Chαpitre 53 .Beyonce « You`re the only one I wish I could forget,The only one I`d love to not forgive . »

Chαpitre 53 .Beyonce « You`re the only one I wish I could forget,The only one I`d love to not forgive . »
Alexandre .


Imaginez . ___________ Du soleil, des cocktails, la mer, le sable fin, la chaleur, le ciel bleu, le bruit des vagues, la senteur du monoï, les lunettes de soleil sur le nez .

Le paradis , non?


-S'il vous plait, encore un . Je tends mon verre à Miss Beddle, l'assistante de mon père . Enfin une de ses assistantes . On l'a emmené avec nous comme ça elle peut rendre visite à sa famille qui habite aussi en Guyane . Au passage, j`adore l`Amérique du Sud .

-Tu penses quoi de l`Argentine comme prochaine destination?
-Mmm mmm .

La lady blonde allongée sur le transat à ma droite semble à moitié endormie . Un magasine Vogue sur son visage pour se protéger du soleil, elle expose son corps presque nu au soleil ainsi qu'à mes yeux, comme pour m`aguicher . Comme si je n'avais pas vu mieux . Comme si j`étais de ce genre de mec qui bave dès qu'il aperçoit un bout de chair . Comme si je ne visais pas vers plus raffiné, plus luxueux . Enfin, passons .

-Ou sinon le Chili . C'est sympa aussi .

Je sais pertinemment que Olivia n`écoute pas ce que je raconte . En même temps qui pourrait lui en vouloir? C'est une conversation totalement superficielle que je tiens dans le seul but de l'agacer . Elle n'a toujours pas récupérer le décalage horaire, peuchère . Je me lève d`un seul coup et m`approche d`elle. Elle ne s'est pas encore aperçu de ma présence Je lève mes lunettes Rayban au dessus de la tête et saisis le tube de crème .

-Tu veux que je t'en mette où, Olive? Je murmure dans son oreille . Elle sursaute et se redresse d'un seul coup . Mon visage se fend d'un large sourire .
-Mais ça va pas la tête?
-Mais ça va pas la têteuh? Je l`imite . Elle me lance un regard noir auquel je réponds par un sourire narquois .
-Mais t'es vraiment perdu comme mec !
-Chut chut . C'est toi qui est perdue jeune fille, s'exposer comme ça est dangereux pour ta belle peau, tu risquerais d'attraper un vilain coup de soleil ... Je hausse un sourcil . A moins que Boule préfère les filles à peau rouge, je ne sais pas vu ses goûts douteux ...
-BILL . C'est BILL ! Elle enfile sa robe d'un air rageur . Vivement que ce soit finit ce boulot parce-que tu es vraiment INSUPPORTABLE .
-Oh, moi aussi je t'aime ...

Je la regarde s'éloigner .

-N'oublie pas ce soir c'est fête locale !

Elle se retourne : une brise légère soulève sa chevelure dorée . Je pourrais presque dire qu'en cet instant elle est belle . Presque .

*


Olivia .


La Guyane . J`ai l'impression d`être dans un autre monde . On est au mois de Février et c'est l`été . Après la Grèce et un repas de convention où je devais jouer la petite amie d`Alexandre (qui HEUREUSEMENT ne m'a pas embrassé, juste tenu la main - ce qui était déjà bien assez-) nous nous sommes envolés pour l`Amérique du Sud . J'ai envoyé un mail à Tom pour lui expliquer que j'en avais encore pour quinze horribles jours . Que je serai donc rentrée pour leur tournée française . Mais ne me suis pas expliquée concernant Bill . Parce-que je ne sais pas quoi penser . J`ai mis les voiles . ______ Je vais profiter de ce séjour pour faire le point . Sur mon couple, mon amour pour lui, lui pour moi . Ça me fait du mal de penser à tout ce qu'il s'est passé . J'ai emporté avec moi pour bagages mes incertitudes . Et j`espère les laisser en Amérique, et revenir en France la tête claire . Je vais essayer d'ignorer Alexandre le plus possible, oublier qu'il a de ces yeux . Différent de ceux de Bill, qui avait un regard qui me chamboulait, me faisait trembler, me mettait en émoi . Enfin pourquoi parler au passé . Pourquoi comparer . Alexandre est un aristocrate de base, un londonien et fier de l`être . A la mâchoire carrée, le nez droit mais des traits pour autant non efféminés . Un corps à baver - j'ai observé discrètement tout à l'heure sur la plage- , un air suffisant hautain qui m'intimide, malgré moi . Quand il me regarde c'est comme ça, je me sens toute petite . Comme si j'avais un défi à relever . Néanmoins il est si étrange . Ce sourire de vainqueur qu'il affiche constamment . Ou narquois . Ou provocateur . Des mains larges, des doigts fins que je revois danser sur les touches du piano . Il devrait être acteur, il en a totalement le physique si ce n`est le talent. Et puis ses yeux un jour gris, l'autre verts . ____ Les baisers de Bill me manquent, je dessine mentalement les contours de son visage . Ses yeux en amande si expressif fardés de noir qui vous mettent à nu . Son sourire enfantin, ses fossettes qui se creusent dans ses joues . Son rire (...) --- Subitement j'ai envie de pleurer . Parfois je me sens brisée . Comme si je nageais dans le brouillard, que je ne retrouvais plus ma place . J'ai perdu mon équilibre . Bill est mon pile, il est mon Ying, il est mon double . Celui qui est là pour me faire comprendre que j'ai une place dans ce monde . J'aimerai entendre sa voix, une nouvelle fois . Qu'il soit là . Mais pourtant, je ne peux comprendre pourquoi il m'a tourné le dos en Amérique . _____ Je secoue la tête . Il fait une chaleur étouffante dans mon bungalow, je m'assieds sur la chaise de mon bureau et tape sur le clavier de mon ordinateur les mots qui me viennent à l`esprit .

