill et moi sommes si semblables.. mais à la fois si différents .
La voix grave de Georg me tire de ma rêverie..

-Et Bill ça va pas? T'es bizarre depuis hier ..

Je sursaute, comme si Georg m'avait posé la question à moi . Tom, sur qui je suis assise, le remarque, et me pince le bras pour me faire comprendre qu'il est là ... Je décale ma tête pour dévisager Bill . Celui ci au même instant lève malheureusement ses yeux, pour finir dans les miens . Je détourne le regard, à la fois gênée et troublée. Je me sens trembler, je serre fort la main de Tom pour me calmer .Un instant, une seconde, mais qui peut tout changer . Je crois que c'est là que j'ai réalisé combien nous cherchions dans le compliqué alors que nous pouvions faire dans le simple .

-Merci Georg, ça va... Enfin, j'avoue que je ne vais très bien depuis hier . Mais ça va s'arranger, je pense. J'espère .

Il marque un temps d'arrêt, et pose son regard sur chacun d'entre nous, nous arrachant un frissons à tous, sans exception . Vous avais-je dis qu'il était impressionnant? Plus même .


-Demain ça ira mieux, nous aurons quitté la France ... poursuit-il calmement .

Georg ne répond rien, moi non plus . Un silence s'installe à nouveau dans le van, juste perturbé par le bruit du moteur . Un silence qui cache des secrets, des craintes, des peurs, des sentiments, des liens, et des regrets .
Demain, Bill ne me verra plus, puisqu'il aura quitté la France, je suis donc la raison de son malheur .
C'est ce qu'il essaie de sous-entendre, mais je dois en saisir les sens cachés .
Si seulement je savais ce qu'il pensait concrètement .
Ouvre moi ton c½ur, s'il te plaît, rien qu'une fois .

Je rompt le silence d'une voix chevrotante :

-Bill, je sais depuis hier que mon retour ne t'a pas fais plaisir, tu me la assez fait comprendre . Allez à votre émission radio, mais ce sera sans moi ..

Tom (incrédule): Qu...quoi?

Malgrè les protestations de Tom, Gustav et Georg durant le reste de trajet, je ne changeais pas d'avis . Ils iraient sans moi là bas . Point .
C'est donc dans une ambiance électrique que nous quatre (avec un Bill muet derrière) nous rentrons par l'entrée arrière de l'hôtel, et montons ensuite jusqu'à la chambre .
Pendant que chaque membre prenaient une douche, je zappais les différents programme de télévision d'un geste las .
Bill, contrairement à ses habitudes, fut le premier prêt, et me rejoignis sur le canapé .
Il resta pendant quelques minutes ainsi à mes côtés, à se tortiller les mains nerveusement . Il s'apprêtait à me dire quelque chose visiblement, mais il ne trouvait pas les mots . Et je dois dire que j'étais toute aussi nerveuse . Putain .

-Je ... Il tousse pour s'éclaircir la voix . Je me sens complètement paumé, lâche t'il enfin .
-Et moi donc... Je soupire .
-Tu.. tu sors avec Tom?

Han, ok . Hum, quelle finesse . Il a le don pour gâcher "le" moment... à toute vitesse je réfléchis pour trouver une réponse plausible.. mais rien ne vient, il me trouble car il est trop près . Beaucoup trop près .

-Je sais pas trop..

Une petite voix sort de ma bouche, on va dire que ma réponse était tout sauf crédible .

-Pourquoi tu fixes mes bagues en répondant?

Et de son index, il m'oblige à le regarder dans les yeux, mais je refuse . Je laisse mon regard se poser sur sa bouche : elle sourit .

-Parce que je ne veux pas te regarder. Mais tu fais la même chose je te signale .
-Je sais . C'est parce que si je croise ton regard, je n'arrive plus à te détester .
-Pourquoi tu voudrais me détester?
-Pour t'oublier . Et toi, pourquoi toi tu ne me regardes pas dans les yeux?
-Pour t'oublier . L'ignorance c'est le mieux le sais tu?
-Je n'ai pas la force de t'ignorer .. Pourquoi tu veux m'oublier toi? Tu sors avec Tom pour y arriver?
-Ca fait deux questions là, tu triches..
-Oui . Réponds .
-T'oublier car tu m'as bien fais comprendre que toi et moi ça n'avancerait jamais . J'en ai eu marre de juste jouer ta copine, et plus était impossible . C'était le seul chemin qui s'offrait à moi .Et toi pourquoi ?
-Tu sais les raisons qui m'ont poussé à t'oublier.. A l'aéroport tu te souviens? Je t'ai tout dis là-bas... En fait, je crois qu'on veut s'oublier mutuellement pour les mêmes raisons...
-Oui ..

Le mot se coince dans ma gorge . J'ai envie de répliquer que je suis prête à tout affronter quitte à être à ses côtés, mais ça me semble trop niais, trop ... trop . Alors je me tais . C'est devenu une habitude avec lui .

-On a donc décidé de se voiler la face, je reprends en un murmure . Si tu veux me détester, alors fais le .

Il ne répond pas . Je remarque que ses mains tremblent .

-Mais ne m'oblige pas à faire pareil.. je poursuis en me levant .
-Attends . Il saisit mon poignet, et m'attire vers lui . Reviens ...

Je m'assois sur l'accoudoir du canapé, à quelques centimètres de son corps.

-C'est quoi la question que je t'ai posé hier soir? Il pose ses yeux charbonneux sur mon visage, et le dévisage, semblant perdu...
-Tu ne t'en souviens donc pas?
-Non... Il murmure.

Mon dieu cette adorable teinte rosée sur ses joues! C'est la première fois que je le vois.. rougir...

-Alors désolé, mais je ne peux pas t'aider..
-Ollie dis, j'ai BESOIN de savoir .
-Pourquoi?
-....
-Tu vois, encore une fois tu prouves bien que tu n'es capable de rien . Même pas de t'assumer, dis-je d'un ton sec pour masquer mes émotions .

Je me lève, enfile mes gants, mon manteau, passe mon écharpe autour du cou . Bill est toujours assis, et ne bouge pas, sauf ces yeux qui m'observent au rayon x .

-Ne pars pas..., chuchote t-il enfin . Il passe sa tête dans ses mains, mais ne se lève toujours pas .
-Je suis de trop ici, tu l'a dit hier et chaque seconde par ton comportement plus que méprisable . Tu es lâche, Bill .

J'ouvre la porte attendant qu'il réponde à mes provocations pour partir, mais il est toujours immobile . Comme s'il avait baissé les bras .

-Tu as changé . C'est dommage, poursuis-je prête à éclater en sanglots, mais je me retiens. Ne pas pleurer devant lui, ne pas montrer ses faiblesses .

-Nous avons changé, nuance, ajoute t'il enfin, semblant sortir de sa torpeur . Il se lève du canapé et s'approche d'une démarche fluide. Mais je suis déjà en train de fermer la porte derrière moi .

-Olivia! Hurle t'il en bloquant la porte avec son pied . Tu veux savoir pourquoi je veux que tu me rappelles la question?

J'hausse les épaules en murmurant "c'est trop tard" sans me retourner . J'avance vers l'ascenseur . La distance semble interminable à franchir . J'appuie sur la touche, vacillant sur mes talons . Je sais qu'il ma suivit, qu'il est derrière moi, je peux presque sentir son souffle chaud contre ma nuque, son odeur si reconnaissable ...
-Rappelle moi la question, s'il te plaît, c'est la dernière chose que je te demande... chochotte t-il dans mon oreille .

Je frissonne, ma vue est brouillée par le larmes que je refuse de sentir couler . L'ascenseur arrive avec son habituel "Dring" . Je le hais ce Dring. A l'instant même, je déteste tout ce qui m'entoure . Je rentre dans l'ascenseur, ignorant Bill, et gardant obstinément ma tête baissée, ma mèche cachant mon visage .
J'appuis sur le bouton "rez-de-chaussée" . Bill avance vers moi paniqué..

-Ne rentre pas! Je siffle en mettant toute ma rage, mon désespoir dans ces trois mots .

Il s'arrête, ses yeux jettent des regards de partout, il hésite, il ne sait pas quoi faire . Pauvre chou, je le plaindrai quand j'en aurai le temps . Il cherche à me détester, et bien maintenant il aura une raison précise pour le faire .
La porte se ferme, comme au ralentis . Bill se précipite dessus pour l'arrêter, mais il arrive trop tard, encore une fois . Je crois qu'il crie mon nom, mais je n'en suis pas sure, je n'entends rien . Je ne vois plus . Je ne sens plus rien . A part mon c½ur qui me torture tellement il bat fort .


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Chαpitre 24 enfin en ligne héhé ^^
Bon comme vous toutes j'ai maté la Staracaca & j'ai bien ris T_T
Ici Beùl & Jeremy ahah qui chante Monsoon ..
Persow" Bill a trop fait sa "Diva" à mon gôut genre blasé d'la life, heureusement qu'il s'est bien rattrapé après 1ooo Meere (en play Back bien sur xD ici ) ..
Beùl était beau avec sa nouvelle coupe par contre au passage *_*.. Le public m'a donné envie de gerber serieux, puis la caméra filmait jamais Gus, Georg, et Teùm grr >_< Vous en avez pensé quoi vous?

Bisous & Bon We!

# Posté le mardi 06 novembre 2007 23:03

Modifié le mardi 23 juin 2009 18:41

Chαpitre 23: « Le Bonheur sαns histoire çα me pαrαît très chiαnt . » BB Brunes .

Chαpitre 23: « Le Bonheur sαns histoire çα me pαrαît très chiαnt . » BB Brunes .



Point de vue Tom . *

Je sors de la salle de bain, sifflotant des accords de guitare, lorsque je croise Gustav qui s'avance vers moi la mine inquiète..

-Tom, viens..

Je m'approche, fronçant les sourcils . Il s'est encore passé quelque chose de grave?

Moi (parlant vite): Quoi? Pourquoi t'as l'air d'avoir vu un mort? T'es tout blanc!
Gustav (cherchant ses mots): Non c'est juste que Bill .. Il n'a pas l'air bien, je crois qu'il faudrait que t'ailles lui parler ..
Moi (inquiet): Ok je viens avec toi, il est où?

-Assis dans le couloir de l'hôtel, parterre .
-Co..comment?
-Je t`assure ! Avec Georg on buvait tranquillement des bières, pensant que Bill et toi étiez encore sous la douche .. Georg a eu la brillante idée de vouloir faire une blague à ton frère -il voulait lui cacher les serviettes pour qu'il soit obligé de se balader à poil dans la suite - et lorsqu'il est rentré dans sa salle de bain, on s'est rendu compte qu'il n'y avait personne ..

Je ne peux m'empêcher d'étouffer un ricanement en imaginant mon frère à poil courant derrière Georg pour le taper ..

-Ben il aurait pu être avec Olivia , non?

Gustav (fronçant les sourcils): C'est ce qu'on a pensé.. Donc on a ouvert la porte de la suite menant au couloir pour voir s'ils faisaient pas des cachotteries tous les deux, quand on est tombé sur Bill étalé sur le sol . D'ailleurs Georg a faillis trébucher dessus T_T .

Je suis partagé entre l'hilarité et l'inquiétude en écoutant le récit de Gustav, à mesure que nous marchons vers l'entrée . J'ouvre rapidement la porte, et découvre Georg assis à genoux, auprès de Bill qui ne bouge pas, les yeux et la bouche ouverts, comme s'il était sous le choc, genre .
J'avoue la scène aurait été franchement comique dans un autre contexte. Gustav et moi les rejoignons, je fais défiler ma main devant le visage de Bill . Il cligne des paupières, mais sinon aucune réaction .

-Bill.. dis-je alarmé en le secouant . Qu'est ce qui se passe? Tu t'es fais agressé?

-Tom... Il secoue la tête et lève vers moi un regard implorant . Tu vas me tuer ...
-Qu'est ce que tu racontes? Je ne.. dis ce qu'il c'est passé...
-Rien de grave...
-Ouf alors, je souffle rassuré, sentant que Gustav et Georg sont interloqués . Alors pourquoi t'es dans cet état?
-Si je te le dis, tu me jures que tu ne m'en voudras pas?

Je plisse le font, j'avais perdu l'habitude de voir Bill ainsi . La dernière fois qu'il m'a posé une question semblable, nous avions dix ans, c'est pour dire . Comment en vouloir à mon jumeau?

-Promis.. Je pose mon pouce contre le sien pour caricaturer notre pacte .

-Avec Olivia on s'est disputés... et elle est partie... Il termine sa phrase en un souffle et baisse la tête, penaud .

-QUOI? Je me lève brusquement . Y'a combien de temps?!
-Je.. je ne sais pas .. Je suis désolé, je sais que vous étiez super heureux de la voir, et j'ai tout gâché ... Elle est partis à cause de moi !
-T'as bien raison d'être désolé, dis-je malgré moi avec un ton accusateur..
-Raconte nous pourquoi vous vous êtes disputés ... lance Gustav pour mieux comprendre la situation .

Mais je n'ai pas le temps d'écouter l'histoire de Bill... Demain je repars en Allemagne avec le groupe... Je ne peux pas sans au moins avoir dis au revoir à Olivia, je dois faire quelque chose.. Je me précipite dans la suite, saisis mes lunettes noires, mon gros pull, ma carte magnétique, mon portable... Je me retrouve essoufflé devant les garçons qui sont à présent assis sur le canapé...

-Où tu vas? Me demande Georg surpris.
-Je vais appeler David, il connaît Thomas, qui connaît l'adresse de l'appartement d'Olivia.. Je vais la voir, et j'essais de revenir avec elle, mais je ne garantis rien ..

Bill me lance un sourire désolé, il a l'air perdu le pauvre.. Je lui ébouriffe les cheveux en passant, tape la dans la main de Gus et Georg, et sors vite de la chambre en lançant à ses deux derniers un « Occupez vous bien de Bill! » . Moi je m'occupe d'Olivia .

Je ne croyais pas si bien dire ...


*

Je toque à la porte, profitant de ce léger répit pour reprendre ma respiration... Mon baggy me tient chaud, c'est horrible . La porte s'ouvre lentement: elle est là sur le palier, les yeux rouges, et les cheveux attachés en queue de cheval, c'est la première fois d'ailleurs il me semble . Nous restons ainsi immobiles à nous observer pendant quelques secondes.. Je me racle la gorge, embarrassé. Dans le feu de l'action je n'avais pas songé à ce que j'allais lui dire une fois devant elle ...

-Je... heu...je...
-Oh non, ne me dis pas que tu ne sais pas quoi dire? TOI, Tom Kaulitz, tu ne trouve pas tes mots devant une fille? Oulàà, je suis fière de moi!

Je ris surpris et heureux devant son comportement, et lui fais une pichenette sur le nez :
-C'est parce que j'ai été pris au dépourvu ^^! Tu me laisses entrer dans ton humble demeure? : )
-Oui, entrez donc mon cher...

Elle me laisse passer, je pénètre dans la pièce, surpris par la grandeur de l'appartement.. C'est moderne, et bien décoré, tout comme j'aime . Mais quelque peu.. vide, sans âme... Je n'aurai jamais deviné qui habitait là, si elle ne me l'avait pas dis.. Connaissant Olivia, j'imaginais plus,un endroit avec pleins de coussins, de tableaux, coloré, chaleureux.. Alors que c'est tout le contraire: sur des tons blancs et gris . Mais classe .

-Bon, dis-je ne frottant mes mains engourdies par le froid . Ca te prend souvent?

Olivia s'assoit près du bar et m'invite à la rejoindre . Mais je suis à peine installé qu'elle se lève d'un bond, ouvre le frigo, en sort deux bouteilles de coca en verre qu'elle décapsule, ouvre un placard, saisit deux verres, les pose devant moi d'un geste brusque, prend des biscuits dans un tiroir, et les repose sur le comptoir devant moi . Le tout en dix secondes, genre .

Moi (haussant les sourcils): Waouh.. On peut dire que tu es stressée..
Olivia (pinçant les lèvres): Hum pas du tout..
Moi (buvant mon coca): Bon, tu te décides à me dire ce qui t'as pris ou non?

-Non.

Je la fixe pendant quelques secondes mais elle maintient mon regard.. Elle veut jouer la forte tête? C'est ce qu'on va voir ...

-Bill était vraiment dans un sale état.. j'ai cru qu'il s'était fait agressé ou quoi.. Etalé sur le sol comme un clodo comme ça...

-Comment ça étalé sur le sol? Me demande t-elle mal à l'aise, essayant de masquer son inquiétude.

J'avoue, je prend un réel plaisir à la défier du regard, j'aime quand on me résiste, hum .

-Comme s'il avait eu un choc émotionnel .. Assis dans le couloir, ne bougeant plus...
- Ah... Elle rit nerveusement ..
-Qu'est ce qu'il c'est passé écrevisse? Je poursuis en prenant mon sérieux .
-J'ignore ce que pense ton frère . Il me dit qu'il veut me détester pour m'oublier, mais après il est jaloux quand je lui dis que je "sors" avec toi.. J'ai l'impression que soit il se voile la face, soit il essaie de se foutre de moi..
-Tu te voiles souvent aussi la face... Vous faîtes semblant de ne pas comprendre tous les deux c'est exaspérant..
-Tom, qu'est ce que tu veux que je fasse? Monsieur ne veut pas être avec moi, mais il ne veut pas non plus que je sois avec quelqu'un d'autre! "Monsieur" veut se faire désirer? N'est ce pas égoïste comme comportement? Il est prétentieux, lâche, lunatique, possessif, égocentrique, et ... (cherchant ses mots) ... et ne pense qu'à lui même!

Beaucoup d'adjectifs, pour dire la même chose finalement.. Je mordille mon piercing nerveusement, ne sachant par où commencer..

-.. mais pourtant tu l'aimes..
-Non .

C'est un non catégorique . Je lève de grands yeux surpris vers son visage, et prends sa main: elle tremble .

-Non, elle secoue la tête fermant les yeux . L'amour, le vrai, le fort, ça se fait à deux, ça se vit . J'ai faillis être amoureuse, mais c'est resté au conditionnel . Cet été je suis passé par une sorte d'ascenseur émotionnel, de la haine, à l'amitié, à ce petit truc qui fait que j'avais des papillons dans le ventre ... C'est devenu une véritable obsession.. Mais je ne reconnais plus le Bill d'avant, donc tout est différent .. C'est un passé que "j'aime", dois-je continuer à me bercer d'illusions?

-Mais le Bill du passé est toujours là, il se préserve Olivia, tu le sais .. Depuis Août il a vraiment changé tu as parfaitement raison, mais c'est depuis que tu n'es plus là . Je sais qu'il souffre, mais il est tellement têtu, est prétentieux comme tu l'as dis, qu'il n'admettra jamais qu'il a eu tord de vouloir vous "protéger" en n'étant pas ensemble... Il est complètement contradictoire avec lui même.. Il ne fait que penser à toi depuis que tu es partis, puis on revient enfin sur Paris, enfin je le retrouve souriant, et quand je lui dis de t'appeler il me dit qu'il n'ose pas, qu'il sait que tu va le rejeter ... Et après quand il te retrouve il fait celui qui s'en fou de toi.. Plus con et illogique tu meurs o_o

-Le Bill du passé est peut-être toujours là, mais il n'est pas près de ressurgir...
-Ah mais ça ma chère, il faut qu'on fasse tout pour . Les événements il faut les déclencher et non pas attendre gentiment en croisant les bras..
-Merci Tom, tu arrives à me faire rire malgré tout ce qu'il arrive.. :)
-Comme toujours héhé...
-Déjà on a réussis à le rendre jaloux, on peut considérer ça comme un point positif ou pas? Tout à l'heure par contre il m'a demandé si je sortais avec toi..
-Ah, voila qui devient intéressant... Tu a répondu quoi? x)
-Que je ne savais pas trop xD Puis il a changé complètement de sujet, donc je n'ai pas pu savoir ce que lui faisait..
-Ça le fait absolument chier..
-On fait quoi alors?
-Tu te remaquilles, me fais un joli sourire et on rentre à l'hôtel =D
-Non Tom, concrètement...
-On retourne en Allemagne, on revient bientôt.. Je propose qu'on lui laisse le bénéfice du doute concernant toi et moi.. Comme ça on lui ment pas vraiment...

Elle ne répond rien, je vois bien par son front plissé, sa moue boudeuse, que quelque chose la tracasse . Je lui fais un bisous sur sa joue . Un autre, puis encore un, un autre, et un autre . Elle lève vers moi des yeux rieurs, je cligne des yeux plusieurs fois tellement elle semble à la fois si fragile et sulfureuse . Elle me souris malicieusement et me tend les bras pour que je la serre contre moi . Je suis heureux d'être parvenu à la faire sourire . Elle dépose un léger baiser dans mon cou, je frissonne. Nous restons ainsi pendant quelques minutes, elle dans mes bras, sa tête lovée contre mes épaules, et caressant de son pouce ma nuque.. Inconsciemment je me met à penser à cet été la fois où je l'avais massé... c'est là que tout a commencé.. Son souffle dans mon cou me chatouille et m'arrache un soupir . Oups, faîtes qu'elle ne s'en rende pas compte.. Je ferme les yeux, et la presse un peu contre moi pour m'imprégner de son odeur sucrée. Je fais glisser son élastique et défais sa queue de cheval, laissant tomber de façon sensuelle sa masse de cheveux dorés . Ils glissent sur son épaules, j'enfouis mon nez dedans savourant leur odeur . Olivia ne bouge pas, continuant de caresser mon dos, et ma main . "Merci d'être toujours là pour moi quand il le faut.. Je ne sais pas ce que je serrai sans toi..", me chuchote t-elle à l'oreille .
Est ce une déclaration? Oui . Mais amicale, rien de plus . Pourtant, je sens monter une pulsion en moi . Ce désir que l'on ne peut contrôler . Enfin certains y parviennent, mais j'ai toujours du mal avec ça .
Je ne réfléchis pas et me laisse transporter par cette vague de chaleur, qui me pousse à la limite du raisonnable . J'écarte sa mèche, et dépose un baiser sur son front, caressant sa joue du pouce dont lequel je me sers pour jouer de la guitare . Ses yeux sont fermés, et ses mains on cessés de caresser mon dos pour encercler mon cou . "Tu ne devrais pas" me sermonne ma conscience, mais je suis quelqu'un d'impulsif, je ne réfléchis pas avec le c½ur, contrairement à Bill, mais avec (je dois l'avouer), le corps . Poussé par cette étrange attraction je me surprend à agripper les jambes d'Olivia et les glisser autour de mon bassin . Olivia me fixe se mordillant les lèvres, je peux lire l'hésitation dans ses beaux yeux verts, mais un élan me coupe toute remise en question . Je frôle ses lèvres des miennes, lui arrachant un frisson par le contact froid de mon piercing . Je rapproche son bassin du mien, me sentant me déconnecter de la réalité pour atteindre ce lieu familier que je nommerai "l'assouvissement du désir" . J'accentue l'étreinte et approfondis le baiser, glissant ma langue dans sa bouche, et l'entremêlant à la sienne ...


. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Voila voila c'est enfin le week-end : )

Donc hier, vendredi, je suis αllée acheté ma place à 1o heures pour TH donc ce sera à Montpellier le 13 Mαrs . Dire qu'on aurait dû les voir le 2o Octobre.. Mais je ne me plαins pαs, αu contrαire . D`ailleurs samedi je vais voir ce soir BB Brunes en concert : ) Donc samedi soir pensez à moi =)
Hier, donc vendredi j'ai vu enfin ma Pαtαte en vrai, que j'ai connu grâce à cette fiction hihi comme quoi .

& vous vous αllez à une des dates de Mαrs? :)
Merci encore<3
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

# Posté le samedi 17 novembre 2007 21:23

Modifié le mardi 23 juin 2009 18:41

Chαpitre 24.A mα plαce .******* « Quand je doute, quαnd je tombe, et quαnd la route est trop longue.. Quαnd pαrfois je ne sαis pαs ce que tu αttends de moi"..»

Chαpitre 24.A mα plαce .******* « Quand je doute, quαnd je tombe, et quαnd la route est trop longue.. Quαnd pαrfois je ne sαis pαs ce que tu αttends de moi"..»



Courir jusqu'en perdre hαleine . Crier . Les escαliers dévαler . Les trottoirs sαuter . Les rues traverser . Courir courir à vive αllure sαns se retourner . Flash . Souvenirs . Scène . Elle . Moi . Nous . Gros plαn . Courir . Voir tout défiler . Les portes ouvrir . Les poignées baisser . Se retourner pour surveiller . Courir . Encore et encore . Suer . Souffle saccadé . Courir .Vouloir oublier . Oublier, s'oublier, l'oublier . Fuir . Fuir . Regretter . Courir . Culpαbiliser .


C'est d'un geste presque brutαl que Tom ouvrit la porte de sa chambre l'hôtel . Bill, Georg, et Gustαv, se retournèrent surpris par cette entrée fracαssαnte . Il restα immobile, avalant la pièce du regard, puis s'adossa contre la porte un instant . Réalisant que son attitude pouvait attirer les soupçons, il se reprit et s'avança d'un pas lourd vers le canapé, à coté de Gustαv . Le plus loin de son jumeau si possible . Si les autres firent semblant de ne pas avoir remarqué sa curieuse attitude, ils ne purent s'empêcher de lui demander pourquoi il était partis précipitamment deux heures plus tôt.

Gustav: Alors?
Tom (sursautant) : Quoi?
Georg: Avec Oliviα?
Tom (blême): Pourquoi vous me demandez ça?

Tom sentαit la nervosité le gagner, une sueur froide perler sur son front ... Il avala une poignée de chips tout en lançant des regards paniqués tout autour de lui . Bill restait silencieux, ce qui le faisait encore plus céder à l'angoisse.. se doutaient-ils de quelque chose?

-Je, heu.. reprit-il cherchant ses mots . Je peux tout vous expliquer !

Lamentable . Vraiment .
Un αnge pαssα.

Georg (levant les sourcils): Tomychounet, on veut juste savoir comment ça c'est passé avec Olivia car tu avais dis que tu reviendrais avec elle, et visiblement tu n'as pas réussis, donc on en conclus qu'elle est très fâchée.. Donc OUI explique, elle en veut tant que ça à Bill?

Tom était dans une impasse, il entrouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit . Effectivement il avait parlé à Olivia, mais les raisons qui l'avait empêché de revenir ici n'avait strictement rien à voir avec Bill . Du moins, pas directement . Il réfléchit à vive allure pour trouver une excuse plausible, et c'est remplit d'une satisfaction intérieure teintée d'une forte appréhension qu'il prit la parole :

-Oui, elle en veut à Bill mais n'a pas vraiment voulu me dire pourquoi . Elle m'a dit de vous dire au revoir, mais j'espère la convaincre de repasser ce soir vers 23 heures après le passage à la radio, mais bon je ne garantis rien ...

Bill qui jusqu'alors avait suivit la scène en retrait, se racla la gorge et se jeta à l'eau:

-Hum, j'ai parlé avec Gustav et Georg pendant que tu n'étais pas là...

Il luttait avec les mots, chaque respiration lui coûtait. Admettre qu'il avait mal jugé, qu'il s'était trompé, ou pire qu'il avait eu tord sur toute la ligne (du moins le pensait-il) était une rude épreuve pour une personne fière telle que Bill Kaulitz .

-J'ai ouverts les yeux, s'il y a une chose dont je ne peux douter c'est de mon jumeau . J'ai entièrement confiance en toi Tom, hier soir j'étais aveuglé par la colère je .. je ne pensais pas ce que je disais.. Je savais au fond de moi que tu faisais tout ça avec Olivia pour me rendre jaloux, pour me faire bouger... Il avala sa salive . Voilà, je.. je te remercie pour tout . pour avoir pris ma défense aussi sur les rumeurs d'homosexualité au Grand journal ... Puis Gus et Georg m'ont mis au courant pour le faux baiser hier soir, poursuivit-il difficilement . Et tant que je suis dans les aveux, je tenais à m'excuser auprès de vous trois pour mon attitude plus que méprisable depuis ces dernières semaines .. J'ai remis ma peine et ma ranc½ur contre vous alors que vous n'aviez rien à voir avec ça... Il poussa un long soupir .

Tom ne bougea pas et sentit un énorme poids de culpabilité l'envahir . Il n'avait plus qu'une seule envie : creuser un trou et s'y enfouir dedans. Il avait honte de ce qu'il était, ce qu'il avait fais, et voulais se cacher pour toujours. Malheureusement, il n'était pas question de fuir . Mais il devait faire bonne figure, alors il rejoignit les autres pour une étreinte amicale . Rare mais sincère . Il ferma les yeux . A ce qu'il avait fait, à la réalité, et ses conséquences .

Tom n'αvαit jamαis αutαnt αdmiré son frère qu'à cet instαnt .
Et il ne s'étαit jamαis sentis αussi con.



[Fsh-Bαck: une heure plus tôt .]

Je rapproche son bassin du mien, me sentant me déconnecter de la réalité pour atteindre ce lieu familier que je nommerai "l'assouvissement du désir" . J'accentue l'étreinte et approfondis le baiser, glissant ma langue dans sa bouche, et l'entremêlant à la sienne ...

Pov Olivia .


Je le sens frémir contre moi . Avec plus d'entrain que le précédent je réponds à son baiser .. Son piercing apporte une sensation jusqu'à alors inconnue, aphrodisiaque je dirai . Alors que le piercing à la langue de Bill rendait les choses d'autant plus... excitante...
__________ Oups.
Ah mais, que ... j'ai dis quoi là ? Non je FAIS quoi là?

Je repousse violemment Tom sans mesurer ma force . Je tremble, lui me regarde avec de grands yeux .

Oh mein Gott, le frère de Bill . Mon Tomychounet, comme mon frère, non PIRE le frère de celui que j'aime... enfin non je n'aime pas Bill . Enfin non, je ne DOIS pas l'aimer, c'est toute la différence et je m'y fais de jours en jours.
Je m'embrouille, tout est confus. Fermer les yeux sur ce qui nous ronge . Impossible .
Reste que je me suis laissée embrasser par Tom, que j'y ai répondu avec bonne volonté même, que j'étais à califourchon sur lui, rien que d'y penser j'en ai la migraine . Je me sens comme déconnectée de la réalité, comme si la scène entre Tom et moi était une séquence de mauvais film . J'essais de maîtriser les battements de c½ur, mais rien n'y fait .
Je sens encore le goût de ses lèvres sur les miennes, la chaleur de ses mains dans le creux de mes reins, le contact froid de son piercing... Je ferme mes yeux quelques seconde pour ne plus avoir Tom dans mon champs de vision, et revenir sur terre. Respire . Réveille Toi Olivia . Mais qu'à tu fais?
Je reprends calmement mes esprits, sentant la chaleur au visage diminuer au fur et à mesure qu'une colère démesurée semble s'accroître en moi . Et je la laisse m'envahir .

-TOM! Je peux savoir ce qu'il te prend? Je cris à m'en casser la voix . Je m'en veux tellement que je suis prête à rejeter toute la faute sur lui .

-De quoi ce qu'il ME prend? Tu m'as embrassé toi aussi à ce que je sache!. Proteste t'il avec véhémence .

Embrassés.
Moi et Tom . Tom et Moi . Olivia et Tom . Tom et Olivia .
Non, non, non, et encore non . Ce n'est pas comme cela que ça doit se passer ..
C'est impossible, insensé, impensable .
Mais pourtant les faits sont .
Et je dois me faire une raison .
Nous nous sommes embrassés, voir pire . Je me suis totalement laissée emporter . Même avec Bill, jamais ça n'avait été aussi osé . Comment ai-je pu lui faire ça? Me laisser aller ce point? Encore une fois, je me suis fais rattraper par mon rôle . Inexorablement cette même rengaine .

J'ai joué la copine de Bill, je la suis devenue vraiment .
De même avec Tom . Mais non, je m'y refuse .

Incapable de l'affronter, je cours me réfugier dans la salle de bain, lui claquant la porte au nez .
Gamine même pas capable d'assumer ses actes? Oui, j'avoue .

-Olivia! Il tambourine la porte . Ouvre moi!
-Non, laisse moi tranquille j'ai besoin d'être seule! Dis-je d'une voix étranglée.
-S'il te plaît, murmure t'il . Je suis vraiment désolé de ce qu'il vient de se passer, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, et ça ne se reproduira plus, je t'assure...

Je ne réponds rien, serrant mes poings et mes dents si fort que j'en ai presque mal . Tant mieux, c'est tout ce que je mérite .

Putain & putain & putain .

Je croise un regard vert . Le mien . Eteint . On peut y lire la peur .
Ignorant les coups de Tom sur la porte, j'ouvre le robinet et me lave les mains, frottant rageusement .
Je n'ai ni la lâcheté, ni la prétention de déclarer "Me laver les mains" tout comme Pilate a fait pour ne pas se sentir coupable de la mort de Jésus .
Je ne me les lave que concrètement, autrement je ne peux rejeter toute la faute sur Tom . Je dois lever la tête et assumer . Certes, ce fut dans un moment de faiblesse extrême, mais il ne m'a pas forcé .
Je crois bien même que j'en avais envie . Que j'en ai éprouvé du plaisir .
Je me dégoûte tellement parfois .
J'inhale une longue bouffé d'air pour me redonner contenance, et ouvre la porte lentement .
Tom est en face de moi, nous nous fixons durant quelques secondes, ne sachant que dire .
Il finit heureusement par briser ce silence étouffant:
-On en parle pas, c'était une erreur . Faisons comme si rien ne c'était passé, d'accord?
-Et avec Bill? On fait quoi? Tu penses vraiment que je pourrai le regarder en face après ce .. ce qu'on vient de faire?

Tom recule d'un pas, le teint livide . Il semble autant perdu que moi, il sait avoir commis une erreur irréparable . Car les faits seront toujours là. Ni le temps, ni nous et nos beaux mots ne pourrons les faire oublier .

-On ne lui dit rien, répond t-il fermement . Je le connais, il ne nous pardonnerai jamais . Surtout après votre dispute là .. Enfin je veux dire, j'étais prêt à lui faire croire que toi et moi étions ensemble, mais pas à lui dire que nous nous sommes vraiment embrassés en réalité ... Après tout ce n'est qu'un bisou, c'est tout.. un simple bisou oui c'est ça...

Il marmonne les dernières phrases, comme pour se persuader lui même, se donner bonne conscience . J'étouffe je ne supporte plus sa présence . Même si ne n'était qu'un, selon lui, "simple baiser", reste que l'envie était là, le désir était présent, et ça c'est très mal .
Ma main se crispe sur l'embrasure de la porte, Tom lui se gratte ses dreadlocks l'air penaud .

-On en dit rien on est d'accord la dessus . Je ne sais pas si j'arriverai à vivre dans le mensonge, du moins avec lui...

Il baisse la tête et ne répond rien, lui aussi semble mal à l'aise en ma compagnie visiblement . Nous avons tout gâché. Est-il trop tard?
J'ai peur qu'entre Tom et moi ce ne soit plus jamais comme avant . Qu'il n'y ait plus cette complicité passée . Après tout, il a toujours était là pour moi quand ça n'allait pas, au fond je ne peux pas lui en vouloir . Et je ne veux pas non plus .

-Je.. heuu... Tom? Je t'appelle après pour qu'on se voit avant votre départ , ok? Tu ferrais mieux d'y aller je crois..

Il acquiesce de la tête lentement, les yeux dans le vague . Moi j'attends croisant mes doigts nerveusement .

-Je crois bien aussi .

Il ne pouvait pas dire mieux . Il s'éloigne m'adressant un léger signe de tête . Et puis ferme la porte .

Faites qu'elle close également ce qu'il vient de se passer .


[Fin du Fsh-Bαck.]

Pov Externe.


C'est exténués, fourbus, et las, que les quatre membres du groupe rentrèrent dans leur chambre d'hôtel . Il était presque minuit . Il étaient allés à la radio, avaient répondus au questions des fans dans les back stages, à celles de l'animateur radio, et même signés des autographes devant la station Nrj et l'hôtel . Demain ils repartaient chez eux . Pour de nouvelles promotions, encore et encore .