Tu me manques, Bill, tu me manques, malgré tout ce que tu me fais, je ne peux penser à quelqu'un d'autre que toi, parce que tu me hantes . Oui tu me hantes . Et j'en suis désolée pour ça . J'aimerais qu'on efface tout et qu'on recommence . Je sais au fond de moi que tu n'as pas voulu me blesser volontairement mais que tu te sens perdu . J`ai l'impression que c'était hier que j'ai vu ton visage . Je te vois dans ma tête . Je ferme les yeux et tu es là . Où que je sois, tu es là, à mes côtés . Tu me prends dans tes bras, tu me dis une ces phrases en allemand dont tu as le secret dans l`oreille et tu me serres fort contre toi . Comme si tu ne voulais plus jamais me laisser partir . Pourquoi l'amour parfois ne suffit-il pas? On pensait qu'il serait plus fort que tout . Pourquoi on ne peut pas s'aimer librement, le crier sur tout les toits? Crier au monde entier combien je t'aime? ___ Pourquoi on ne peut pas vivre comme un couple d'adolescents normal ? ___ Parce-qu'on est pas normal, oui je sais . Je ne t'ai jamais dit que je t'aimais , j'attendais le bon moment . Tu sais celui où on n'a pas besoin de se le dire pour le comprendre, et pourtant j'ai maintenant l'impression qu'il est trop tard . Qu'on ne peut plus reculer . Qu'un nouveau chapitre est entamé dans notre histoire . J'aimerais pouvoir te regarder droit dans les yeux et te dire tout ce que je pense .

J`ai embrassé Tom . Ton frère Bill . Ta moitié . Ton jumeau .

Tu devrais me détester pour cela, tout comme je me déteste . Au fond, le pire dans tout çα c'est que non, je ne me déteste pas. Je n'αi pαs eu l'impression de te trαhir . Je ne culpabilise, je ne regrette pαs . Alors pourquoi dès que je vous vois ensemble Tom et toi, je ne peux m`empêcher d`y penser ?
Bill, j'aimerais qu'un jour tu me regardes dans les yeux et que tu me dises que tout est terminé . Qu'il existe un monde où tu n'aurais pas à choisir entre la Musique et moi . Tes fans et moi . Un monde ou le tout pourrait coexister . La musique t'abandonnera un jour Bill . Ça va , ça vient . Ou tu l`abandonneras. Je ne t'abandonnerai pas, tu es mon âme s½ur . Mais peut-être qu'un jour je prendrai cette décision que nous aurions dû prendre dès le début . Tu es fait pour être sous les projecteurs . Et il n'y a pas de place pour moi . Un jour, peut-être que je me retirerai . Par amour pour toi . Pour qu'au moins toi , tu restes dans la lumière .

-Olivia?

Je sursaute . J`enregistre rapidement mon document et referme mon ordinateur portable . Je me retourne: Alexandre .

-On part dans une vingtaine de minutes en Jeep, met n'importe quelle tenue ils t'en donneront une là bas de toute façon pour la fête, et puis... mais tu pleures?

Il s'approche et se met à genoux devant moi, me prenant les mains . Je les repousse, tout en retenant un sanglot .

-Alex, non c'est bon, ça va, laisse moi , je murmure, tournant la tête pour ne pas qu'il voit la larme qui coule le long de ma joue droite .

-Attends . Il saisit mon menton à la fois avec fermeté et douceur et m'essuie le visage avec un mouchoir. Tout cela avec grande application . Voilà . Il se redresse et regarda sa montre: plus que quinze minutes, allez tu es déjà en retard .

Et comme si de rien n`était il ressort du bungalow de sa démarche grandiloquente .

*

Venez avec moi, là où je vous emmène . Il fait nuit, les grillons chantent, la mer gronde à deux pas . Le sable est blanc, le ciel étoilé . Des rires se font entendre. Une musique s'échappe des paillotes en bois. Approchons nous. Les lumières fusent, les gens dansent . Observez .