___ Minuit passé, Olivia n'était pas venue leur rendre visite pour leur dire au revoir . Tom jouait de la guitare nerveusement pour oublier . Bill saisis de vertiges réguliers s'était allongé sur le canapé avec une serviette froide sur le front . Gustav et Georg jouaient aux cartes et s'esclaffaient .

Bill (d'une voix plaintive): Vous pouvez pas arrêter de rire un peu ? J'ai mal à la tête j'arrive pas à dormir ...
Georg (riant toujours): Mais Billouchou va dodo dans ton lit si on fait trop de bruit..
Bill (sec): Ahah très drôle, j'ai la flegme d'y aller et je suis bien là..
Gustav (indifférent): Alors arrête de te plaindre ..
Bill (froid) : Je fais ce que je veux, si j'ai envie de me plaindre c'est mon droit .. C'est pas toi qui a passé la soirée de la veille sous l'emprise de la drogue, et qui dû faire tout aujourd'hui cette promotion de merde en souriant, alors que la seule chose dont tu désirais c'était de TOUT CASSER!

Gustav jeta soudainement ses cartes sur la table interrompant la partie de poker, et se retourna vers Bill d'un air menaçant.

-Bill, tu sais très bien que c'est rare quand je m'énerve ... Mais bon là tu dépasses les limites .. Tu nous as dis quoi cet après-midi? "Je tenais à m'excuser auprès de vous trois pour mon attitude plus que méprisable depuis ces dernières semaines .. J'ai remis ma peine et ma ranc½ur contre vous alors que vous n'aviez rien à voir avec ça..." Et là qu'est ce que tu fais? De nouveau tu passes tes nerfs sur nous, ce n'est PAS notre faute si avec Olivia ça c'est pas bien passé, on y peut RIEN! Alors s'il te plait, ne rend pas l'ambiance dans le groupe à nouveau froide, parce que une tournée en France dans cette atmosphère, moi je ne pourrai pas!

Un silence .

-Putain tu as raison je suis vraiment TROP con!

Bill se lève, titube, et part dans la salle de bain . Claquement de porte .

Tom se lève à son tour, hésitant :

-Ecoute Gus, je suis d'accord avec ce que tu lui as dis, mais bon en même temps s'il déprime comme ça ce n'est pas vraiment de sa faute ... Je veux dire, il faut le soutenir ..

Ah, parce que embrasser l'ex petite amie de son frère c'est le soutenir?

Georg fronçait les sourcils, il ne savait que dire . Il était d'accord avec ses deux amis .

-D'accord Bill déprimait, mais il était insupportable ces derniers temps comme il l'a reconnu lui même. Il avait les cartes en main hier et il a tout gâché en se montrant insolant avec Olivia.. Maintenant s'il regrette, ce n'est pas de notre faute, donc on peut essayer de le réconforter, mais il n'y aura pas de retour en arrière..

Les trois se regardèrent, ne sachant que faire quand Bill les rejoignit . Il était pâle et démaquillé, les traits tirés sûrement dû à la fatigue . Il prit la parole en les regardant avec insistance :

-Je recommence à zéro ... Je tourne la page..

Soulagement collectif .

-De plus, j'ai une idée de chanson là, ça m'inspire toute cette histoire... Donc pardonnez moi mes chers, je vais écrire ..

Il saisit son ordinateur portable, ses affaires éparpillés, et donne une tape affective à l'épaule de chacun.
_________________ Bonne nuit .

# Posté le lundi 26 novembre 2007 16:24

Modifié le mardi 23 juin 2009 18:38

Chαpitre 25 . Geh . _____ Tαge geh`n vorbei, Ohne dα zu sein...Alles wαr so gut, αlles ich und du ...

Chαpitre 25 . Geh . _____ Tαge geh`n vorbei, Ohne dα zu sein...Alles wαr so gut, αlles ich und du ...
Dimanche 16 Septembre . *




S'évαder de cette prison dorée . Je mαrche sαns savoir où aller . Ce besoin d'avancer, de me sentir maître de ma destination . La nuit étoilée me défie, me rappelant chaque seconde à quel point je suis si petit dans ce monde . Un être pαrmi tαnt d'αutres . Je poursuis mon chemin, engage une ruelle . Si sombre, une issue proche de mα vie αujourd'hui . Je veux une avenue large, bordée de lumières . De promesses. Je lα veux , et je cours . Je l'aurai .
_______ Hαmbourg . 22 heures . ________ & je la trouve . Je m'arrête, sentant à quel point je prends un risque de sortir ainsi sans aucune protection . Mais ce besoin de me sentir libre était plus fort . Briser mes chaînes . Je contemple l'espace qui m'entoure, les réverbères m'éclairent . Ce soir... Il était temps. Respirer profondément . Recommencer, il n'y a que ce mot pour résumer . Je cesse lentement de marcher, et m'adosse contre un mur, regardant les voitures défiler . Dire que hier encore je voulais tout reprendre, sans elle . Mais comment abandonner ce qui n'a pas vraiment commencé? Il est loin ce temps où mon visage était empli de lumières . Je veux le retrouver, le passé est révolu . Je sens une secousse dans ma poche droite . C'est Tom qui m'appelle .

-Humpf.
-Putain de bordel mais t'es où?
-.... Toujours aussi raffiné toi.... Dans une rue et toi?
-Ahah très drôle . A l'hôtel, où tu veux que je sois? Mais ça va pas la tête de partir comme ça? T'as Saki et Tobey qui allaient partir à ta recherche et tout !
-Et tout?
-Oh, c'est bon tu m'as compris... Bon tu m'expliques ce qu'il t'as pris?
-C'est bon, j'ai pas cinq ans, je peux sortir, je ne risque rien...
-Mais bien sur... Tu ferras moins le malin quand tu seras ensevelis sous une horde de fans..
-Hum .Oui je sais, j'ai pas assuré . Mais j'en avais besoin, c'est trop dur à comprendre? J'étouffe !
-... Evidemment que OUI je comprends, on ressent tous pareil . Mais.. mais pourquoi toujours voir le mauvais côté? Contentons nous de profiter et réaliser la chance que nous avons..
-Oui oui.. Oh, il y a une voiture qui passe avec des vitres teintées, tu crois qu'il y a des stars dedans?
-BILLEUH! Tu m'écoutais ou pas? Je m'en fou de ta voitu... attends, quoi?!? Tu es en plein milieu d'une rue avec des voitures?
-Oui Tom, tu sais généralement les voitures roulent dans des rues...
-C'est ça prends moi pour un con..
-Je te prends pour ce que tu es mon cher frère..
-Ta Gueule . Rentre, immédiatement . ...S'il te plaît .

Je soupire, et laisse mon regard errer .

-D'accord, j'arrive .


___Vers 22 heures 30 . ______Je glisse ma carte magnétique, et ouvre la porte de ma chambre __________________________ d'hôtel, Saki sur mes talons . Je lève les yeux au ciel, et me retourne :

-C'est bon je suis hors de danger maintenant.. Je peux être seul?

Il m'observe d'un air suspicieux, puis se dirige enfin vers la sortie . Il s'apprête à fermer la porte, mais Tom la bloque de son pied, et se glisse à l'intérieur de ma chambre .
On ne peut jamais être tranquille . Je m'assois sur le lit, Tom fait de même . Je ne dis rien, qu'il ne compte pas sur moi pour que je prenne la parole . Pendant ce temps je retire mes chaussures d'un coup sec, et les envoie valser à travers la pièce . Au bout d'un certain moment Tom brise enfin le silence:

-Tu vas mieux?
-Oui oui...
-Arrête.
-Arrêter quoi?
-De répondre par un seul mot. Toi de naturel si bavard.. Ça ne te ressemble pas ça .
-On change .
-Mais oui bien sur . Il s'approche de moi et place ses mains sur mon torse . Il hurle: Gustav sort de ce coooooorps!

Il rit, je souris . J'enlève mon bonnet, le met sur sa tête pour le faire chier . Il me frappe, je riposte .

-T'es vraiment qu'un pauvre con .
-Toi même .
-Même pas vrai .
-T'es mon jumeau, je te rappelle .
-Il est où le rapport?
-T'es comme moi, donc t'es qu'un pauvre con .
-Conclusion: nous sommes de pauvres cons tous les deux ... Et bien je plains Georg et Gustav de nous supporter !

Il éclate de rire fier de sa blague débile, et je ne peux m'empêcher de l'accompagner . Soudain, il se lève, je le suis des yeux quitter ma chambre . Que fait-il? Il revient quelques secondes plus tard, accompagné de sa guitare préférée .

-Montre moi la chanson que tu as écris hier, me dit-il gravement non sans un léger sourire .

Je n'hésite qu'un court instant, mais finis par acquiescer d'un signe de tête . Je me lève, ouvre ma valise, en sors un cahier offert par une fan à Munich, et déchire délicatement une page . La vingtième plus exactement . Je tend la feuille de papier d'une main tremblante à mon jumeau, ne parvenant pas à dissimuler mon appréhension . Il l'a saisit, et me remercie d'un regard qui veut tout dire . Je lis dans ses yeux des secrets qu'il n'ose pas m'avouer . Je refoule ce sentiment au fond de moi et me contente de m'asseoir en face de lui, observant son visage . Guettant chaque réaction qu'il a, à mesure qu'il poursuit sa lecture . Cinq minutes passent ainsi dans le silence, moi attendant le verdict tel un supplice . Son jugement compte plus que n'importe quel autre . Enfin, il lève les yeux vers moi, se perdant dans les miens quelques secondes . Il se mord les lèvres, j'ai peur . Il déteste, ça se voit à sa tête .

-Tu es sur de toi?
-Comment ça? J'avale difficilement ma salive .
-Les paroles...
-Oh . Je détourne la tête . Je ne sais pas trop, hier je pensais vraiment tout ce que j'ai écris, mais actuellement je ne suis plus sur de rien .
-Sinon, j'adore, vraiment . La mélodie, le refrain, le rythme est certes lent, mais si ce n'était pas en ballade, ça ferrait trop style "Va t'en connasse" . Là ça fait plus "Va t-en" mais "reste" à la fois . Tu craches des mots d'amour, en quelques sortes .

J'agite nerveusement le bout de mes doigts, et finis par lui prendre la feuille .

-Ok, laisse tomber, c'était une mauvaise idée cette chanson .
-Non! Au contraire ! Tu exorcises ta peine, tant mieux ! Rends la moi, et reste comme ça . Laisse moi quelques minutes pour me familiariser avec la mélodie...

Je ne bouge plus, et attends patiemment . Je ne sais pas trop quoi penser . Probablement qu'Olivia n'entendra jamais cette chanson .
Non, je me mens à moi même . Je ne veux pas qu'elle l'entende, nuance . Et je ferrai tout pour que ça n'arrive pαs .
Tom tape dans ses mains d'un air excité comme à chαque fois que l'on joue un nouveau morceau . Les premières fois sont toujours chargées d'αdrénaline . De découverte . Si les paroles ne me tenaient pαs αutαnt à c½ur, je serai sαns nul doute tout αussi enthousiαste .

-Bon allez je commence ...




Tage geh'n vorbei, Ohne da zu sein ________________ Les jours passent, Sans être là
Alles war so gut, Alles ich und du ... __________________ Tout était si bien, Tout, moi et toi
Geh, Geh... __________________ Va, va...

Wir ham nichts falsch gemacht __________________Nous n'avons rien fait de faux
Die ganze Zeit gedacht __________________Tout le temps pensé
So könnt' es weiter geh'n __________________Que ça pourrait continuer ainsi
Alles andere werden wir sehen .__________________Tout le reste, on verra .
Geh, Geh, Geh, lass uns hinter dir und mir...__________________Va t'en, va t'en,va t'en, laisse nous derrière toi et moi...

Versuch nicht zu verstehen __________________N'essaie pas de comprendre
warum es nicht mehr geht . __________________pourquoi ça ne va plus .
Geh, versuch uns beide zu verlier'n __________________Va t'en, essaie de nous oublier nous deux
Für uns wird's erst weitergehen __________________Pour nous ça continuera
Wenn wir uns nicht mehr sehen __________________Si nous ne nous voyons plus
Geh! Geh! Geh! __________________Va t'en , va t'en, va t'en...
Tu's für dich und mich __________________Fais le pour toi et moi
Ich könnt' es nicht, __________________Je ne pourrais pas,
Ich hätte nicht den Mut . __________________Je n'aurais pas le courage .
Alles ich und du... Geh, geh ! __________________ Tout, moi et toi... Va t'en, va t'en !

Tage geh'n vorbei, Ohne da zu sein ________________ Les jours passent, Sans être là
Deine Spuren führ'n zu mir, soweit weg von dir... ________________ Tes traces me guident Loin de toi...
Geh Geh Geh, lass uns hinter dir und mir__________________Va t'en, va t'en,va t'en, laisse nous derrière toi et moi...
Versuch nicht zu verstehen __________________N'essaie pas de comprendre
warum es nicht mehr geht . __________________pourquoi ça ne va plus .
Geh, versuch uns beide zu verlier'n __________________Va t'en, essaie de nous oublier nous deux
Für uns wird's erst weitergehen __________________Pour nous ça continuera
Wenn wir uns nicht mehr sehen __________________si nous ne nous voyons plus
Geh! Geh! Geh! __________________Va t'en , va t'en, va t'en...

Ich brech' das Licht __________________Je brise la lumière
Die Schatten fall'n auf mich __________________Les ombres tombent sur moi
Ich seh uns nicht __________________Je ne nous vois pas
Alle Schatten fall'n auf mich, auf mich... __________________Toutes les ombres tombent sur moi, sur moi...
Schatten fall'n auf mich... __________________Les ombres tombent sur moi...

Tage geh'n vorbei, Ohne da zu sein ________________ Les jours passent, Sans être là
Das ist alles was uns bleibt... ________________C'est tout ce qu'il nous reste...
Wenn du gehst , Wenn du jetz gehst... ________________Si tu pars, Si tu pars maintenant ...
Versuch nicht zu verstehen __________________N'essaie pas de comprendre
warum es nicht mehr geht . __________________pourquoi ça ne va plus .
Geh, versuch uns beide zu verlier'n __________________Va t'en, essaie de nous oublier...
Für uns wird's erst weitergehen __________________Pour nous ça continuera
Wenn wir uns nicht mehr sehen... GehGeh! __________________Si nous ne nous voyons plus.. Va t'en, va t'en !

Tage geh'n vorbei, Ohne da zu sein... ________________ Les jours passent, sans être là...
Bleib! ____________________________Reste !

Mα voix se perd dans la pièce, tandis que Tom joue les derniers accords . J'ai la chαir de poule.

-Waouh, lâche t'il enfin .
-Ça rend bien?
-Oui oui plus que bien même !
-D'accord, mais moi ça me fait bizarre, pas toi?
-Si . "Les ombrent tombent sur moi"... C'est vraiment ce que tu ressentais ?
-Non je l'ai inventé.. Pff mais évidemment que je le ressentais .. en fait ce qui me gêne c'est que j'ai écris cette chanson sans savoir si elle allait partir, et au final c'est nous qui sommes partis, ça fait ridicule .
-Tu veux vraiment qu'elle sorte de ta vie.?
-A ton avis? La dernière phrase est assez significative il me semble, non?

Il sourit devant mon αir gêné .

-Bien sur, c'est ce qui fait que la chanson est si belle justement ... Ne la laisse pas derrière, justement l'avenir est devant toi ...
-Qu'est ce que je dois faire alors?

Tom me fixe avec insistance, se mordillant le piercing d'un air gêné . Visiblement, il s'apprête à m'annoncer quelque chose d'important, je le devine par son changement d'attitude .


-Heuu... Il hésite . Il faut que je te dise que... tu sais... Et merde ! Tu sais, en fait je me suis disputée avec Olivia chez elle hier à Paris, c'est pour ça qu'elle n'est pas revenue...

J'ouvre la bouche d'incompréhension, qu'est ce qu'il essaie de me dire?

-Enfin, tout ça pour dire que ce n'était pas que par rancune vis à vis de toi qu'elle n'est pas venue . C'était ma faute aussi, voila. Elle tient à toi c'est sur...
-Pourquoi vous vous êtes disputés?
-Heu, pour un truc anodin, c'est sans importance..
-Alors dis .
-Non .
-Pourquoi?
-Va te faire foutre .
-Okey connard . Franchement je déteste quand tu commences une histoire et que tu ne l'as finies pas ...
-J'ai pas envie de te le dire, c'est sans importance, d'accord?

Il se lève, prend sa guitare et fait mine de sortir de la pièce, je le foudroies du regard .

-Tu dis "reste" dans la chanson, alors fais tout pour qu'elle revienne... A moins que tu veuilles VRAIMENT tourner la page? Sans elle?
-Avec elle, j'affirme avec conviction . Cette fois ci je ne veux pas jouer son copain, mais l'être réellement .

Un sourire éclaire le visage de mon jumeau, à cet instant j'ai mon c½ur qui fait des bonds d'excitation face aux moments propices qui s'αnnoncent .

-Alors t'as intérêt à rattraper tes conneries...

Il murmure pour lui même "Et moi aussi d'ailleurs...", mais je n'entends pas, trop concentré sur ma propre petite personne . Heureusement d'αilleurs que ces mots ne sont pas parvenus à mes oreilles .

-Il est minuit, je vais dormir, bonne nuit .
-Ouais bonne nuit, et merci même si t'es con..
-Toi...
-...aussi, j'achève .

____ Sourire complice, clin d'oeil .

___Plus tard ._____ Je vérifie que porte soit bien fermé . Enfin seul . Solitude, havre de paix . Je retire mon tee-shirt, mon jean, et me glisse dans les draps froids . Je me penche vers mα vαlise, et en sors mon si précieux cαlepin . Et mon stylo fαvoris . Déchire délicatement une feuille, et commence à écrire . Je rature chaque phrαse un instαnt plus tαrd . Je n'y parviens pαs . Mettre les bons mots sur ce que je ressens . Je pense à ma nouvelle chαnson Geh, et songe avec nostalgie à cette douce inspirαtion qui m'αvαit gαgné hier soir . Si seulement elle pouvαit revenir .
Puis je pense à elle, comme d'hαbitude . Je me demande où elle est, ce qu'elle fαit .
Demαin est un αutre jour et je serαi un αutre homme .