Olivia ferma un instant les yeux . A tâtons, sa main remonta le long de sa hanche, son ventre, jusqu'à son cou. Du bout des doigts, elle caressa la texture des fleurs sauvages formant son collier . Elle l'amena jusqu'à son nez et en huma le parfum exotique . Elle rouvrit les yeux: Alexandre était dans son champs de vision, en face d'elle, à l'autre extrémité de la pièce . Il leva son verre dans sa direction tout en lui adressant un signe de tête: elle l'ignora délibérément et alla faire remplir sa noix de coco de ce délicieux cocktail qu'elle venait de découvrir .

La soirée était à l'image de ce village de Guyane: chaleureuse, colorée, épicée, exotique, tout simplement . Tout était si différent de l'Europe, ici personne ne regardait comment elle se tenait, comment elle était habillée. Peu importait les convenances, tout le monde était poli et convivial, sans aucune pudeur. Si le doyen du village avait envie de danser du reggae avec elle, personne n'y trouverait quelque chose à redire .
Une fille à la peau métisse et aux cheveux nattés s'approcha d'Alexandre tout en bougeant son corps au rythme de la musique . Elle lui sourit et lui prit la main, l'emmenant à travers les tables, puis devant la scène, pour danser . Il chercha du regard Olivia, l'appelant silencieusement à l'aide . Mais celle-ci éclata de rire, levant son pouce en sa direction. Il soupira et se mit à bouger son corps tout comme sa cavalière, sur la musique traditionnelle de Guyane, endiablée et sulfureuse .
En reconnaissant la chanson Kitsch Funcky Town Olivia poussa un cri de joie, et leva les bras en l'air . Elle ne savait pas si c'était la surprise d'entendre cette musique dans un pays aussi éloigné de son continent ou les souvenirs que cette chanson contenait, mais elle s'empressa de retirer ses talons des pieds et de les déposer dans le sable pour aller rejoindre les autres sur la piste de danse improvisée.
Ses lèvres esquissaient un sourire continu . Qu'elle ne pouvait arrêter tant cette chanson lui procurait ce genre d'émotions qu'on a du mal à oublier . Cette sensation unique, qui ne se reproduira pas si on relance la musique. Celle du moment, de l'instant présent, qu'on saisit du bout des doigts . Cette chanson a un goût de passé, d'années 7O, cette époque dans laquelle elle aurait aimé vivre . Quand elle écoute cette chanson elle se sent ailleurs, telle une autre personne. Elle se projette dans un autre lieu, dans une tout autre époque. Mais cette chanson c'est aussi sa vie d'avant . Celle qu'elle n'évoque jamais. Même pas à Bill. Cette vie qu'elle avait avant de s'installer à Paris. Sa vie avant sa majorité. Cette vie qu'elle avait enfouie dans un trou, sans jamais creuser à nouveau. Et voilà que cette chanson faisait remonter tous ces souvenirs à la surface, mais curieusement, ils la rendait heureuse . Ce n'était pas parce-qu'elle avait un passé noir qu'elle n'osait le faire resurgir, bien au contraire . Mais pas crainte de regretter, d'être nostalgique. Cette musique c'était ses amis, sa famille, son ancienne vie . Celle qu'elle était . Cette musique l'emportait loin, très loin . Elle s'envolait avec, s'épanouissait. Elle oubliait tous ses soucis, oubliait Bill, son rôle avec . ll n'y avait plus qu'elle . Et ces notes, ce rythme, cette musique. Et son corps qui dansait . Sa voix qui chantait les paroles à tue-tête. Ces personnes à ses côtés partageant sa joie . Ce moment d'exaltation . D'abandon. Elle était ce qu'elle était, et elle était fière d'être devenue cette personne aujourd'hui .

*

-Olivia, attends!

Elle se retourna, elle vit qu'il avait couru pour la rattraper.

-Où vas tu comme ça? Lui demanda Alexandre, essoufflé par sa course.
-Nulle part, elle haussa les épaules .
-Évite de partir comme cela sans prévenir, je me suis fais du souci...
-Oh, pour une fois, tu as pensé à autre chose qu'à ta petite personne, répondit-elle sarcastique, tout en reprenant sa marche .
-Non sincèrement, où vas tu comme ça?

Elle se retourna: il était là debout devant elle à attendre, comme si ce qu'elle avait à dire comptait réellement à ses yeux . Il ne portait pas de costume aujourd'hui, pas de ses fidèles chemises avec cravate et veste noire, non. Mais une simple chemise de ville et un bermuda, ce qui lui donnait un air davantage commun. Elle lâcha les chaussures qu'elle tenait à la main en un soupir et plissa des yeux.

-Je me baladais. J'aime la plage la nuit, observer les étoiles, sentir le sable sous mes pieds nus, écouter le bruit des vagues...
-Tu me permets de t'accompagner pendant ta petite promenade pour me faire partager ce plaisir? Il lui sourit d'un air contrit .
-Non désolée. Elle haussa les épaules et lui adressa un large sourire. Depuis quand sommes nous amis toi et moi Alexandre? Sur ce, elle se retourna et reprit sa marche, le laissant derrière lui.
-Depuis toujours! Lui cria t-il. Dans tes rêves les plus fous!
-C'est ça! C'est toi qui rêve ! Et elle éclata de rire .