# Posté le samedi 01 décembre 2007 20:41

Modifié le mardi 23 juin 2009 18:38

Chαpitre 26.*Comme si en une nuit je pouvαis enterrer monssé .

Chαpitre 26.*Comme si en une nuit je pouvαis enterrer mon pαssé .
______ Paris . Mercredi 19 Septembre, 19 heures.


Je monte les escaliers de la rue Montmartre, me mélangeant à la foule . Ces parisiens de tout âge qui rient, qui souffrent, qui aiment, qui détestent, qui vivent . J'en fais partis . Je ne suis qu'une parmi tant d'autres, je me perds dans la masse, mes sentiments sont si semblables .
Eux aussi, lui * aussi .
Pourtant ils sont différents, je le sais, il le sait, les gens le savent aussi . Il a fallut que je croise leur chemin . Les dès ne nous ont pas demandé le choix, tant mieux . Ou pas . Je dois reprendre la route, pourtant j'étais si proche du Bonheur, il m'a filé entre les doigt . Il flotte tout autour de moi, insaisissable . Il s'est enfui en Allemagne, et j'ai décidé de rester ici . Imbécile .

__Manger une glace malgré le froid . Prendre le métro . Acheter le journal . Observer à la dérobé les magasines, et croiser leur regards sur ce papier glacé . Vouloir partir. Ce besoin subit . Tout quitter. Tout plaquer. Rien ne me retient ici, et tout m'attend là-bas . Allumer une cigarette . Ouvrir la porte de ma résidence . Prendre mon courrier . Monter bruyamment les escaliers pour embêter mon stupide voisin . Pénétrer dans mon appartement . Remarquer que la porte est déjà ouverte . M'inquiéter . Détailler mon salon avec appréhension . Revivre malgré moi dans ma tête la scène entre Tom et moi . Fermer les yeux . Poser mon sac . Me servir à Boire . M'attacher mes cheveux et remarquer une enveloppe blanche dans ma pile de courrier. L'ouvrir d'une main tremblante à la vue du timbre . Provenance : Allemagne .

Achevez moi .

_____________ Je lis .



« Lundi 17 Septembre . 22 heures .
Nous sommes à Hambourg, le froid glacial a rendu mes lèvres gercées, l'hiver approche à grand pas . M'éloignant davantage de cet été . Il ne m'en reste plus que des souvenirs ..
Je suis dans le tourbus, nous allons prendre quelques jours de repos, puisque après nous attaquons la tournée française . La France . Maintenant ce pays me fait penser à toi . Toi, toi, toi .
Je m'arrête, je deviens lourd, ou trop "poétique", je ne sais pas ..
J'avoue qu'à force de retenir toutes les émotions qui m'assaillent, de faire censure, je ne sais plus quoi dire devant les autres, ce pourquoi je suis (très) irascible . Tom essaie de lire par dessus mon épaule ce que j'écris depuis tout à l'heure il m'agace . Gustav et Georg regardent un DVD . La routine comme tu le remarques . Mes yeux me piquent, la fatigue se fait sentir . Mais je ne veux pas me coucher tant que je n'ai pas finis de mettre mes sentiments sur papier .
A la différence d'écrire ce que je pense, je pense ce que j'écris . Tu comprends?
Je n'aime pas ouvrir mon c½ur, je suis trop méfiant pour ça, mais j'ai accumulé les erreurs, ce pourquoi j'estime que je te dois au moins ça . Une mise au point s'impose .
Il y a quatre jours tu étais là, puis tu es partis, à cause de moi .
J'ai l'impression d'avoir vécu un mauvais rêve, je n'étais pas vraiment moi même, enfin je ne le suis plus depuis Août . Depuis que tu es partis .
Je n'aime pas les histoires, je préfère quand tout va bien, que c'est dirons nous "cool" . C'est pourquoi je ne comprends pas mon comportement . Mais je suis envahis par les remords et les regrets .
La différence entre les deux ? Regrets, on reproche une action que l'on n'a pas fait et que l'on aurait aimé faire . J'aurai aimé avoir le courage de te dire ce que je ressentais pour toi, de te supplier de rester, d'être capable d'assumer le regard des Remords, c'est regretter une action faîte, on aimerait retourner dans le passé, et réparer ses erreurs, sauf que l'on se rend compte que c'est trop tard .
Mais il n'est jamais trop tard, du moins je l'espère, c'est pourquoi je t'écris ces mots .
J`ai des remords de t'avoir dis cette phrase "C'est trop de pression.. Dès après-demain je vais voyager de partout en Europe, sans avoir la certitude que je pourrai un jour te revoir! Je ne veux pas vivre de promesses, d'illusions.." , que nous deux ce n'était pas possible . "L'Enfer c'est les autres", mais sans toi je suis encore moins capable d'affronter ces "autres" . Les journalistes, les fans hystériques qualifiées de "groupie", les regards braqués sur nous, nous avions déjà passé toutes ces étapes. Le Bonheur nous était à portée de main, et j'ai pris la fuite, refusant de m'engager . Je suis beau à chanter "Leb Die Sekunde" si ne suis même pas capable de l'appliquer . Je suis beau à lire le poème "Carpe diem" et le même soir t'embrasser (enfin), puis te dire un instant après que "non ce n'est pas possible" .
Je me souviens de tout, de chaque moment passé auprès de toi . Des rires comme des larmes . De l'évolution de notre relation .
Ce rôle qui est devenu réalité . Tu m'as ouverts les yeux sur plusieurs points, je n'avais jamais ressentis une telle complicité avec une fille.. Mais "complicité", est ce le bon mot pour qualifier notre relation?
Je ne crois pas .
Je me rappelle de chaque détail en ta compagnie, sauf d'un seul . Cette question . Celle que je t'ai apparemment posé le soir en boite où l'on m'a ajouté de la drogue dans mon verre, quand je te dis ne pas m'en souvenir, je ne te mens pas . Je me torture l'esprit pour retrouver la mémoire, mais rien ne vient . Il ne me reste seulement qu'un vide, un trou noir .
Et je sais, non je sens, que ce que je t'ai dis lors de cette soirée était important pour moi .
Tu sais pourquoi je voudrais que tu me rappelles la question que je t'ai posé ce soir là?
Car ta réponse était "non", et j'aimerai pouvoir te faire à nouveau changer d'avis . Et je ferrai tout mon possible pour ça .

J'ai voulu t'oublier en me voilant la face, mais comment y arriver? Plus j'essayais, plus je ne cessais de penser à toi, et enchaîner les erreurs . Comme un cercle vicieux . « On dit que lα pαssion emprisonne la pensée dαns un cercle...» . La raison . Tout .
Je ne prétends pas regretter tout mon comportement passé ici à Paris, mais je reconnais avoir été con . Plus que ça même . A chaque fois que je venais te parler, je me retenais . Je venais car j'avais ce besoin irrésistible de te parler, sentir ton regard posé sur moi, ta présence à proximité . Vivre à nouveau . A travers toi .
Mais des paroles méprisantes sortaient de ma bouche, je me cachais derrière une sorte de carapace, et je sais que tu l'as compris . Avec toi je ne sais jamais comment m'y prendre car je sais que tu lis en moi . Curieux comme sensation n'est ce pas?
Je t'écris après avoir quitté le territoire francophone, preuve encore une fois de ma lâcheté . Mais te dire en face tout ce que je viens d'écrire m'étais impossible, de toute façon je n'arrive pas à mettre de l'ordre dans mes pensées. Comme je te l'ai dis vendredi, je me sens "complètement paumé". Pour ce qui est de cette histoire avec Tom, je ne veux rien savoir, j'ai confiance en mon frère . Et en toi aussi, évidemment.
Lorsque tu liras ces lignes, je sais que tu penseras à moi, et cela me réconforte un peu . Ne m'en veux pas, s'il te plaît (?) . N'essaie pas de comprendre mon comportement, s'il est tout à fait contradictoire avec mes propos ou mes pensées, c'est qu'il n'y a jamais de logique dans ce que je fais et il n'y en aura jamais . "Jamais" . Ne dire jamais jamais . On verra si je peux à nouveau changer . Tu as les cartes en mains, à toi de lancer les dés qui feront notre destinée .
Tu te souviens le jour où tu m'as montré ton tatouage au poignet ? Tu m'as dis cette phrase, je m'en souviens encore : "C'est le destin qui veut ça. Nos chemins se sont croisés, même si nous prenons des directions différentes, ils aboutissent à la même destination.. "
Cet été je n'y croyais pas, aujourd'hui j'ai envie d'y croire .

Alors Ollie, quelle est notre destination »?


_____ Et je tombe . Il m 'a achevé . Non je ne pleure pas, peut-être que je devrais . Peut-être pas .
__________________ Sa lettre, ses mots, ses pensées.
____________________ Son c½ur .
Mon dieu . Je ne parviens pas à maîtriser mes tremblements, un sourire béat s'affiche sur mon visage. J'en oublis ma trahison, à savoir le baiser avec Tom .
Je ne revois que lui, lui, et encore lui . Ses yeux en amande fardés de noir, son sourire, ses mains, ses bijoux, sa fine silhouette, son menton retroussé, son nez parfait, son odeur, ses attentions, son rire, ses mimiques, ses cheveux, sa voix . Tout .
J'ai l'impression de flotter, d'être dépossédée de moi-même. Les souvenirs me gagnent .

Lui et ses grands yeux noirs m'aidant à me remettre dans l'alcool . Lui qui me dit qu'il n'est pas homosexuel . Lui et moi qui nous disputons . Nous courant dans Berlin pour fuir les journalistes . Lui s'énervant après l'article publié sur nous . Lui et son étoile . Lui séchant mes larmes . Lui bourré en boite, moi jalouse . Nous et notre premier -vrai-faux baiser devant les journalistes . Nous à la fête et action ou vérité, moi jalouse encore une fois . Nous et le lac . Nous et la glace . Nous et la barque . Nous et le poème « A la poursuite du Temps »... Nous et notre premier baiser . Nous et Happy Ending..

De Lui et moi, il en est devenu un « Nous ».

Mais maintenant, qu'en est-il de ce Nous?

Je préfère pas me remémorer ce qu'il s'est passé après Happy ending . Mais je peux affirmer qu'entre Lui & moi ça n'a jamais été finit, et ce n'est pas encore la fin .
L'Avenir est devant nous, et je compte bien rattraper tout ce temps perdu . Je repose doucement sa lettre sur la table, et saisis un stylo plume . _____________ Par où commencer?
Trouver les mots, les émotions qui conviennent, pour décrire parfaitement ce que je ressens . Emmenée par une main, certes tremblante, je me mets à écrire . Les minutes passent. Pas un bruit ne vient perturber ma concentration, à part le grattement de ma plume contre le papier . J'hésite pour ce qui est de la dernière phrase . Finalement, je n'ajoute rien . Je relis la lettre une dernière fois, cherchant une faille, guettant le moindre détail . En tant qu'éternelle insatisfaite, je ne peux m'empêcher de la trouver ridicule au plus au point, voir minable . Qu'importe . Je mets la lettre dans une enveloppe et écris l'adresse de Bill, le c½ur battant .

A présent, trouver une autre occupation . Je mange . Je regarde la télé . Rien de bien passionnant . Mon c½ur sursaute en voyant leurs visages apparaîtrent à travers l'écran . Leurs regards me transpercent . J'éteins la télé, soupirant . Il est 22 heures, je ne suis pas fatiguée, j'attends . Quoi?
Rien . Que ma vie ait un sens, sans doute . Ou oserai je dire que je les attends eux, mais à l'heure qu'il est ils sont très loin . Dans un autre pays . Probablement en train de dormir, ou répéter . De faire la fête même, qui sait . Cesser de se torturer l'esprit . Ne plus y penser . Mettre de la musique . Chanter . Déambuler à travers le salon, de façon grotesque . Le ridicule ne tue pas, je vous emmerde . Danser, pour oublier. Chanter, pour se libérer . Lalala .
Attaquant le deuxième refrain, c'est là que je le vis, interrompant mon manège corporel . Je me suis penchée, plissant des yeux croyant avoir une hallucination . Mais non, il était bien là, comme pour me défier . Ce vulgaire papier froissé, accroché sur la porte de ma salle de bain . Je cesse de danser définitivement. Je ne chante plus, je ne ris plus . Etrangement sérieuse tout à coup . Et j'ai de quoi . Des milliers de questions s'entrechoquent dans ma tête, je ne cherche même plus à comprendre comment ce papier est apparu . Seul le message qu'il contient compte . Un frisson m'envahit . Mais de peur . Je lance nerveusement un regard par dessus mon épaule pour m'assurer que je suis bien seule, et saisis le morceau de papier entre mes doigts fins .

« A FORCE DE JOUER AVEC LE FEU ON FINI PAR SE BRÛLER - Zweiter Warnung- » .


Ces mots .

Je recule, me sentant défaillir . Etouffe un cri . Ce sentiment en moi... de peur . Une sensation horrible de froid m'envahit .

Mon coeur bat de plus en plus vite, à mesure que la tension s'accroît en moi . Incompréhension. Je vacille, détaillant les moindres détails de la pièce de mes yeux paniqués, guettant les moindres objets suspects, m'aventurant dans mon appartement, ouvrant la porte de chaque pièce brusquement, refoulant ma peur . Il n'y a personne .

-Putain! J'hurle donnant un coup de pied dans le morceau de papier tombé sur le sol .

Je passe ma tête dans mes mains, essayant de me calmer, et de réfléchir . Trouver une solution, reprendre ses esprits, ne pas paniquer. Tu es seule Olivia chez toi, tu ne crains rien .
Mais pour combien de temps?

Je retourne dans la cuisine pour récupérer mon portable, et tape difficilement le numéro de Thomas . Je me sens prise de vertiges, alors je me rattrape sur le dossier de la chaise . Thomas décroche enfin, je le conjure d'une voix suppliante de venir immédiatement chez moi . Ce qu'il fait .

______ Peu de temps après .


-A force de jouer avec le feu on finit par se brûler ... ah...

Thomas était accroupis sur le sol inspectant le dessous de mon lit, tandis que je lui relatais ce qu'il y avait écrit sur ce putain de morceau de papier.

-Fais moi voir la menace..

Menace. Ce mot me fait froid dans le dos . Je lui tend nerveusement, il l'attrape me remerciant d'un sourire crispé .

-Mmm.. "Zweiter Warnung" c'est de l'allemand ça non?
-Oui... dis-je d'une voix presque inaudible sentant ses frissons envahir mon corps .

Thomas me fixe d'un air grave, je n'ose relever la tête et affronter son regard . Je ne veux pas admettre la vérité si flagrante . Allemand, menace, "jouer avec le feu", pas besoin d'être Sherlock Holmes pour résoudre cet "énigme" .

-Olivia? Tu peux me traduire ce que ça veut dire? S'il te plait?

-Deuxième avertissement ...
-Deuxième, ah bon?
-Oui, justement c'est ça qui me fait le plus peur . Je ne comprends pas, je n'ai pas eu de premier avertissement Thomas!
-Ne panique pas Olivia.. Tu veux que j'appelle la police?
-Je ne .. heu..

J'hésite . Il ne s'est rien passé de grave . Du moins pas encore .

-Ma porte a été ouverte par effraction, dis-je enfin d'une voix cassée . Je n'avais pas remarqué car j'étais disons heu, étourdie ou occupé par autre chose .
Thomas me lance un regard interrogatif, m'invitant à dire plus.

-Bill, j'ajoute dans un souffle .

---------- Que dire de plus?

-Je vois... Quoiqu'il en soit ça m'inquiète, ça doit être sans doute une fan qui est au courant de ta relation avec Bill qui est l'auteur de ce malheureux message . D'un côté c'est assez délicat comme situation, mais de l'autre si c'est vraiment une fan, il n'y a pas de quoi s'inquiéter, car elle doit être jeune...donc pas dangereuse..

-Conclusions hâtives mon cher! Je m'emporte . Déjà tu as faux sur plusieurs points.. En ce qui concerne Bill, dis "ex" relation s'il te plaît.. Ensuite,une fan "ça"? Une groupie, une psychopathe oui! Et de plus, malgré son âge, ça ne la pas empêché de s'infiltrer chez moi et de me MENACER! Tu ne sais pas de quoi elles sont capable ces filles comme ça ! S'il faut, elle est persuadée que je lui ai enlevé l'homme de sa vie, et est prête à me tuer pour se venger ou ...

-Calme toi, me coupe t'il . Je vais appeler David, il faut absolument savoir pourquoi "deuxième avertissement" ... S'il faut, Bill ou un autre membre du groupe a reçu un avertissement, soit le premier..

Oh, je n'y avais pas songé . "Et si, et si.." Tant de suppositions, d'hypothèses.. Saturation .

-Bon, il ne répond pas, il doit être occupé... Me lance Thomas en me rejoignant quelques instant plus tard . Donne moi le message, si tu veux je te le garde, ça servira de preuve.. Tu veux venir dormir chez moi?

-Non merci, dis-je mal à l'aise. Ça va aller, je vais fermer à double tour..
-Tu ne peux pas refermer, puisque ta serrure a été forcé.. --'
-Ah oui fait chier.. Je fais comment alors?
-J'appelle pendant ce temps un serrurier pour qu'il vienne réparer tout ça si tu veux.
-Ok merci :) On appelle la police ou pas alors?
-A vrai dire je pense qu'il ne vaut mieux pas.. Je préfère en parler avec David avant, car si la police s'y mêle, Bill sera forcément impliqué dans cette affaire . Et du coup les médias aussi ...


J'essayαis de l'oublier, et quoiqu'il αrrive, nous sommes toujours liés lui et moi .