*

Bill .


-Je vous résume : ce que je veux pour cette nouvelle tournée, c'est davantage d'empreinte vocale et musicale... Ce que je veux c'est qu'à peine au bout de trois secondes, de quelques notes, les fan sentent des frissons et la chair de poule ! Pour ponctuer ses paroles, leur directeur artistique tapa son poing sur la table, ce qui les fit tous sursauter.
-Très bien, merci! Nous allons maintenant laisser la parole à notre chère assistante ! Ajouta David en refermant son dossier.
-Très bien . Pour conclure je pense que nous sommes prêts pour cette nouvelle tournée européenne : nous attaquons donc par les pays de l'est et finissons par ceux de l'ouest. J'ai remarqué que les fans se font de plus en plus oppressants, je suggère donc de renforcer la sécurité, un seul mot et ce sera chose faite. Sinon si les garçons ont quelques services à me demander, n'hésitez pas, je suis là pour ça...
-Merci bien, conclue David. N'oubliez pas d'aller régler les problèmes avec la comptabilité, merci... Sinon Bill au niveau du planning, tu le trouves comment? Assez léger ou pas?

___Il faudrait que je signale à notre assistante les problèmes que m'a posé ma carte bleue hier soir. Enfin ceux que j'ai causé de moi même plutôt. Quoique après tout, quelle idée de donner un code confidentiel aussi compliqué ! Reste que hier soir vers une heure du matin, en rentrant d'un bar près de l'hôtel je n'étais plus en état pour taper correctement le code ma carte bleue . Du coup je l'ai bloqué. Ce qui fait que je n'ai pas pu acheter ce maudit billet d'avion pour la Grèce. Je devrais demander à David de s'en occuper, et d'appeler la banque pour moi. De façon à être la semaine prochaine en Grèce et revenir ici avec Olivia.

-Bill?

Je sursautai: tous les regards étaient rivés sur moi.

-Heu, oui oui.. bredouillai-je sans aucune idée sur ce que l'on venait de me demander.
-Parfait! S'exclama David en se levant. Il rassembla tous les dossiers et les donna à sa secrétaire. Merci à tous, la réunion est finie, passez une bonne fin de journée!
-Ciao! Lança Georg et en quittant la place en un éclair.
-Pourquoi il est si pressé le Georginet? demandai-je à Gustav.
-Apparemment il a un rencard...
-Oh. Je me sentis bizarre tout à coup. Tu fais quelque chose ce soir Gus? Ça te dit un ciné?

Gustav m'afficha un sourire contrit:
-Désolé, je dois aller dîner chez mes parents . Je pense que tu vas devoir trouver une occupation pour ce soir... Bon je dois y aller, bye!

Il me tapa dans la main, me laissant déboussolé. Depuis quand Bill Kaulitz n'a rien de prévu un jeudi soir ? Je sortis de la salle de réunion, pris l'ascenseur, et sortis du bâtiment, cherchant Tom du regard. Je le trouvai, sous un parapluie, en train de fumer . Je traversai la route rapidement pour m'abriter sous son parapluie, à ses côtés. je fouillai dans la poche de mon manteau pour trouver mon paquet de cigarettes, sans succès.

-T'as pas un briquet? Bredouillai-je, la cigarette enfin dans la bouche.

Tom hocha la tête:
-Je l'ai emprunté à la jolie demoiselle à ta droite.
-Tenez.

Je tournai la tête: une jeune fille dissimulée derrière des lunettes noires me tendit son briquet bleu à pois blanc, je la remerciai d'un signe de tête.

-Tu fais quoi ce soir? Demandai-je à mon jumeau tout en crachant un nuage de fumée.
-Je prends l'avion...
-Pour?
-Pour Paris....

Encore une fois cette sensation que je ne saurai décrire m'envahit.

-Paris? Mais putain qu'est ce que vous avez tous là? Je vais faire quoi moi tout seul ce soir? Je ne pus m'empêcher de faire remarquer avec agacement. Pourquoi tu vas en France, merde?
-Quelle vulgarité... Je dois aller voir Ange, il me semble te l'avoir dit, mais tu devais être trop occupé à te complaire dans ton malheur pour m'écouter. Elle doit me parler d'une chose importante, donc Paris me voilà. Je t'avais dit qu'aucune fille ne pouvait me résister. Il me donna une tape sur l'épaule en ricanant et écrasa sa cigarette sous son pied .
-Ouais bon... Ange folle de toi... Si un jour tu me dis que tu es arrivé à la faire changer d'avis, je voudrai bien te croire mais je ne me pourrai m'empêcher de penser qu'il y a quelque chose de louche la dessous...
-Ahlala tu es tout simplement jaloux, frérot. Sur ce, je dois y aller, j'ai mes bagages à faire... A demain alors!