[ Point de vue B i l l ]




_____ Goldene Stimmgαbel, à Ludwigshafen . Samedi 22 Septembre, dix heures..


Ce soir nous allons probablement recevoir un prix, étant nominés dans plusieurs catégories . Tokio Hotel encore couronné, plongé dans le succès . Nous interpréterons Monsoon, la chanson où tout a commencé, qui est naît en même temps que nous oserai je dire . Je la « chanterai » en play-back, bien sur, étant quelques peu malade . Pardonnez moi .
Aujourd'hui cela fait huit jours . Soit très exactement 192 heures que je ne n'ai pas vu Oliviα et que nous avons quitté la France . Puis six jours que je lui ai envoyé ma lettre . Une malheureuse semaine, ou tout au plus, ressemblant à une éternité vue le supplice qu'elle m'inflige . Cette attente infernale d'une quelconque réponse . Heureusement les jours se suivent et ne se ressemblent pas, ce qui apaise mon impatience et améliore ce temps passé à attendre. Je ferme la porte de ma chambre d'hôtel, et attend Saki en tapant du pied. Enfin arrivé, nous pouvons descendre au restaurant au rez-de-chaussée pour déjeuner . Je rejoins Gustav et Georg qui ont déjà commencé à mordre dans leur tartines, et me sers du café de mes gestes fatigués . Je réponds distraitement à leurs bonjours matinaux, et souris à ma maquilleuse qui est déjà prête . Nous sommes en retard, ce que me fait gentiment remarquer David en nous rejoignant . Tom arrive enfin, accompagné de Tobey, sa casquette est placée de travers lui signale Gustav la bouche pleine . Tom lui réplique un "ta gueule" ce qui est censé être drôle, mais personne ne relève sa "blague" . Le reste du déjeuner se fait dans le silence, quelques fois ponctué par le raclements des chaises sur le sol, le tintement des couverts, et les échanges polis tels que "Georg passe moi du pain s'il te plait" . Rien de bien palpitant, vous l'aurez compris . Ayant finis, je m'essuie la bouche avec ma serviette, croise le regard de Saki lui faisant comprendre que je suis prêt, et je me lève la maquilleuse à mes talons pour regagner ma chambre et finir de me préparer. Quelques fans présentes dans le même hôtel que nous "par le plus grand des hasards" me font des signes, mais je fais mine de ne rien voir derrière mes lunettes de soleil. Laissez moi le peu d'intimité qu'il me reste, merde .

__ Midi, dαns le couloir Saki nous donne les habituelles consignes de sécurité, et nous informe que la séance d'autographe doit durer 3o minutes, ni plus ni moins . Nous acquiesçons d'un signe de tête, un membre du personnel nous ouvre la porte, et les cris font rage . Elles sont une centaine, nous attendant docilement derrière les barrières, je débouche mon feutre noir, et gagne la file de gauche signant le premier magasine que je vois . Et ainsi de suite, je souris quelques fois et regarde à peine la propriétaire du poster que je signe, "Danke" oui oui moi aussi je te remercie . Une fan me demande de poser avec elle pour une photo, mais je n'ai pas le temps, je lui souris donc feignant l'incompréhension et redis "Danke" m'étant déjà éloigné . Certaines pleurent, crient, tandis que d'autres restent calmes, c'est celles que je préfère, mais elles se font rares . Malheureusement . J'écrase malencontreusement le pied d'un de nos gardes du corps et lui fend un sourire d'excuse hypocrite. Je donne un dernier signe de main à la foule présente, leur montrant combien je suis bien sur ravis de voir à quel point elles nous soutiennent, et regagne non sans être bousculé notre van où un David m'accueille de son plus grand sourire .
Je ne lui rend pas, et laisse une place aux autres membres du groupe qui rentrent à leur tour dans le van . David m'appelle mais je feins à nouveau l'ignorance, trop occupé à installer mon casque sur la tête . Un coup de coude de lα pαrt de Tom m'oblige enfin à lever les yeux vers eux .
-Ouais?
-David te parle..

Je me retourne vers ce dernier, il ne prend pas la parole, mais ses yeux pétillent . Il me tend une lettre, ni plus ni moins .

Aucune parole n'aurait pu me faire plus plaisir .

C'est d'un visage illuminé que je l'attrape et mon c½ur se met à bondir lorsque je lis le nom de l`expéditeur.
Enfin, elle m'a répondu, je suis prêt à tout surmonter maintenant . Je ne l'ouvre pas, et la glisse soigneusement dans mon sac, sous l'½il attentif de Tom .
-Quoi? Je lui souris .
-Oh un sourire, ça faisait longtemps, dit-il . Puis il se retourne vers David et lui ajoute: David, va falloir que tu nous en emmène plus souvent des lettres, vu comme ça redonne le moral à Bill..
-On en a tous besoin en plus de moral en ce moment, souffle Gustav en regardant ses chaussures .
-De vacances tout simplement, confirme Georg d'une voix grave en croisant les bras .
-Les jeunes ce soir vous allez recevoir un prix, souriez ! Et à la fin du mois, je vous promets que vous allez pouvoir souffler un peu..
-Mais pour combien de temps? Après y'a la tournée française...
-Tom, je rêve ou tu es en train de te plaindre d'avoir des concerts à assurer? Vous savez, n'importe qui rêverait être à votre place . Alors estimez vous chanceux..

Si je n'étαis pαs dans mes nuαges, j'aurai sans doute répliqué "Je leur donne quand ils veulent" mais je n'ai rien dis, n'ayant même pas écouté la réponse de Tom. Ce soir je la lirai enfin cette lettre, mais avant je dois tenir avec perfection mon rôle de chanteur de Tokio Hotel . Subitement, j'ai vraiment envie de gagner ce prix, j'ai ce besoin de remercier notre public, ceux qui nous soutiennent, alors contrairement à tout à l'heure c'est avec joie que je signe des αutogrαphes αux fαns en sortαnt du vαn .
Et cette fois-ci j'ai même posé avec l'une d'entre elles pour une photo.
__________________________________________________________ & mon sourire étαit sincère .



. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Han sα mère il neige ! :D Vive le sud youyouh, miracle ! Plus qu'une semαine & c'est les vαcαnces αhαh & NOEL !

Les Th ça y'est sont en vacαnces pour un mois (en vrαi hein ^^ ), c'est pas trop tôt :) .

En tout cαs merci de votre "soutien" & pour une fois j'αi envie de vous demαnder de me mettre un long commentαire . Ah . Et merci d'αvance parce-que cette suite me plαit pαs trop enfin je suis pαrtαgée :$ _ (photo: Oliviα telle que je l'imαgine.)

C'est les vαcances enfin youyouh Bonnes Fêtes je vous αime <3
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# Posté le samedi 15 décembre 2007 08:55

Modifié le mardi 23 juin 2009 18:38

Chαpitre 27.*Monsoon .***** « When I loose myself I think of you »

Chαpitre 27.*Monsoon .*****  «  When I loose myself I think of you »
_________Ludwigshafen, Dimanche 23 Septembre . _______ Je lance un regard furtif vers mon __________________________________________________ portable : 13h13, quelqu'un pense à moi .



Le week-end a été remplis, nous nous sommes couchés au petit matin et levés quelques heures après, mais pourtant je participe avec entrain à la conversation . Nous sommes dans un de ces restaurants luxueux avec toute l'équipe et fêtons avec allégresse notre prix gagné la veille .

Attendant le moment propice, je repose avec délicatesse mes couverts et me tourne vers David:
-On part quand?
-Pourquoi tu es pressé?
-Heu ouais.. je dois faire quelque chose...
-Ah bon et quoi?
-J'ten pose des questions Tom?
-Humpf ça va de toute façon on sait tous que tu veux vite regagner l'hôtel et relire ta lettre encore et encore, ajoute ce dernier un sourire goguenard plaqué sur son beau visage. Oh ma lettre comme je t'aime, fais moi un câlin ! Susurre t'il en faisant mine de serrer quelque chose dans ses bras .
-T'es vraiment trop con ! Je proteste en efforçant de conserver mon calme et de ne pas répondre aux provocations de mon jumeau .


Si je veux regagner au plus vite ma chambre, c'est que justement je ne l'ai pas encore lu cette lettre . J'en ai presque honte, mais en rentrant de la cérémonie hier soir je me suis littéralement écroulé de fatigue.. Le serveur apporte les desserts, je ne touche pas le mien, tapant impatiemment ma fourchette contre mon verre, sous le regard contrit de Gustav . Les minutes passent, à chaque fois que je guette mon portable, il me semble qu'il affiche inlassablement toujours la même heure .Enfin, toute la table se lève ayant finit de manger, Tom me jette un regard noir, car j'ai soit disant gâché son dessert en m'agitant sur mon siège, mais je me contente de lui adresser un air dédaigneux . Le trajet du restaurant à l'hôtel aurait pû se faire plus rapidement si les fans ne nous avaient pas bloqués le passage . Néanmoins, malgré mon empressement, j'ai pris le temps de signer des autographes et de poser pour quelques photos . David était ravi & moi aussi .

Arrivés à l'hôtel, Georg propose qu'on aille tous les quatre boire un verre et regarder un DVD dans sa chambre, les trois autres acquiescent avec véhémence et se retournent vers moi . Légèrement embarrassé car j'ai cette désagréable impression de lâcher le groupe, je leur annonce finalement que je les rejoins dans un instant, et je cours presque jusqu'à ma chambre . Je referme la porte derrière moi, et clos mes paupières un instant pour reprendre mon souffle . Il était temps .
Je me rue sur ma mallette, et en sors son précieux contenu . De mes mains moites de nervosité, je saisis la lettre et la rapproche de mon fin nez, comme pour vérifier si elle porte un peu d'odeur d'Olivia en elle . Mais elle ne sent que le papier, malheureusement . C'était évident, imbécile.
Je déchire l'enveloppe et en sors sa lettre, écrite sur un simple papier blanc . Le temps s'arrête .

« Oh . Quelle surprise .
Au moment où je t'écris nous sommes le Mercredi 19 Septembre, et je rentre d'une longue et dure journée de travail . Etrangement, ma porte était ouverte . Une appréhension m'avais envahis d'ailleurs . Mais je tenais le courrier dans ma main . Puis cette simple enveloppe blanche . Je l'ouvrais . Ta lettre ...

J'avoue, j'en ai presque pleuré . Que dire?
J'ai remarqué curieusement que c'était la première fois que je voyais ton écriture . En voyant les boucles rondes formant les mots, j'ai souris . Ça change de cette habituelle écriture immonde des garçons, encore une fois tu te démarques . Normal, tu es différent .
Chut .
Je n'écris pas pour vanter tes mérites, mais tout comme tu l'as fais, mettre de l'ordre dans mes pensées en les reflétant par écrit .
Par où commencer?
Trop de mots, car trop de peines .
D'espoir . De colère . Et de culpabilité .
Et aujourd'hui un tel soulagement .
Je te retrouve enfin .
Tu m'as semblé plus présent, proche de moi par ta lettre, qu'à Paris où pourtant tu étais assis à côté de moi . Comme quoi.
J'ai tant de choses à te dire qui traînent en moi depuis Août, que je ne sais par où commencer .
Alors je ne dirai rien . Tout comme moi j'ai su percer ta carapace, essais de deviner ce que je ressens et refoule au plus profond de mon être .. Comble les lignes blanches .
Tu veux savoir ta question lors de la soirée ?
Tu la sauras en temps voulu, lorsque tu auras tout fait pour me faire changer d'avis . Je veux pouvoir te regarder de nouveau dans les yeux, et te dire "oui" .
Et alors tu comprendras qu'elle est notre destination .
Enfin .

Ollie * »

La chanson Totgeliebt du groupe me frappe de plein fouet . Si auparavant je la chantais avec conviction en comprenant le sens des paroles, dorénavant, je les vis pleinement .Ich halt den Brief, in meiner kalten Hand, der letzte Satz noch brennt.. Je tiens ta lettre dans ma main froide, et je sais qu'à partir de maintenant, rien ne sera plus pareil. J'en veux garder le meilleur et effacer le reste, le passé à l'occurrence . Les mauvais souvenirs évidemment . Je respire encore car j'espère . Comme anesthésié je ne bouge pas, les mots se bousculant, les images défilant dans ma tête . Sa lettre est courte et ne m'apprend pas grand chose de plus, elle n'ouvre pas son coeur comme je l'espérais, mais néanmoins j'en retiens l'essentiel: j'ai les cartes en main .


[Le même jour, du côté d'Oliviα.]

Depuis Mercredi, il ne s'est plus rien passé d'anormal, ni de menaces ni de quoique ce soit de suspect . Pour Thomas l'épisode de la "menace" était clo, mais pour moi non. Qu'il continue de marmonner ses illusions, mais il est évident que cette mésaventure ne fait que commencer . Cette peur subsiste à chaque fois que je rentre dans mon appartement, à chaque fois que je vais dans la salle de bain . Même dans la rue je m'imagine que l'on me suit . Tout le temps en fait . Paranoïa . Aujourd'hui le ciel est gris, je hais les dimanches, c'est la journée où il n'y a rien à faire, on se laisse mener par elle, attendant qu'elle passe . Après une grasse matinée bien méritée (sans me vanter) je suis allée à la librairie du coin pour m'acheter un roman, le dernier de Marc Lévy à l'occurrence . Histoire de se changer les idées. Penser à des choses plus réjouissantes qu'une menace et un proverbe qui me glacent le dos . Je rentrais donc d'humeur légère par cette fin d'après-midi calme et ouvrais ma porte avec appréhension, comme chaque jour depuis Mercredi . Ce pressentiment... Le temps de cligner des yeux, le temps de souffler, le temps de faire un pas, que je le voyais à nouveau . Ce maudit papier qui me poursuivait jusque dans mes nuits et qui se trouvait face à moi . Sur le palier de l'entrée, ainsi posé . Clore ses paupières, le temps s'enterre . Juste un temps . Juste un peu d'air, de silence . Respirer . Ouvrir à nouveau les yeux, et accepter la réalité . Le cauchemar continue, il est réel, il doit être pris au sérieux . Je me penche et ramasse le papier, semblable à celui de la dernière fois . Mais cette fois-ci pas de proverbe, ni de menace . Une simple adresse internet inscrite: http://www.antith-O.forumactif.com

Telle une automate je ferme la porte d'entrée derrière moi, pose mon sac près de la télévision, et me dirige vers mon ordinateur portable en permanence allumé . Je tape l'adresse lentement et appuie douloureusement sur la touche "Entr" comme si j'allais droit vers cette sentence irrévocable qu'est la mienne . La page s'ouvre quelques secondes plus tard et donne vue sur une photo, placée en centre de la page web . Et pas n'importe laquelle . Celle de Bill et moi lors de notre premier vrai-faux baiser devant la foule des journalistes . Mon ventre se noue, je détourne la tête, refusant cette vison qui me provoque tant de douleur . Nostalgie . Pensées & sentiments au goût amer . Souvenirs froissés, histoire passée ou à mettre au conditionnel, au choix . Je baisse la page avec la roulette de ma souris et découvre plusieurs clichés que je regarde de mes yeux écarquillés . La plupart sont ceux publiés dans les journaux à scandales, des classiques, mais je ne peux m'empêcher de pousser un cri lorsque je découvre des photos plus récentes . Datant d'il y a deux semaines . Moi avec mes lunettes noires derrière le groupe avant d'aller au grand journal, la propriétaire du site a entouré mon visage en rouge . Je crois que la pire est celle de Tom et moi en boite lorsque nous avons fait semblant de nous embrasser pour attiser la jalousie de Bill . J'hallucine tellement que découvrir sur image la scène du vrai baiser entre Tom et moi ne m'étonnerait pas, bien que je sache pertinemment que c'est impossible . Heureusement, si j'oserai dire, elle ne figure pas . La dernière photo est un cliché de Bill en moi dans la même boite, lorsque je tentais de lui redonner raison dans le patio . Si je pensais avoir assisté au pire, je me trompais . En dessous un texte est écrit en majuscule, je cite:
« TU AS TOUCHÉ AU FRUIT DÉFENDU, CESSE IMMÉDIATEMENT SINON NOUS RENDONS CE FORUM PUBLIC ET FAISONS DIFFUSER CES PHOTOS SUR INTERNET, AINSI QUE TON ADRESSE PERSONNELLE ETC ... EN DÉVOILANT QUE TU SORS AVEC BILL ET TOM KAULITZ A LA FOIS ESPÈCE DE TRAÎNÉE... DERNIER AVERTISSEMENT, APRÈS NOUS EN VIENDRONS AUX ACTES. »

Je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire devant le ridicule de ce message, pourtant je sais que je devrais le prendre au sérieux, j'ai bien vu de quoi elles étaient capables . Cette peur qui me rongeait jusqu'alors a laissé place à de la colère . Thomas avait raison, c'est des fanatiques de Tokio Hotel qui sont à l'origine de toute cette histoire de menace, de quel droit osent-elle me traiter de "traînée"?
Je n'ai pas embrassé Tom, enfin si, mais je l'ai repoussé .

Culpabilitée refoulée .

Se voiler la face .

De quel droit revendiquent-elles l'exclusivité sur Tom & Bill?
Si j'avais su en Août dans quoi je m'embarquais.. ______ Soupir excédé . Avalanche de sentiments .

_________ Plus tard .


Je suis dans un café, avec Thomas qui a tout de suite rappliqué après mon appel .

-C'est plus grave que je ce que je croyais, me dit-il d'un air grave en avalant une gorgée de son chocolat .
-Le jour où tu te décideras enfin à m'écouter...
-Pendant le trajet j'ai appelé David, il m'a reproché de ne pas l'avoir avertis plus tôt, et m'a annoncé qu'il appelait immédiatement la police . Tu vas me confier toutes les menaces que tu as eu jusqu'alors et les photos que nous avions pris de ta porte ouverte par effraction .

J'acquiesce lentement, attendant et redoutant la suite.

-Tu vas dormir chez moi jusqu'à Vendredi, d'accord? Vu que ces filles ont ton adresse personnelle, je pense que tu va être contrainte à déménager...

Je baisse la tête, continuant à remuer mon chocolat de ma cuillère, et refuse de lever la tête . Exaspération .

-Je l'aimais mon appartement, je l'ai depuis mon arrivée à Paris... et puis j'ai mis du temps à le décorer. je poursuis plus que déçue .

Thomas me lance un regard compatissant:
-Je sais bien... désolé mais nous n'avons pas le choix, David me conseille d'être très vigilant . Il faut que tu partes pour ne pas qu'elles te retrouvent .
-Et où? je demande d'une voix plate .
-Les garçons ont deux semaines de vacances avant leur tournée française, ils retournent chez eux à Magdebourg vendredi prochain, soit dans cinq jours. David propose que tu ailles chez eux le temps que l'enquête se fasse, que le site soit définitivement supprimé, que les photos cessent de circuler sur Internet, et surtout, que les filles qui sont auteurs de ces menaces soient démasquées... Je ne veux pas te faire courir d'avantage de risque en restant à Paris, comprends tu?

Boum, Boum, Boum .

Quinze jours avec eux, je vis un rêve éveillée, pincez moi . Moi qui détestais le mois d`Octobre, je pense que je vais vite changer d'avis .


-Oui, c'est parfait, je poursuis en masquant toutes les émotions qui me traversent .

Cette adrénaline si familière qui palpite dans mes veines .

-Par contre une chose Olivia... Murmure t-il de sa voix qu'il utilise habituellement pour se confier . Je lève la tête et plonge mon regard dans le sien . Ne fais pas la même erreur qu'en Août, ne reviens pas comme en Septembre, s'il te plaît... Cette fois ci je veux te voir rentrer en France le sourire aux lèvres avec aucun regret qui te ronge...

Je lui souris avec gratitude, reconnaissante et remerciant silencieusement le destin de m'avoir donné un patron aussi compréhensif, adorable, tout ce que vous voudrez...

-Je vais faire tout mon possible pour saisir cette deuxième chance que la vie m'offre, je conclus en lançant un regard par la baie vitrée du café .

Dieu que la vie est belle .


______Mardi 25 Septembre, 18 heures.

Je sors de la douche, sentant les gouttes glisser le long de mon dos, perler sur mes jambes . Je me sèche les cheveux et les attache rapidement en un chignon maladroit . Je prends ma brosse à dent et l'ajoute dans ma trousse de toilette déjà bien remplie, enfile un jean cigarette ainsi qu'un pull gris en cachemire, puis mes chaussures à talons préférées . Je saisis mon livre de Marc Lévy et le jette négligemment dans ma troisième valise pleine à craquer . Je ferme celle-ci difficilement et la fait rouler vers la porte d'entrée . Mon appartement est vide, il n'y a plus rien . Abandonné . Je laisse mon passé ici, et me tourne vers le futur . Avec une pointe de nostalgie je lance un dernier regard pour m'imprégner de chaque pièce, chaque détail, et tous les souvenirs qu'ils contiennent . Malheureusement mon salon ne me reflète que Tom et moi, et puis rien d'autre, mon inconscient ayant fait abstraction du reste, comme pour me punir . Sale garce . Je pose mon casque sur la tête, et lance la musique . Je prends mes clefs et enfile la plus grande en argent dans la serrure en ayant vérifié d'abord de n'avoir rien oublié . Je tourne la clef clic, la porte est fermée, mon appartement n'est plus mien, j'abandonne mon innocence des débuts parisiens . Depuis Dimanche, jour de ma seconde menace, j'ai décidé de rester deux jours de plus à l'appartement le temps de faire mes bagages et de régler les papiers administratifs. Les trois jours restant avant mon vol pour Magdebourg, je les passerai chez Thomas, comme cela était prévu à la base . Bien entendu une autre menace n'a pas tardé de venir à jour, c'était le risque à prendre en restant à l'appartement. Mais qu'importe, j'allais les revoir mes quatre allemands, et ces filles et leurs menaces ne pourraient rien y changer . Qu'elles salissent mon nom, je suis préparée au pire .
Je ne vous ai toujours pas expliqué la nature de leur troisième menace? En fait, elles en sont vraiment venues à l'action dirons nous . Ont ouvert le forum et fait divulguer les photos . Heureusement Thomas et David ont fait supprimer les site web en l'espace de quelques heures. Tel est pris qui croyait prendre . Elles n'ont plus oser approcher de l'appartement, tant mieux. D'un coté dommage, j'aurai bien voulu les affronter en face et voir à quoi elles ressemblent .
Plus que trois jours, hâte .


[Au même moment, du côté de Bill]



-Olivia vient passer les vacances avec vous à Magdebourg .

David avait prononcé cette phrase d'un tel ton désinvolte que j'ai d'abord cru que c'était une mauvaise plaisanterie . J'ai levé un regard noir vers lui, mais non, il souriait, cela devait être vrai . Tom a poussé une exclamation joyeuse et a tapé dans la main de Georg avec frénésie . Gustav s'est contenté d'afficher un de ses habituels sourires timides, mais je lisais la joie dans son visage . Quant à moi, je me suis contenté de prononcer ce simple mot:
-Pourquoi?

Mon visage était neutre, transparent, mais à l'intérieur, mon c½ur dansait, faisait des bonds immenses, si j'avais pu j'aurai pousser des cris de joie .
Si j'avais pu, soit .
Mais aussi, j'étais nerveux, comme avant chaque concert . Le stress de l'affronter . Entre des beaux mots dans une lettre et affronter la réalité, il y a un immense fossé. En lâche que je suis je me demande si j'en serai capable d'être courageux . Bill Kaulitz a peur . Peur d'une fille d'à peine dix-huit ans, qui l'aurait cru? Bill Kaulitz a peur de l'amour peut-être, il ne veut pas foncer droit dans le mur, il ne veut pas commettre les même erreurs que cet été, passer à coté de bonheur. On s'est loupé de peu je crois, je ne comprends pas, que pour nous deux s'est terminé, j'avais tellement envie de toi... je ne comprends pas non..
La voix de David m'a sortit de mes pensées .
-Hum, disons que c'est plutôt compliqué, je vais vous expliquer .

Nous étions assis à la réception d'un de ces hôtels, je ne sais plus lesquels, ni quand, ni où exactement . Promotion, vous l'aurez devinez, je n'ai plus aucune notion du temps . David se plaça au centre du cercle, tandis que notre producteur venait lui chuchoter quelque chose dans l'oreille . David acquiesçait de la tête, et levait les yeux vers nous . Je croisais le regard de Tom, et haussait les épaules pour lui signifier que je ne savais rien, que j'en étais au même point que lui . Notre manager a pris une grande inspiration, et nous a tout raconté . Les menaces dont était victime Olivia depuis une semaine déjà . Les mots, le site, le forum, les photos . Mes oreilles se sont mises à siffler et mon sang n'a fait qu'un tour . Un mal de tête m'avait alors envahit, et j'ai senti mes doigts se crisper sur mon verre . J'ai lâché une grimace de douleur intérieure, mais n'ai prononcé aucun mot . Olivia était en danger par ma faute . A cause de filles qui aimaient le groupe. Qui nous aiment trop . De façon anormale . Elles finiront par nous perdre, me chuchotait ma conscience . Je ne comprenais pas que des filles telles que ces folles puissent être fans de notre groupe . Si elles nous aimaient pourquoi nous voulaient-elles et nous faisaient-elles du mal?
Elles ne nous connaissaient pas, juste notre image . Olivia l'avait bien compris et avait essayé de m'ouvrir les yeux. « Rien ne changera » m'avait-elle dit . « Il est déjà trop tard, par mon rôle je suis déjà condamnée, étiquetée comme "petite copine de Bill Kaulitz", monsieur l'insaisissable, le fruit défendu. » J'ai malheureusement refusé d'écouter ce qu'elle avait à me dire, d'admettre cette horrible vérité qu'était la sienne, de reconnaître qu'elle avait raison . Putain .
Tom, Gustav et Goerg parlaient en même temps, leurs phrases se bousculaient, mais je n'écoutais pas cherchant une issue à cette impasse . Mais il n'y en avait pas . Menace, menace, ma faute, ma faute .
Elle va m'en vouloir, elle ne voudra plus me parler, il ne faut plus que je l'approche .
Ne sois pas stupide .
Mais justement, je suis stupide, je l'ai assez prouvé, non?
Pourquoi refuses tu le bonheur avec elle?
Parce que j'en ai assez avec le succès, non? Il faut être juste, et en laisser aux autres .
Olivia aussi y a droit au bonheur..
Ai je la prétention de déclarer que pourrais être sa source de bonheur?

Tom me donna un coup de coude, ce qui m'arracha un léger cris plaintif, et je lui adressais un regard lourd de reproche . David s'inquiétait pour moi, je pouvais le lire dans ses yeux, les autres aussi . Ma culpabilité était-elle à ce point évidente?
-Bill!

Me disait mon jumeau, je lui souriais bêtement . Oui oui c'est moi Bill, beau et con . Célèbre et perdu .
Trop con pour aimer .
Trop con pour être aimé, cela dans la logique des choses .


-Pense au bon côté, s'exclama Georg . Olivia va venir !

Oui oui, blablabla, elle va venir et je vais devoir l'affronter . Je culpabilise, est-ce trop difficile à comprendre? Par ma faute elle a reçu des menaces, à cause de ce que je suis, et je ne peux rien y changer . "Des millions de filles se tueraient pour être à sa place" m'avait dit une journaliste belge . Oui oui mais elles pourraient aussi la tuer .

Oh non, ne surtout pas penser au pire, à l'inimaginable .

Elle va venir, et tout recommencera . J'ai les cartes en main, c'est à moi de lancer les dès. Et je vais ignorer ce qui s'est passé avant. Mais bon . Trois points de suspension . Je ne peux prévoir l'attitude que je vais avoir à en face d'elle, c'est ainsi puisque en sa présence je perds tous mes moyens . C'est comme si mon cerveau se mettait en mode "pause" . Tom me dirait que mon cerveau est tout le temps en mode pause s'il m'entendait, quel con . Je vais attendre qu'elle arrive et voir comment je me comporte, je prie intérieurement pour que je ne gâche pas tout . Raturer le passer, tourner la page, et oublier les mauvais cotés . Tout recommencer . Vivre comme des adolescents normaux, sans se prendre la tête . Sans mesurer ses actions . Se laisser vivre, en toute liberté . Oui c'est ça, je me sens enchaîné, pris au piège . Dans tous les cas, ce sera mauvais . Alors autant choisir la solution que je préfère et en subir les conséquences quelles qu'elles soient . Je veux pouvoir tout surmonter . Mais cette fois ci, pas seul, mais à ses côtés .
Je prends conscience que j'ai enfin compris ce que je voulais vraiment . Je me rends à l'évidence, c'est elle, elle, rien d'autre, ni personne d'autre . J'en oublie le tourbillon infernal qui nous tourne autour, et je ne vois que la lumière, ce bonheur . A portée de main, et pour une fois enfin, j`ai envie de le saisir et de le garder bien auprès de moi .
____________________________________________ Pour le plus de temps possible .

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C'est ce que l`on appelle une longue suite çα huhu . Ca fαit un moment que je l'écris en plus .
Je sαis pαs pour vous, mαis en ce moment je suis dαns mα période creuse Téachienne, mαis bon, je sαis que ça va pαsser . Comme d'hαbitude .
Profitez de vos vacances comme il se doit & merci à vous qui fαîtes vivre cette histoire <3
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# Posté le mardi 25 décembre 2007 22:32

Modifié le mardi 23 juin 2009 18:38

Chαpitre 28.*Kαolin * ._____ Je veux entendre ton coeur qui bαt, tu sαis je crois qu'il chαnte pour moi .

Chαpitre 28.*Kαolin * ._____  Je veux entendre ton coeur qui bαt, tu sαis je crois qu'il chαnte pour moi .

____ Vendredi 28 Septembre, Mαgdebourg .



[Pov` Oliviα]

A la seconde où j'ai posé mes pieds sur le sol de Mαgdebourg, j'ai sentis une exaltation immense m'envahir . Tout me semblait plus beau. En passant par ce ciel gris que je haïssais tant, les passants emmitouflés dans leurs manteaux, les feuilles tombant en cascade, le vent me décoiffant, et les rues sombres peu animées . Trop serrée dans mon slim doré, j'avance difficilement vers le taxi qui m'attend vers la droite du parking de l'aéroport . Le chauffeur dépose mes bagages dans le coffre, et j'en profite pour m'asseoir à l'arrière sur la banquette de cuir noir . Durant le trajet de vingt minutes le chauffeur me posa maintes questions, sur ce que je venais faire ici, si j'étais allemande, et j'en passe et des meilleures . Je n'en comprenais que la majeure partie à cause de son accent allemand plutôt paysan. Mais je lui informais que je rendais visite à de vieux amis, mais évidemment ne précisais pas qui. Mon ingéniosité me surprend parfois. Je croisais mes jambes de nervosité, et observais mon reflet dans le rétroviseur . J'étais plus blonde qu'avant, vers les tons blés, et je me demandais encore si j'aimais ou pas . Qu'importe. Quand le taxi s'arrêta sur ce que je reconnaissais être l'imposante demeure des Kaulitz, je sentis mon ventre se nouer, et une pointe d'appréhension envahir mon être . Le passé n'est plus qu'un temps, que je conjuguerai sans sentiment . Le chauffeur me sortit mes bagages qu'il déposa sur le trottoir, et me lança un sourire qui en voulait dire long . Il savait chez qui j'allais, de toute façon, vu l'adresse c'était évident . Je fus mal à l'aise quelques secondes du fait de lui avoir mentis, mais la nervosité me regagna presque aussitôt . Cet été, Bill m'avait donné le code pour ouvrir le portail, je le tapais alors de mon index tremblant . Si auparavant ce système de sécurité sophistiqué me gênait, aujourd'hui il me rassurait. Ici, je ne craindrai rien . Je dû faire deux "voyages" pour pouvoir emmener mes trois valises, plus mon petit sac devant la porte d'entrée. Je sais, j'ai beaucoup d'affaires, mais je suis une fille donc même si ce n'est que pour deux semaines, j'en ai impérativement besoin. Non? Je restais quelques secondes statique devant la massive porte d'entrée, sans pouvoir me décider à sonner . Mon c½ur battait à tout rompre, et plus j'attendais, plus il s'accélérait. Au bout d'un certain temps, soit quelques secondes en fait, je me suis mise à sonner, pour cesser cette véritable torture mentale. Et j'attendis .
Au bout de quelques minutes, voyant que personne ne m'ouvrait je sentis le stress m'envahir, m'imaginant toutes sortes d'hypothèses... La maison était forcément occupée puisque je voyais de la lumière à travers la fenêtre... Je sonnais à nouveau, mais encore une fois, personne ne me répondait ou venait m'ouvrir la porte, ce qui faisait naître en moi une pointe d'agacement car je commençais à prendre froid .

______________ Impatiente .

Pleine d'audace, je risquais à baisser la poignée de la porte d'entrée, qui à ma grande surprise était ouverte . Je posais un pied timide le sur le palier d'entrée et m'aventurais dans le couloir éclairé . Les souvenirs me rattrapant . Je me laissais guider vers la seule autre source de lumière, et manquais de m'étouffer de stupeur en reconnaissant Bill assis sur un des fauteuils, en train d'écouter de la musique avec son casque.
____________________________________________________ Paralysée .



[ Point de vue B i l l ]




_______Ça crève les yeux . _____________________________________ Elle.

Face à moi, telle une apparition . La séparation aura été moins longue que ce que je pensais . Néanmoins, quatorze malheureux jours à supporter son absence . Trop longue, trop dure . Ce manque . Quatorze jours de trop . Je devrais me lever, lui dire bonjour, mais n'y arrive pas . Je reste assis à la contempler comme si je redoutais qu'elle s'évanouisse au moindre mouvement de ma part . Je la dévisage, elle abaisse sa capuche, laissant apparaître son visage de poupée et ses grands yeux verts détaillant la pièce d'un air gêné . Elle évite de croiser mon regard, je fais de même . Suit un silence chargé d'électricité . Raclements de gorge de ma part, immobilité pour elle .

-Installe toi, les autres ne vont pas tarder à arriver .

Ou comment enchaîner une suite de mots ridicules lors des retrouvailles tant attendues .

-Ok merci, me répond t'elle d'une voix timide, dégageant une mèche qui lui cachait le visage .

Nos yeux se croisent un instant, mais nous cillons tous les deux . Je me lève les bras ballants, elle tient sa valise à la main hésitante..

-Heuu..jeee...

Nous parlons au même moment, enfin "parler" est un bien grand mot . Disons que Olivia et moi émettons des sons en même temps, incapable d'aligner des mots compréhensibles . Je me tais, perturbé.
-Vas-y, j'ajoute au bout du compte en baissant la tête .
-Je, je dors dans la même chambre que cet été?

Cet été . Là où tout a commencé .

-Oui, j'acquiesce difficilement. Et heu, tu veux que je t'aides à monter tes bagages ou pour autre chose?

Mais elle a déjà empoigné le reste de ses affaires et commencé à monter les marches . Elle se retourne, me laissant admirer sa silhouette librement:
-Non merci je connais le chemin ...

Le chemin... & le notre?

Pendant qu'elle rangeait ses affaires et s'installait, moi je tournais en rond dans le salon . Ne sachant qu'elle attitude adopter . Je vais finalement dans la cuisine me servir un verre de coca, puis je vais m'asseoir sur le canapé, casque sur les oreilles . Il semblerait que je me sois endormis .

*


Quelqu'un allume la télévision et s'assied à ma droite, faisant bouger mon coussin et vibrer mon pied . J'ouvre péniblement un oeil, puis l'autre, me demandant pendant quelques secondes où je me trouve . Ah oui, je me suis assoupis. Ma tête me renvoie une image floue de Olivia, apparemment c'est elle qui est à côté de moi .

-Tu dormais, c'est chou . Me dit-elle posément .

Je mes yeux à nouveau, alourdis par la fatigue, et souris .

-Oui, hier nous étions à Moscou en concert... Ça fatigue tu comprends ^^ .
-Vous travaillez trop, il faut respirer un peu .

C'est toi que je veux respirer chérie .

-C'est pourquoi on est ici justement . Pour souffler un peu avant la tournée française .
-Vous avez raison .
- Je sais .

Je n'ajoute rien d'autre . Un échange certes timide, mais ça reste une conversation sans dispute, chose rare avec elle depuis un moment. Elle est enfin .
Tu vois je suis le roi de l'illusion. Au fond qu'on me pardonne, je suis le Roi, le roi des cons.