Il m'ébouriffa les cheveux, emportant avec lui son parapluie, me laissant ainsi seul sur le trottoir, sous le déluge.

-Viens sous mon parapluie si tu veux, me dit une petite voix.

Je me retournai: la fille à ma droite se décala légèrement, me faisant un peu de place à ses côtés, je m'y précipitai.

-Merci, grelottai-je. De toute façon ma cigarette est éteinte...
-Je sais, et c'est mon briquet que tu as dans ta main.

Je relevai la tête, croisant son regard.
-Oups, désolé.
-C'est pas grave, elle tourna la tête timidement.
-Dis moi, je suis seul ce soir, tu as quelque chose de prévu?

*

Les feux d'artifices éclatent dans le ciel . Ils applaudissent avec enthousiasme . Olivia observe cela de ses yeux émerveillés . Elle jette un coup d'½il à Alexandre: il a abandonné son air hautain, son regard blasé, pour un sourire sincère. Son visage est éclairé à chaque fois qu'un feu d'artifice éclate, dévoilant la perfection de ses traits . Il applaudit en riant . Il a une mèche devant ses yeux, mais il n'y prête pas attention. Olivia lui sourit . Pour la première fois de la soirée c'est elle qui le regarde, qui cherche son attention. Elle lui fait signe de la main, il lève un sourcil étonné . De la tête elle lui demande de le suivre. Elle ne peut pas s'empêcher de marcher sur le sable, en bougeant ses fesses au rythme de la musique, toujours ce sourire aux lèvres, qui ne l'a pas quitté. Non pas encore . Can't take my eyes off you maintenant . Elle se met à chanter "I love you baby" tout en se dirigeant vers la mer . Elle se retourne vers Alexandre et lui sourit malicieusement: elle s'attendait à le voir l'air perplexe, mais non. Il a compris . il a déjà enlevé sa chemise, son short: il se trouve à présent nu à l'exception de son caleçon et de son collier qui repose sur son torse musclé . Elle lève les yeux au ciel pour observer le bouquet final . Elle éclate de rire, encore et encore . Retire sa robe et la passe au dessus de la tête, lentement . Et se met à courir, courir, courir. Alexandre fait de même . Alors que le feu d'artifice monte en crescendo, tout deux se jettent corps et âme dans l'eau chaude, et tournoient dans cette eau transparente, comme animés par un feu intérieur . Comme si la musique, les feux d'artifices étaient en harmonie avec eux-même .

Olivia a la tête reposée sur ses genoux mouillés, les bras tout autour, comme si elle formait un bouclier . Alexandre sort de l'eau à son tour, et la rejoint sur le sable. Il secoue la tête et quelques gouttes de ses cheveux noirs éclaboussent Olivia, elle le repousse en riant . En se débattant, il saisit sa main et la garde dans la sienne un instant. Quelques secondes de trop . Suffisant pour qu'Olivia sente un frisson la parcourir, telle une décharge électrique allant tout droit jusqu'au c½ur.

-J'aimerais rester ici toute ma vie... J'ai l'impression de vivre un rêve éveillé... Murmure t-elle en regardant l'étendu de l'océan devant elle. Il fait si nuit qu'elle n'arrive pas à distinguer le bord de la mer, elle a l'impression que si elle se mettait à courir dans l'eau, en allant droit devant elle, elle marcherait vers l'infini. Ou dans le néant.

-Tiens... Alexandre est allé cherché sa chemise blanche qui reposait sur le sable, et la dépose sur les épaules nues d'Olivia.
-Oh merci, il ne fallait pas.
-Si, j'ai remarqué que tu frissonnais.

Elle tourne sa tête et observe le visage d'Alexandre: elle n'en a jamais vu de plus beau. Ses longs cils noirs sont comme maquillés, des gouttes d'eau perlent aux extrémités . Ses yeux verts la dévisagent avec une assurance désarmante. Ses cheveux sont indisciplinés, quelques mèches barrent son front. Une goutte d'eau tombe de son cil, et descend le long de sa joue, pour se finir sur ses lèvres pulpeuses. Elle suit le tout du regard, retenant sa respiration, comme si elle n'avait rien vu de plus beau. Ses yeux n'osent pas aller plus bas, car elle sait qu'elle verrait la beauté de son torse, bronzé et musclé. La perfection de son physique est telle qu'elle en serait presque une insulte. Malheureusement, se dit-elle, la beauté de son physique est à l'image de sa laideur intérieure .

-Olivia, murmure t-il. Il saisit une mèche de cheveu mouillée et la caresse du pouce. J'ai très envie de t'embrasser.

Elle se penche vers lui, de façon à n'être qu'à quelques millimètres de lui. Elle pose sa main tremblante sur ses pectoraux, plongeant son regard dans le sien:
-Depuis quand demandes-tu l'autorisation pour faire ce dont tu as envie?

Il esquisse un sourire amusé, et pose sa main sur son dos, remontant le long de ses hanches, lui arrachant un soupir.
-Tu as raison...

Il saisit du bout des doigts son menton, et approche sa bouche de la sienne...

-AH! ___________ Olivia se réveilla en sursaut, la respiration haletante . Elle resta quelques secondes immobile, prenant conscience au fil des secondes d'où elle se trouvait. Elle chercha aveuglement l'interrupteur, et alluma sa chambre. Elle se trouvait dans son lit, complètement déboussolée. Elle se rendit compte qu'elle était trempée, qu'elle mourrait de chaleur. Repoussant la moustiquaire, elle se leva en chancelant, et se rattrapa au meuble. Elle ouvrit la fenêtre en grand, et s'alluma une cigarette . Elle alla se passer de l'eau sur le visage, sans oser regarder son reflet dans le miroir. Croiser son propre regard, ce regard qui avait assisté à cette scène si étrange .


Tom


Mon c½ur bat à toute vitesse contre ma poitrine, témoin de ma nervosité, mais je n'en laisse rien paraître. Je me contente de remuer mon café froid en jetant des regards discrets du côté de la porte d'entrée de ce bar miteux. Je l'attends impatiemment, elle. Ange.
Rongé par la curiosité je me demande ce qu'elle a de si important à me dire pour me faire venir de Hambourg jusqu'à Paris .
Quelques secondes plus tard, une main manucurée d'ongles au vernis noir se pose en douceur sur mon épaule. Je sursaute malgré la légèreté de ce geste, et me retourne : la voila face a moi, souriante, les joues rosies par le froid glacial de ce mois de Février. Une petite robe, des bottes, un grand caban noir. Sublime, comme toujours.

Sans un mot, elle s'assied en face de moi et allume une cigarette.
-Je t'ai fait venir ici car c'est un des rares bars ou l'on peut encore fumer sans risquer de prendre une amende. Explique-t-elle en me voyant froncer les sourcils d'étonnement.
-Tu t'es mis des faux ongles ?
-Ouais, j'en avais marre, c'est pour m'empêcher de les ronger.

Elle me sourit, encore une fois. Je ne comprends pas ce changement de comportement à mon égard. Pour une fois, elle est agréable, joviale. Changée, dirais-je.
Nous arrêtons de parler et nous dévisageons quelques instants, en silence. Elle a ce regard pénétrant dans lequel j'aime tant plonger. Et défier. Mais si envoutant soit le mien, je cille faiblement, accordant un sourire victorieux à Ange. Oui mon Ange, tu as gagné. J'ai toujours été doué pour ce que l'on appelle les « combats de regard », mais tu es une adversaire digne de ce nom.
Contente d'elle, frôlant ma main de temps à autre, elle engage la conversation d'un ton enjoué. De la pluie, du beau temps, allègrement. Elle ne me parle pas pour me dire qu'elle a envie de moi. Il n'y a pas d'allusion sexuelle. Je la regarde bouche bée, buvant chacune de ses paroles. Je l'écoute me raconter ses dernières péripéties, sans comprendre ce qu'il se passe réellement. Si je suis en train d'assister à une métamorphose spectaculaire dans le personnage d'Ange ou si cela n'est qu'éphémère. Nous relatons certains bons moments passés ensemble cet hiver. Une atmosphère chargée de complicité s'est installée, je ne comprends toujours pas. J'ai bien peur de ne jamais la comprendre. Bien que ce changement m'inonde de joie, il reste inexplicable à mes yeux. Ange se tait après avoir gloussé à l'une de mes blagues, au passage tres comique. Un nouveau silence. Nous ne faisons rien d'autre que nous regarder dans les yeux, comme si un lien s'établissait entre nous. Invisible, mais puissant. Je suis fou de penser à une telle chose, après tout je ne suis pas de « ceux-là . »

-Tu sais, Bill faisait vraiment la gueule que je vienne à Paris ce soir.
-Ah bon, pourquoi ?
-Disons qu'il ne voulait pas rester seul ce soir sur Hambourg, mais bon je pense lui avoir trouvé une distraction. Je ricane en repensant à la fille au briquet.
-Ah... Et ça va toujours entre lui et Olivia ?

Je lève de grands yeux étonnés vers elle :
-Tu, tu n'es pas au courant ?
-De quoi ? Elle fronce ses sourcils, et se penche vers moi.
-Ils ont eu une dispute... comment ça se fait que Olivia ne t'ait rien dit ?
-Pour la même raison : je me suis moi aussi disputée avec elle.
- Jure ? Co...comment ça se fait ?

Elle lève les yeux au ciel :
-A cause de la dernière soirée, à Hambourg. Ce qu'il s'est passé. Mon attitude exécrable . Elle soupire. Enfin non, pas que pour la dernière soirée : pour mon comportement en général. La dernière fois, ce n'était qu'une fois de plus. Elle lève ses yeux vers moi, puis secoue la tête : Pfff, non laisse tomber.