-Ils arrivent quand?
-J'sais pas. David m'a dit vers le début de la soirée . J'pensais pas que tu arriverais si tôt en fait, désolé .
-C'est moi . Mon horaire d'avion a été décalé, c'est pour ça que je suis arrivé plus tôt que prévu . Bref .
-Oui bref .

Nous nous taisons, faisant mine d'être absorbés par la télévision . Comme si j'en avais quelque chose à foutre de cette série de merde . Sa présence à proximité est un véritable supplice . Si proche et à la fois si loin . Son bras touche presque le mien, sa main posée à côté de la mienne . Il me suffirait d'un simple mouvement pour la saisir . Que j'en ai le courage, que je lui dise tout ce que j'ai sur le c½ur, que je réponde à sa lettre par plus que des mots, mais par des actions. Mais je n'ai pas ce courage, je ne fais rien, je croise mes bras . Bouge toi .

*



Nous sommes tous enfin réunis tous les cinq dans notre maison à Tom et moi . Il ne manque plus que Andréas et les filles de cet été, et nous serons au complet . Comme avant . Bordel, comme ça me manquait .

-Tom commande des pizzas viiiiiite j'ai faim !
-Et pourquoi moi?
-Parce qu'on est tes invités ! :D
-Mouais, je vais les commander mais c'est bien parce que je suis super gentil... ^^
-Et modeste, nous savons ça aussi ..

Pendant que Tom appelait la pizzeria, Georg et moi préparions les Kirs sous l'½il attentif d'Olivia :

-J'ai vraiment hâte d'en boire, vous avez l'air de bien savoir vous y prendre !
-Heu en fait pour t'avouer c'est la première fois qu'on a fait avec Bill.. Là on improvise xD
-Ah j'ai rien dis alors --'

Je ne peux m'empêcher de l'observer discrètement, ses joues sont rosies par la chaleur de la maison, ce qui m'attendris encore plus . Je dois arrêter d'être comme ça rien qu'en la regardant, c'est ridicule de ne pas pouvoir se contrôler ainsi à dix huit ans...

_________Quelques sourires, paroles, blagues plus tard .

La sonnerie de l'entrée retenti à travers la maison, je ne prends pas la peine d'aller ouvrir: je me sens las, quelqu'un d'autre ira à ma place .

Andréas et Nora pénètrent dans le salon, je leur souris: ils se tiennent la main, il en auront mis du temps à se mettre ensemble .

___________________________ Genre O & moi ne sommes pas pareil, voir pire .

Nous nous asseyons tous les sept autour de la table basse, buvant et grignotant . Profite, souffle, savoure cette vie normale qui s'offre à toi car elle est éphémère. Jouis de chaque seconde, car bientôt tout recommencera . Leb Die Sekunde .

[Pov' Olivia]


Je suis tout bêtement rentrée dans son jeu . Dans sa lettre il semblait sincère, mais je commence à douter . Et si en fait il avait réussit au bout du compte à me détester? J'avale lentement quelques légères gorgées du liquide alcoolisé et le laisse me brûler ma gorge, puis mon corps tout entier . Je suis assise entre Gustav et Georg . Nora et Andréas sont sur l'autre canapé, et les deux jumeaux en face de nous, chacun dans un fauteuil . Je n'ose ni croiser le regard de Bill, ni celui de Tom . J'avais tellement envie de les voir, mais je ne parviens pas à chasser cette peur qui me freine . Cette culpabilité . Ce doute . Depuis mon arrivée, si Bill fuit aussi mon regard, Tom lui au contraire ne cesse de me fixer lourdement, et d'essayer de capter mon attention . Mais je me dérobe, n'acceptant pas notre baiser volé passé . Je suis tellement distraite, je n'écoute pas leurs conversations, puis je me doute qu'ils polémiquent sur l'auteur ou les auteurs des menaces que j'ai reçu . C'est ça essayez de trouver le coupable mes chéris, ça reviendra au même: l'impasse . Je tend l'oreille, essayant tant bien que mal de me concentrer .

-Mais c'était quoi le premier avertissement? Demande Andréas en fronçant ses sourcils blonds .

Si prévisible .

-Justement, on l'ignore ! Répond un Tom stressé poussant un de ses fameux cris d'angoisse dont il a le secret .

Je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire . Que je stoppe en sentant les têtes se retourner vers moi .

-Heuuu je n'en ai aucune idée.. J'ai eu en tout trois avertissements, et disons qu'après elles en sont venues aux "actes"...
-"Elles"?

J'hausse les épaules, faisant mine de ne pas me sentir véritablement préoccupée par ces menaces:
-Elles sont plusieurs, c'est évident..
-Des groupies? Mais elles sont malades o_o !
-David est fou furieux, depuis que Bill a été drogué il a renforcé la garde est devient complètement paranoïaque, surtout en France..

Andréas manque de s'étouffer avec son Kir..
-Quoiiii? Bill a été drogué? Mais c'est quoi cette histoire?

Georg et Tom se lancent un regard trahissant leur gaffe, et Bill prend la parole, levant les yeux au ciel..
-Je sais, je ne t'ai rien dis...
-Au téléphone "oui tout va bien" et..
-Laisse moi finir tsss... Je ne voulais pas t'inquiéter, tu comprends?
-De toute façon tu savais que je le saurai un jour ou l'autre. T'es vraiment trop con...
-Chéri, calme toi, le résonne Nora en lui pressant la main.
-Excuse moi Dréa, mais bon je préfère ne pas trop penser à cette histoire...

Andréas ne répond rien et se contente de nous adresser un regard noir . Puis soudain, il relève la tête, la bouche légèrement entrouverte comme sous le choc:
-Mais je sais! Crie t-il . Raconte brièvement les circonstances, le lieu et tout ça de quand tu tu as été drogué..
-C'est moi qui raconte alors ! :)
-Comme tu veux..
-Donc nous étions à Paris Jeudi soir dans un club privé avec David et le manager de Olivia... J'étais avec celle ci, quand nous sommes allés sur la piste de danse dans le patio . Nous nous sommes perdus de vue, et c'est elle qui est tombée sur Bill .
-Et il était déjà pas bien du tout, je poursuis évitant de croiser les nombreux regards fixés sur moi . Les médecins ont dit plus tard que c'était sous l'effet de drogues... Mais faites exprès pour soit violer, kidnapper et tout ça, enfin je te passe les détails...
-Mais c'était quand?
-Jeudi soir, on te l'a dis!
-Et Olivia c'est quand que tu as eu ta première menace?
-Quelques jours après le départ des garçons, donc le Mercredi de la semaine suivante... Mais il est où le rapport?

Un silence s'installa quelques secondes laissant ma question en suspense, et soudain Gustav pousse une exclamation de surprise à son tour . Bill et moi échangeons furtivement un regard, ce qui me vaut une multitudes de frissons et une poussée de chaleur ...

-Mais enfin c'est évident !

Je fronce les sourcils interloquée . Qu'est ce qui est si évident ?

-"Second avertissement", pas besoin de chercher plus loin pour deviner ce qu'était le premier !

Je n'ai pas le temps de réfléchir, que Tom se lève déjà d'un bond, les poings crispés:
-La drogue... c'était donc ÇA le premier avertissement !
-Trois heures après, bravo --'
-Tu, tu veux dire qu'en vrai la drogue était destinée à Olivia? Interroge Bill livide .
-Probablement pour toi, de façon à ce que vous vous sentiez tous les deux concernés... Je ne sais pas, ajoute Andréas en secouant négativement la tête, lèvres pincés . C'est mauvais tout ça, on se croirait dans un mauvais film..
-Sauf qu'ici c'est la réalité... Et par ma faute Olivia a été menacé..

Mon c½ur s'accélère, Bill me fixe intensément, je lève la tête pour capter son regard . C'est l'occasion de tout lâcher, dis le putain . Dis le que tu as fais erreur . Qu'on soit ensemble ou non, tout cela arrive . Le malheur s'abat sur nous, parce que nous avons été un couple . Qu'on le soit désormais véritablement, que cela changerait-il? Rien de plus . Mais Bill baisse les yeux, et se contente de se pencher vers la table pour saisir son verre .


____________________________________________________ Ecrase .


*


Ma tête tourne, cela dû sans doute à la fatigue, ou le mélange d'alcool et de cigarettes . Mais qu'importe . Je jette un regard furtif vers Bill et le contemple . Cette manière dont il sourit. Sa façon d'agiter ses doigts lorsqu'il parle, de tordre sa bouche, d'hausser ses sourcils . Son sourire éclatant . Sa voix est comme une musique à mes oreilles . Son regard me brûle et me transperce jusqu'au plus profond de mon âme . Nue . Un doux chuchotement et le monde disparaît . . Je lance un léger sourire à Georg qui est à mes côtés et me dirige vers la terrasse discrètement. Je m'assois sur une marche et allume une cigarette: la dernière de la soirée, et regarde les étoiles . Les minutes passent, je me laisse bercer par ce silence apaisant . Un bruit de pas me sort de mes pensées, je relève la tête faisant du coup tomber ma capuche, ce qui me cache la vue . Je la relève et découvre Tom à mes cotés . Il me sourit timidement et frotte ses mains l'une contre l'autre pour les réchauffer . Je le regarde amusée, et pose ma tête sur son épaule . Je ferme les yeux, lui me prend la main de la sienne, glacée . J'ai froid . Son souffle chaud me chatouille la nuque, je ne bouge pas, lui non plus, laissant aller le temps .

-Bon retour parmi nous, me chuchote t'il soudainement dans l'oreille, m'arrachant un frisson .

Je ne répond rien, me contentant juste d'esquisser une légère pression de ma main gauche . Plus fort que les paroles, le silence a tout aussi son importance . Les actions aussi . En venant me rejoindre Tom m'a fait comprendre beaucoup plus qu'en un discours . J'en ai compris ce qu'il ressentait, et le message qu'il voulait me faire passer . Il est là et veut le montrer, plus que par des simples mots, mais par des gestes de la vie courante, voulant dire beaucoup, eux et leur sens caché .

-J'ai eu tellement peur, j'avoue enfin . Il rattrape de son index une larme qui coule le long de ma joue, et m'y dépose un baiser comme pour faire disparaître toute trace de tristesse sur mon visage .

-C'est finit, maintenant tout va s'arranger, je t'assure .

Je me dégage de son étreinte, et me relève . "Tout va s'arranger" . Mais dans combien de temps? Tant qu'ils seront ce qu'ils incarnent, rien ne changera . Un groupe qui finira un jour par soit s'autodétruire, soit par être détruit . Je rentre dans la maison, là où il y fait chaud, la où fuse la vie et les rires, et je laisse Tom seul sous ce grand ciel noir . _______________________ Lui & le poids de la culpabilité .




Dormons profondément, je garderai tous nos cauchemars et laisserai entrer le soleil dans notre monde d'obscurité, pour un lendemain meilleur .




*

Bill Kαulitz α dit (extrαit de Plug Tv) : « De plus, une fois que vous êtes sur le devαnt de la scène, le plus dur c'est d'y rester . [...] Ne pαs se trαcαsser de ce que les αutres peuvent dire ou penser [...] Lα Musique c'est αvαnt tout de l'émotion, & pas du Mαrketing » .


& j'αi envie de le croire .

Pour celles qui me disent que c'est trop commerciαl ce qu'ils font & que nos Th n'αgissent pαs contre çα, je n'en pense pαs moins, malheureusement . J'αi envie d'y croire parce que justement, çα me fait "mαl" d'αvoir cette imαge d'eux . Mαis je sαis que je n'y croirai pαs . Bill lors des interviews dit bien qu'il ne fume pαs, αlors à sαvoir si ce que j'ai cité il le pense vraiment, c'est toute lα différence . On ne cerne jαmαis le vrαi du fαux avec eux .
Mαis leur Musique comme il le dit, c'est tout ce qui compte αprès tout, non?

Edit: Pour le dernier jour de 2oo7 & le premier jour de 2oo8, pour qu'une soirée soit mémorable, il faut un quota d'événements marquants. & je pense que cette soirée du Réveillon les a atteint dignement : ). Si si puisque avec 6 potes nous sommes partis en coup de tête en Espagne (oui oui) soit à 3o minutes de la Costa Bravaaaa. Etant la seule fille, je me suis bien éclatée, enfin non, ce fut inoubliable . Tellement de délires que je ne pourrai les citer, d'aventure, de danse, de boites, de bars, d'Espagnol, de chansons Gitanes, de ELECTRO <3 de HOUSE <3, de Français/ses, de fous rire, de liberté, d'Alcool, de cigarette, du *waouh* à l'état pur .

Disons que 2oo8 commence divinement bien . =)

# Posté le mercredi 26 décembre 2007 13:38

Modifié le mardi 23 juin 2009 18:38

Chαpitre 29.*Je time moi non plus ___

Chαpitre 29.*Je t`αime moi non plus ___


Les αutres peuvent parler, ils peuvent dire ce qu'ils ont envie, mais tout ce que je sαis, c'est que tout irα bien. Dαnn wird alles Gut .

Personne, non personne, ne peut s'immiscer sur le chemin de mes propres sentiments, de ce que je ressens pour toi. Même quand la pluie devient αverse & que mon c½ur est blessé.
[Inspiré de No One, Alicia Keys]



*____*
*


____ Trois heures du matin, Bill se retourne une énième fois dans ce lit trop grαnd pour une seule personne, espérant trouver le sommeil, mais non, rien n'y fait . Les bras de Morphée ne sont visiblement pas prêts à l'accueillir pour ce soir, tant pis. Il repousse en soupirant la grosse couette et se met sur le dos à fixer le plafond .
De quoi se remettre en question sur beaucoup de choses . Sur le pourquoi et le comment de son existence . S'il pensait avoir fait le bon choix quant à sa destination . Sa vie en général .
Introspection en soit .
Mais il n'était pas du genre de personne à se remettre en cause, il préférait avancer au grè de ses envies, et savourer .

Enfin, habituellement Bill Kaulitz étαit comme çα .
Une seule fois, pas une de plus, il avait mesuré ses actes et pensé au futur . Aux conséquences qu'il pourrait y avoir . Et pourquoi?
Non plutôt, pour qui, serait le bon mot .
Pour une fille . Oui oui pour une fille .
_____________________________________ Rien que çα .
Lui que l'on prétendait gay, n'était ce pas le comble?

Et qu'en avait-il récolté en retour?
Des regrets .
Alors non, ce soir là Bill n'allait pas réfléchir sur le pourquoi du comment de son existence ou ses choix, et j'en passe et des meilleures. Il était dans sa nature et son tempérament de se laisser emporter par le vent, bercer par ce fleuve qu'est sa vie, mais loin d'être tranquille, certes . Il confiαit cette épreuve de remise en question pour les philosophes, ou ce genre de personnes qui passent leur vie à penser, mais qui au bout du compte n'agissent jαmαis .

Actuellement, il faisait partie de cette catégorie . Au fond de lui il le sαvαit, et il en avait horreur .
Vous l'aurez compris, Bill Kaulitz ne philosopha pas sur lui même ce soir là, il n'attendit pas non plus que le sommeil vienne le gagner . Il αllα jouer, oui jouer .
Aux consoles de jeu plus précisément, avouez que c'est bien plus distrayant .

*

Il finit finalement par s'assoupir sur le canapé devant la télé du salon quand le jour se leva et illumina la pièce . Un de ces matins de Septembre où le soleil se fait timide . Il se réveilla deux heures plus tard avec cette désagréable sensation de ne presque pas avoir dormis de la nuit, ce qui était le cas .
Il s'était endormis habillé, ne s'était même pas démaquillé, autant simplifier les choses: il n'était pas beau à voir .

Oui oui Bill Kaulitz est un être normal, il lui arrive d'être moche .

Après avoir bu un verre de jus d'orange et faillis aller le revomir directement dans les toilettes, il alla saisir son écharpe noire en cachemire, la mit autour du cou, puis enfila ses gants et son bonnet . Il s'apprêtait à refermer derrière lui la porte d'entrée discrètement quand il entendit une voix scander son nom . Il se retourna, surpris, et y découvrit un Gustav qui dévalait l'escalier pour le rejoindre . Mais Bill feignit l'ignorance et lui tourna le dos . Il sortit de la maison, ouvrit le portail, et sentit l'air frais matinal envahir ses poumons . Le froid faisait de sa respiration des nuages de fumée . Il entendit Gustav qui le rejoignait, alors il se retourna vers lui: il était en tenue sportive ce qui lui arracha un léger sourire . Ils marchèrent côte à côte sans dire un mot, traversèrent un pont, saluèrent le facteur, les personnes âgées... La nature les berçait par son calme et leur faisait respirer la vie .
Que s'était bon de se sentir libres .

*

Tom sortit lentement de ses rêves non pas par lui même, mais par une musique qui s'épanouissait à travers toute la maison . Listen . ___ Il ronchonna, passa sa tête sous l'oreiller, mais la mélodie était tout aussi forte . Et belle . Il dégagea ses draps, et s'allongea sur le dos, lâchant un soupir . Il se frotta les yeux, se gratta le genoux gauche, et regarda l'heure, il était quinze heures . Vive les vacances .

It`s okay by me
It`s okay by me
It`s okay by me
It was a long time ago...

Il prit son courage à deux mains et se leva de son lit râlant intérieurement contre celui, ou celle, qui avait oser interrompre son sommeil si précieux .


*



Il descendit lentement les marches à cause de son baggy qui le gênait et se laissa guider par la musique qui passait en boucle depuis tout à l'heure . En passant par la fenêtre, il jeta un coup d'oeil vers le paysage qui s'offrait à lui, et fut aveuglé par un rayon de soleil qui perçait l'arbre sans feuille d'automne . Il arriva dans la cuisine et fut surpris de n'y découvrir qu'une Olivia fatiguée, mâchant lentement sa tartine de nutella et feuilletant un Vogue Français .

-C'est toi qui a lancé cette putain de musique?
-On dit bonjour quand on est polis, salut Tom .
-Ouais, 'lut... alors?
-Oui c'est moi, et ne dis pas "putain" mais "magnifique" chanson...