-De quoi ? Tu allais dire quoi ? Mon ton se fait insistant, je ne peux refouler cette curiosité qu'elle a attisé avec ses mots.

Je ne sais pas ce qui me prend d'un coup, mais il faut que je le fasse, sinon j'aurai l'impression de ne pas avoir tout tenté pour l'avoir. Je SAIS que j'ai encore une chance. Son discours la dernière fois n'était que dans le but de me décourager, parce-qu'elle se refuse d'être aimée. Elle dit que je ne suis pas ce « lui » qui la fera changer, mais comment peut-elle le savoir sans avoir essayé ? Je pose donc ma main sur la table, pomme ouverte vers le ciel, et la rapproche d'elle. Elle n'a qu'un geste à faire. Prendre cette foutue main, ou l'ignorer, et je serai enfin fixé pour de bon. Ne plus jamais espérer, ou au contraire –hypothèse bien plus jouissive- ne plus jamais la lâcher.
Ange observe ma main avec un regard insondable. Elle n'esquisse aucun mouvement. Au bout de quelques secondes, ravalant difficilement ma fierté, je retire ma main et lui lance un regard noir :
-Je pensais que la dernière fois on s'était tout dit à Hambourg. Et visiblement quelques minutes plus tôt tu allais dire quelque-chose. Donc vas-y, fais le.

Je la détaille de haut en bas en la maudissant intérieurement. Et en me maudissant également. Idiot, idiot ! Depuis quand tu te laisses influencer ainsi par de prétendus sentiments ?

Ange se gratte la gorge, et remet sa mèche en place, s'apprêtant à prendre la parole.
-Oui en effet, c'est la raison pour laquelle je t'ai demandé de venir te perdre dans ce café pourri. Hum... Je ne sais pas vraiment par où commencer. Alors je vais d'abord m'excuser...

-T'excuser de quoi ?
-D'être une menteuse.
-Une menteuse ?
-Oui.
-Explique-moi.
-Oui, s'énerve-t-elle, ça va donne moi deux secondes !

Je hoche la tête et me tais. Peut-être va t-elle me donner raison ? Ou va t-elle expliquer pourquoi ce changement de comportement subit envers moi?

-Bon, reprend t-elle, tu te souviens de la nuit de noël qu'on a passé ensemble ?
-Oui, je lui réponds dans un souffle.

Comment pourrais-je oublier cet instant magique, suivi de cette cruelle humiliation qu'elle m'avait fait subir?

-Tom, ce soir la, nous avons fait l'amour, ce que je t'ai dit après était... un mensonge. Un mensonge horrible, je suis désolée.

Je ne suis pas sur de comprendre, je reste silencieux, désireux de tout savoir, qu'elle m'ouvre son âme, qu'elle se dévoile enfin. Je ne préfère pas me faire de films, d'avoir un espoir de fou. Oui, attendons la suite.

-Tom, continue-t-elle, je ne sais pas si je suis amoureuse de toi. Je ne connais rien de l'amour, je ne sais pas ce que c'est, ni ce qu'on éprouve lorsqu'on aime. Mais je suis sure de ressentir quelque chose de fort... pour toi. Mais ça m'effraie. Donc j'ai préféré refuser tout cela. La dernière fois, à Hambourg, tu m'as ouvert les yeux, mais je refusais de l'admettre parce-que c'était trop ... inconnu pour moi. Mais tu as eu raison : tu as changé, alors pourquoi moi je ne le pourrais pas ?

Mon c½ur a fait un bond et s'est embrasé. J'ai chaud. Un feu s'est animé en moi, qu'aucun raz de marée ne pourrait éteindre. J'ai une soudaine envie de chanter, de voler comme un oiseau, et même d'embrasser le serveur crasseux qui n'a pas perdu une miette de notre conversation depuis son début. Non attends une seconde... Et si... ?

-C'est une blague Ange ? Je t'assure qu'elle est de mauvais goût.

A ces mots elle écrase brusquement sa cigarette à moitié consumée dans le cendrier et me lance un regard féroce.
-Ouiiii, bien sur Tom ! C'est caméra caché! C'est drôle hein? haha, fit-elle d'un rire sans joie. Putain j'y crois pas. Tu me reproches de ne jamais me dévoiler, d'avoir cette putain de carapace comme protection, et j'ouvre mon c½ur, et tu ne me prends pas au sérieux ! C'est désolant.

Elle se lève d'un bond sous mon regard ahuri, prends son sac et si dirige vers la porte d'entrée –de sortie en l'occurrence- du bar.

Mon temps de réaction est assez long, mais je finis enfin par reprendre mes esprits. Je repousse violemment ma chaise et me précipite vers elle. Je la retiens par la main. Elle se retourne. Même si je ne la connaitrai jamais comme je voudrais, j'ai compris certaines choses chez elle. Si elle est encore là, sa main dans la mienne, c'est qu'elle ne veut pas partir. Sinon elle serait déjà bien loin.
En douceur, j'écarte une mèche rousse qui lui tombe sur les yeux, et m'approche doucement, saisissant son beau visage entre mes mains. Je suis conscient d'avoir un sourire d'enfant qui doit sûrement me donner un air d'imbécile. Mais qu'importe, puisque cet imbécile là vit un bonheur inqualifiable en ce moment présent. Je me penche et lui donne notre premier vrai baiser. Celui qui se donne en plein jour. Celui qui se donne dans un lieu public. Celui qu'on se donne avec ardeur même s'il y a le barman affreux qui ne rate rien à la scène. Elle se desserre de mon étreinte et m'entraîne vers notre table où sont restées toutes nos affaires.
Elle recommence à parler, je me sens le c½ur léger, comme un poids qu'elle m'aurait enfin ôté et jeté du haut de son nuage. Elle pose sa main sur la table comme si de rien n'était, comme je l'avais fait tout à l'heure. Je la saisis.
Les autres n'en reviendront jamais. J'ai réussi à conquérir un Ange. Et désormais, cet(te) Ange est à moi, et je ne suis pas prêt à le laisser s'envoler.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mercredi 01 juillet 2009 19:39
Modifié le mercredi 01 juillet 2009 19:53

Je n`aime plus Tokio Hotel . & je sais que cela se ressent dans les écrits, notamment dans mes derniers chapitres. Je mets de plus en plus de temps a écrire , sans doute car ils ne m`inspirent plus.

Je suis lasse du monde virtuel qu'est internet, lassée de devoir répondre a tous ces commentaires, lassée de voir qu`il m`en reste toujours plus de 11 ooo a valider, lassée de devoir prévenir les gens. Pourquoi? car je suis une gosse flemmarde .
Je ne vais pas m'excuser, car je n`ai aucune culpabilité . Je ne suis pas quelqu`un de méchante ou hautaine , c'est juste que j'ai passe ce temps. Pour moi c`est l'extérieur le plus important , la vraie vie. Je ne suis pas de celles qui écrivent leurs fictions et connaissent la vie de chacune de leurs lectrices & leurs disent "merci je vous aime que serais-je sans vous?" .
Il y a un an j`étais blog star, il y a un an j'avais 3o ooo visites par jour, il y a un an j'aimais tokio hotel & avais les mots qui coulaient de source. Il y a un an j`ai eu droits au Pire comme au Meilleur. Ce qui m`a donne envie d'arrêter des milliers de fois c'est le manque d'inspiration, certes, mais aussi le fait de me dire que je n;allais pas continuer une histoire qui m'etais venu en 2007 , lorsque j`avais seize ans. Venue par un groupe qui s'appelle Tokio Hotel. Pourquoi continuer sur ces bases la? Si aujourd'hui je ne les aime même plus et que j'ai deux ans de plus?
Voila pourquoi j`ai pense arrêter. me couper du monde virtuel, écrire pour moi-même, ,vivre ma vie, me couper de la dernière chose qui me liait avec le monde Tokio hotelien. Oublier tous ces blog qui se prétendent originaux alors qu`il y a un an ils avaient encore une police immonde, prévenaient leur 3 lecteurs par commentaires & décoraient leur article sur fond violet pouf avec des photos immondes. Aujourd`hui ces blog utilisent Verdana 11, le DA Littlemewhatever ou muchlikefalling, et préviennent par e-mail leurs centaines de lectrices.
Bref je poursuis mon explication en vous disant que même si toutes ces raisons m`ont pousse a péter un plomb & arrêter alleiin, je me suis mise a réfléchir.
Je ne vais pas arrêter pour ça, a cause des cette nouvelle mode de fiction, parce-que moi mon but principal: c'est la passion d`écrire. & j'aime mes personnages. J`aime mon Olivia, mon Ange & je ne peux les abandonner ainsi après tout . De plus, j`ai des lectrices qui n`aiment pas Tokio Hotel.
Je ne sais plus qui m`a fait la remarque, mais ce n`est pas parce-que je sors d`un Bac L que je peux "mieux faire" que ce que je fais actuellement. Je connais des gens en fac de lettres qui ne savaient même pas conjuguer correctement un verbe, alors donc... Ton cursus scolaire ne définit pas ce que tu es, bien heureusement.
alors même si je parais comme une ingrate, je ne le suis pas tant que ça après tout, parce-que je remets tout en ligne. Ainsi vous pourrez lire a votre guise mon passé, mon vécu, mon histoire, car oui il y a de cela la aussi dans cette histoire fictive, imaginaire. Car quand je relis c'est la nostalgie qui vient a moi. Ici & la, je me rends compte que avec Alleiin les deux dernières années de ma vie défilent devant mes yeux. & je me rends compte qu`on a fait un bon bout de chemin depuis : )
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mercredi 03 juin 2009 15:58
Modifié le mercredi 03 juin 2009 16:11