Tom sourit et prit le pot de nutella sous le regard amusé d'Olivia.

-Sinon ils sont où les autres? Poursuivit-il en s'asseyant à ses côtés .
-Je sais pas, je viens juste de me réveiller..
-Gustav a dû aller faire du vélo, comme d'habitude..
-Ouais sûrement... Et Georg et Bill doivent encore dormir...

Un silence rempli de gêne suivit la remarque d'Olivia, aucun des deux n'osant aborder le fond du sujet . Celle ci se racla la gorge et Tom se servit un bol de lait de ses gestes brusques et maladroits .

Ils n'étaient pas matinaux, pas du tout même .

-Hum, sinon avec Bill t'en es où?

Olivia leva la tête et feignit la surprise en écarquillant des yeux.

-Comment ça?
-Ben vous avez parlé ou pas? Demanda t'il en haussant les épaules .
-Non, tu as bien vu hier soir que lui et moi ne nous sommes pas adressés la paroles...
-Ouais mais j'avais pensé pendant que vous étiez seuls tous les deux avant qu'on arrive...
-Non non je te dis.. soupira t-elle . Et toi, tu lui as parlé de notre heu...
-Baiser? acheva t'il en chuchotant . Bien sur que non, on a dit que c'était du passé... A moins que tu veuilles que l'on remette ça...
-Rooo Tom arrête un peu c'est même pas drôle..
-Alors pourquoi tu souris?
-Humpf! Je souris parce que ta tête me fait rire, t'es con .
-Je vais faire comme si je te croyais.. ajouta t'il pour la narguer .

Olivia examina ses ongles sans relever la remarque de Tom et fredonna l'air de la chanson .

-Sinon en parlant de Bill, il a écrit une chanson, et les paroles étaient super belles.. Tu l'inspires, Reprit-il en faisant craquer ses doigts .

Olivia posa sa cuillère brutalement sur la table, et se pencha vers Tom, comme elle avait l'habitude de faire lorsqu'elle était intriguée .

-Sois plus explicite ... Tu veux dire qu'il parle de moi dedans?
-Ah,je ne dirai rien de plus, t'as qu'à demander à Bill de te la chanter, et si je suis gentil, je te ferrai l'honneur de l'accompagner à la guitare...
-Allez, fais pas ton chieur, dis moi de quoi parle la chanson...

Tom secoua négativement la tête, et ne put s'empêcher d'étouffer un ricanement .

-Allez, je t'en supplie, je veux savoir... insista t'elle en modifiant sa voix .

Il se tourna vers Olivia et eut le plus grand mal à résister à sa jolie bouille et ses yeux suppliants .
______ Elle savait y faire avec lui .

-Non je t'ai dis, ajouta t-il enfin en se levant .
-Je ne demanderai pas à Bill de toute façon..
-Pourquoi?
-Parce que c'est comme ça, j'ai pas envie c'est tout, expliqua t-elle d'un ton sec . Sinon tu fais quoi cet après-midi?
-Je sais pas encore, jouer un peu, regarder la télé, glander quoi.. J'ai pas très envie de sortir de la maison, demande à Georg si c'est ça que tu attendais.
-D'accord.. soupira t-elle tandis qu'il ouvrait la porte pour quitter la pièce . Attends Tom, ne pars pas!

Ce dernier se retourna un sourire aux lèvres, il aimait qu'on le retienne . Et tout particulièrement lorsque c'était une belle fille telle qu'Olivia .

-Oui? demanda t-il joyeusement en lançant un regard charmeur .
-T'as oublié de débarrasser ton bol, t'as cru que j'étais ta bonne ou quoi?

Toujours aussi aimable la Olivia .
& c'est ce qu'il aimait chez elle, aussi étrange que ça puisse le paraître . Sa façon de lui tenir tête .


*


Vers dix sept heures, Olivia était en train de jouer aux cartes avec Georg quand elle entendit Tom qui l'appelait depuis l'étage . Elle fit mine de ne rien entendre, mais Tom répéta son nom plusieurs fois . Elle soupira et posa ses cartes brutalement sur la table en roulant des yeux . Georg étouffa un rire, et la regarda se lever de sa chaise et monter les escaliers .

Elle longea le couloir et appela Tom qui lui répondit depuis la salle de bain . Elle fronça les sourcils, et toqua à la porte .
-Tom? Qu'est ce que tu veux?
-Je sors de la douche et j'ai pas mon peignoiiiiiiir! Cria t'il en gémissant presque .

Olivia sourit amusée et poursuivit:
-Et il est où patate?
-Heuu... dans mon sac à dos bleu sûrement, enfin l'une de mes valises, va voir dans ma chambre chteupley!

Olivia hocha de la tête, ce qui était ridicule puisque Tom ne pouvait pas la voir .

A moins qu'il ait le don de voir à travers les murs . Passons .

Elle s'apprêtait à se diriger vers la chambre du dreadeux quand celui ci scanda à nouveau son nom d'une voix geignarde .

-Oliviaaaaaa!
-Quoi?! S'exclama t-elle exaspérée .
-J'ai réfléchis et mon peignoir doit être avec celui de Bill, donc dans son sac !

Tom avait réfléchit... Miracle, il savait réfléchir .

Voyant que Olivia ne répondait pas, il s'approcha de la porte et murmura d'une voix faussement timide:

-Heuu le bleu... dans sa chambre ...

Olivia crispait des poings, se menaçant de ne pas craquer . Tom la rendait folle . De rage bien sur . Comme si elle allait se rendre dans la chambre de Bill, et fouiller dans ses affaires, la bonne blague . Ahah .

*

___ Elle s'était fait avoir, il l'avait eu putain . Elle endossa une valise ouverte, les divers habits éparpillés sur le sol, pestant contre Tom qui avait reussi à l'embobiner . Lui et ses grands mots .
La chambre de Bill était dans un désordre démentiel . Il n'était arrivé que depuis un jour, mais avait déjà tout mis sans dessus dessous, Olivia n'en croyait pas ses yeux . Le lit était défait, d'objets multiples étaient posés dessus, plusieurs valises contenant trop de fringues pour les porter en une seule vie, étaient éparpillés sur le sol .
Un petit sac Nike bleu . Voila ce qu'elle cherchait .
Autant trouver une aiguille dans une botte de foin . Hum, genre la vieille expression .

Elle entendit vaguement à travers les murs un "viiiite j'ai froiiiid" de Tom, mais elle s'en moqua . Elle hésitait à vraiment fouiller dans les affaires de Bill .
Dire qu'elle était affreusement gênée serait un euphémisme, vous vous en doutez .

Elle ouvrit d'une main hésitante l'un des placards et l'inspecta . Malheureusement elle n'y trouva pas le sac tant recherché . Sentant son impatience venir à bout, oui car Olivia était tout sauf patiente, elle se mit à accentuer ses recherches, quitte à avoir cette désagréable impression de violer l'intimité de Bill .

___________ Et pas n'importe qui .

Elle chercha dans des endroits les plus insolites les uns que les autres, tel que le dessous du lit, des boites à chaussures, comme si un peignoir allait se trouver là dedans, non mais . Elle inspecta la commode, et fut intriguée par une feuille légèrement froissée . Elle y reconnu l'écriture de Bill, ainsi que des notes de musique .


Elle n'hésita que quelques secondes, mais la curiosité plus forte que tout, la fit céder à la tentation . Peut-être que c'était la chanson dont Tom lui avait parlé ?
Mais elle n'eut que le temps de lire le titre « Geh » qui signifiait "Va" ou "pars", qu'un raclement de gorge la ramena à la réalité . Elle sursauta, et lâcha le papier par surprise .
Prise en flagrant délit .
Elle pivota, et son malaise s'accentua lorsqu'elle reconnut Bill, en face d'elle, qui la regardait fixement les bras croisés .

Elle était dorénavant plus que mal à l'aise , mais affreusement, indescriptiblement gênée . Si bien que son visage vira au rouge très rapidement .

-Heuu... je cherchais ... le peignoir de Tom, balbutia t-elle piteusement .

Bill ne lui répondit pas, se contenta de lever son sourcil droit de cette façon hautaine-dédaigneuse qui lui était si particulière, et finit par se retourner vers la porte de sa chambre ouverte . Il mit sa main sur la poignée, et ferma la porte .

Gloup . Olivia sentait son c½ur battre à tout rompre, elle rêvait ou Bill avait fermé la porte de façon à ce qu'ils ne soient que tous les deux dans sa chambre?

Non non chérie, tu ne rêves pas, tu te trouves effectivement dans la chambre du grand Bill Kaulitz . Que tous les deux . L'un en face de l'autre .
Autant dire qu'au fond elle pouvait s'estimer chanceuse .

Mais Bill ne se retourna pas vers elle, il continua de lui tourner le dos, et se pencha vers la porte . Puis, il décrocha quelque chose qui était pendu sur le porte manteau fixé sur celle ci . Il daigna enfin à lui faire face, mais cette fois ci avec le fameux peignoir de Tom dans la main .

Olivia avait regardé dans les endroits les plus improbables, mais elle n'avait pas pensé à tout simplement regarder derrière la porte .
_____________ Idiote, vous avez dit idiote?

Elle laissa échapper un léger rire, plus pour atténuer la tension que par amusement .

Comme si la situation pouvait être comique .

Elle pencha son bras, et saisit en tremblant le peignoir que Bill lui tendait, le visage inexpressif .

-Bon..heu...merci, je vais aller lui apporter maintenant... Bégaya t-elle en fixant ses pieds nus .

Voyant que Bill ne répondait rien et se contentait de la dévisager, ce qui ne faisait qu'accroître sa gêne car elle se sentait comme passée sous un rayon x , elle s'avança vers la porte d'une démarche qui se voulait déterminée .


-Attends, lança Bill subitement en lui attrapant le bras .

Elle en lâcha presque le peignoir sur le sol . Oui, je dis presque car Olivia essayait tout de même de se contrôler . Il ne fallait pas que Bill voit à quel point il l'a déstabilisait .
___________ Comme s'il ne s'en doutait pas .

-Oui? Demanda t-elle d'une voix hésitante .
-Tu... tu as lu quoi du papier que tu avais dans la main quand je suis rentré ?

Il ne lâcha pas son bras, et baissa son regard vers le sien . Il avait chaud . Elle aussi .

-Heu... Rien, je n'ai rien eu le temps de lire, murmura t-elle enfin d'une voix étrangement aigue .
-Tu es sur? Insista t-il en fronçant ses sourcils, inquiet .
-Oui oui...

Bill lâcha un soupir rassuré en même temps que le bras d'Olivia, et se pencha pour ramasser le fameux papier, qu'il mit dans sa poche .

Olivia resta quelques secondes figée, puis sans demander son reste sortit de la chambre de Bill où elle étouffait .
Elle était tellement perturbée, qu'elle en oublia même le peignoir dans la chambre, c'est pour dire .


*


Bill s'empressa de refermer la porte derrière Olivia, et alla s'allonger sur son lit . Les bras croisés, derrière sa tête, il lâcha un soupir qui en voulait dire long . Il avait cette horrible impression que sa tête allait exploser . A ce moment précis, la scène lui manquait .

Monsieur l'insatisfait.


Il sortit de sa poche le fameux papier et relu sa chanson . Geh . Non non il ne voulait pas qu'elle parte, oui oui il n'était plus vraiment lui sans elle . Bleib, bleib, bleib .
Elle n'est pas restée, elle est revenue, nuance. Sie ist Da . Il froissa la feuille et ses paroles, avec la conviction qu'il ne parlerait plus jamais de cette chanson . Car si Olivia l'entendait, elle le prendrait certainement très mal . On pouvait dire qu'il avait eu chaud .
Très chaud même . Et dans tous les sens du terme .

Bill descendit au salon quelques temps après, et il trouva Olivia et les garçons assis devant la télé, apparemment en plein dans un film .
Il les rejoignit sur le canapé, en s'asseyant sur leurs genoux . Sans gêne donc . Tous crièrent, en riant et le repoussant .
Bien évidemment ils finirent tous les cinq étalés sur le sol, les uns contre les autres, riant encore et toujours . Ce fut Tom qui saisit le premier un coussin et qui l'aplatit sur la tête de son jumeau, un sourire de vainqueur sur son visage . Olivia à qui la chute avait fait mal à ses pauvres fesses, se vengea à son tour en prenant l'autre coussin et en frappant elle aussi Bill avec . Ce dernier ne tarda pas à riposter, et une bataille générale s'enclencha . "Dans la joie et la bonne humeur" .

On se croirait presque dans ces pubs américaines des années 6o avec le générique d'Happy end . .
Oui oui, mais là c'était tout simplement la réalité . Ce qui est d'autant plus drôle .


*

Vingt et une heure approchait et leurs ventres criaient famine, surtout celui de Georg. Ce dernier avait décroché du film depuis un bon bout de temps, et se contentait de fixer le plafond tellement il avait la flemme de se lever . Mais le pire c'était Bill qui s'était carrément endormis .
En voila un à qui les nuits blanches ne réussissaient pas .
Il s'était allongé de tout son long, sa tête reposée sur les genoux de Tom .
Un tableau, autant le dire, plus qu'agréable à regarder .

Seuls Olivia et Gustav regardaient vraiment le film, il faut dire que Johnny Deep était on ne peut plus grandiose dans ce film, "Fenêtre secrète" .
Le ventre de Georg émit quelques borborygmes à faire peur, ce qui l'encouragea à se lever avec peine et se diriger d'un pas traînant vers la cuisine .

-On mange quoiiii ce soiiireuuuh? Interrogea t-il depuis la pièce d'une façon si gracieuse qu'il réveilla Bill en un sursaut
-Quesquisspass?
-Chut, dodo Billou... Chuchotta Tom en caressant de façon moqueuse l'épaisse tignasse de son frère .

Tous se mirent à rire de la plaisanterie, sauf Bill évidemment . Georg les rejoignit, une mine boudeuse et les bras croisés:
-Bon! On mange quoi? J'en peux pluuus je meurs de faim!
-Mais ouvre des chips putain on regarde un film tu vois pas? En plus c'est la fin alors chuut! S'impatienta Gustav en repoussant de son bras Georg qui cachait la télé de son postérieur .

Ce dernier se tut et alla s'asseoir sur le fauteuil en soupirant . Bill qui était d'humeur exécrable depuis qu'on l'avait réveillé de façon si brutale, se leva et se dirigea vers la salle de bain du bas en prenant bien soin de claquer la porte derrière lui . Tom alla chercher des chips et les emmena vers la terrasse couverte pour se disputer un Bαby Foot avec Georg .

-Cha manque de fille par ichi, finit par faire remarquer ce dernier la bouche pleine .
-Comment ça? demandα Tom concentré sur ses joueurs de foot . Tu veux dire, des filles à chopper?
-Hu, ouais tu m'as très bien compris... Comme cet été, faudrait qu'on en ramène à la maison...
-Pas de fans du groupe alors, αnnonça Tom en marquant un point dans les buts de Georg .
-Oui, mais de belles filles évidemment .
-Evidemment .

Ils s'échangèrent un regαrd complice, puis ricanèrent en même temps rien qu'à la perspective de ramener prochainement de "belles filles" pour leur tenir compagnie .


*

-Putain elles sont passées où ces maudites aspirines? S'impatienta Bill en fouillant dans le placard de la cuisine .

Ce n'était que le dixième placard de la maison qu'il ouvrait, et il était même prêt à appeler sa mère pour trouver ces médicaments tant désirés . ________________ Juste un rien capricieux .
Il avait toujours le nez dans dans le placard quand Olivia rentra à son tour dans la cuisine, il ne la vit donc pas tout de suite . Celle ci fit celle qui n'avait pas remarqué sa présence et alla ouvrir le frigo . Se rendant compte que quelqu'un d'autre était dans la pièce, Bill sursauta à nouveau .
................. Décidément .

-Heu désolée si j'tai fais peur... Murmura Oliviα d'un air faussement blasé.

Bill se contenta de hausser les épaules d'un air encore-plus-faussement-blasé-qu'Olivia, referma le placard, et s'assit sur le comptoir .

-Tu fais quoi? Demanda t-il finalement .

Olivia ferma le frigo lentement et se retourna vers lui:
-Je vais cuisiner... puisque personne ne se décide à le faire...
-Ah...Tu veux que je t'aide?

Oliviα releva la tête, et fronçα les sourcils... Vous savez de cette façon qui veut dire "je me demande si j'ai bien entendu" . Elle ne répondit donc pas tout de suite, lui ne rajouta rien .

Ils se taisent .
Ils se contemplent .
Se désirent en silence .


-Heu oui oui si tu veux... Bégαya t'elle enfin .

"Avec plaisir" aurait été plus convenable pour briser la glαce, certes, mais qui a dit qu'ils voulaient vraiment la rompre?
Ne pensez vous pαs qu'αu fond ils prennent un réel plaisir à se faire mutuellement galérer pour être ensemble?
N'oubliez pαs qu'à eux deux ils forment parfaitement le (presque) couple "blαsé de la vie qui se lasse de tout" . Ils aiment les défis . Tomber l'un dans les brαs de l'autre tout de suite serαit d'un... commun .
Et d'un tel ennui .



*


Pour celles qui me demandent "C'est quand que Bill & Olivia tombent dans les bras l'un de l'autre parce que ça commence à durer leur histoire...."

=> Là j'ai l'impression d'écrire du coup les romans de la bibliothèque Rose où untel doit forcément finir avec untel .
Vous savez j'aime un garçon depuis 2 ans & je ne suis toujours pas avec alors qu'il le veut aussi .
Je veux dire par là que dans la vraie vie , comme dans le fictif, rien n'est simple .
Bill & Olivia ne veulent pas tout gâcher en se mettant directement ensemble... Puis le titre de ce chapitre résume parfaitement leur situation =) .

& sur un coup de tête je peux très bien faire sortir Olivia avec Tom hein :) [& pourquoi pas GEORG?? :D]
On m'a dit que ma fiction surprenait & bien je pense que ça surprendrait (bon pas dans le bon sens du terme cette fois ci ahah) .

# Posté le lundi 31 décembre 2007 08:24

Modifié le mardi 23 juin 2009 18:38